Retranscription des premières minutes :
- Artisans, porteurs de projets, apprentis, les chambres de métiers et de l'artisanat vous accompagnent.
- La CMA, artisan de la nouvelle économie, présente...
- Sud Radio C'est ça la France, Nathalie Schrengerma.
- Mesdames, Messieurs, bonjour et bienvenue dans C'est ça la France, l'émission du savoir-faire français.
- On va s'intéresser aujourd'hui à l'histoire d'une petite entreprise française qui refuse de se laisser faire face à un géant du commerce.
- Florette, marque nantaise spécialisée dans les fleurs durables, accuse le BHV de dizaines de milliers d'euros d'impayés.
- Elle a décidé donc de porter l'affaire devant la justice pénale.
- Et derrière ce bras de fer, une question centrale.
- Comment les PME françaises peuvent-elles survivre quand la trésorerie est fragilisée par les retards de paiement des grandes enseignes ? On en parle tout de suite avec Margot Prévost, co-dirigeante de Florette.
- Sud Radio C'est ça la France.
- Merci d'être avec nous Margot.
- Bonjour, merci beaucoup.
- Au micro de Sud Radio, alors peut-être déjà un mot sur Florette.
- Florette, racontez-nous comment est née cette marque et quelle est son ambition de départ ? Oui, alors Florette existe depuis 2019, mais ce n'est pas moi qui ai fondé l'entreprise.
- On a repris l'entreprise avec Vincent Moriot qui est mon associé au mois d'avril dernier en 2025.
- Et chez Florette, notre spécialité c'est la fleur durable.
- Donc on fait de la fleur séchée, des bouquets de fleurs séchées, des fleurs en papier, des fleurs articulées.
- Et puis plein d'accessoires fleuris pour amener du sourire chez les gens.
- Et un marché qui est en pleine évolution.
- Il y a une vraie demande de cette fleur plus durable qui va se garder.
- Oui, je pense qu'il y a un vrai enjeu autour de ce sujet.
- Il y a pas mal de polémiques et de questions qu'on peut se poser autour de la fleur fraîche.
- Et c'est vrai qu'aujourd'hui, il y a vraiment un questionnement à avoir sur comment est-ce qu'on peut continuer à avoir des fleurs et embellir son intérieur tout en réfléchissant aux aspects de durabilité.
- Qu'on peut mettre derrière ces nouveaux modes de consommation.
- Alors qu'est-ce qui vous a donné envie de reprendre la direction en avril le dernier de cette entreprise ? C'est une chouette mission.
- Je pense qu'il y a encore beaucoup de choses à faire pour faire grandir l'entreprise.
- Et puis les deux cofondateurs arrivaient à un tournant.
- Ils avaient envie d'aller faire autre chose.
- Et nous, on avait l'énergie et l'envie d'entrer Florette à l'étape d'après.
- Donc c'est pour ça qu'on a repris pour justement construire la suite et développer des nouveaux projets.
- Et continuer de faire grandir Florette.
- C'est ça, mettre en valeur la fleur aussi locale, la relocalisation.
- Cette volonté vraiment de, comme vous le disiez à l'instant, c'est-à-dire qu'on sait bien que les fleurs produites loin, loin, loin à l'autre bout de la planète sont très controversées.
- Et donc voilà, il y avait ces valeurs de départ que vous vouliez apporter.
- Donc nous faire aimer la fleur naturelle et séchée.
- Elle était déjà au BHV l'entreprise quand vous l'avez reprise ? Oui, Florette était au BHV depuis 2012.
- 24, donc ça faisait déjà un petit moment.
- Et quand nous, on a repris l'entreprise, il y avait déjà un petit espace au BHV où on pouvait retrouver les différentes fleurs Florette.
- Donc vous faites partie de toutes ces marques du BHV.
- On rappelle que le BHV, ce grand magasin parisien incontournable.
- Vous faisiez partie de ces marques qui, j'imagine, étaient assez méfiantes vis-à-vis de l'arrivée de Chine.
- Cette fameuse entreprise chinoise, Chine.
- Alors c'est vrai que pour nous, c'est arrivé assez tardivement.
- Bien sûr, on se pose beaucoup de questions liées aux modèles d'entreprises comme Chine.
- Et c'est un modèle qu'aujourd'hui, nous, on ne cautionne pas parce qu'on est dans de la fast fashion, etc.
- Mais pour nous, c'est arrivé assez tardivement.
- En fait, on était déjà quasiment partie du BHV au moment où la problématique de Chine a commencé à se poser à cause de ces problèmes d'impayés.
- Et on se serait sûrement posé la question différemment si on était resté au BHV à ce moment-là.
- Mais finalement, on a été moins confrontés à cette problématique que d'autres marques qui...
Transcription générée par IA