single.php

LFI, extrême droite, écologistes à Lyon, droite à Paris : vers un grand chamboule tout aux Municipales ?

ANALYSE SUD RADIO - À l’approche des Municipales, la carte électorale peut-elle être bouleversée après le lynchage du militant identitaire Quentin Deranque par des membres de la Jeune Garde d'extrême gauche ? Et ailleurs, quid des vainqueurs sortants ou partis traditionnels ? Un politologue dresse un état des lieux à un mois du scrutin.

élections
Les étrangers hors Union européenne doivent-ils avoir le droit de vote aux municipales ?

Le meurtre de Quentin Deranque, assassiné à Lyon par des membres du groupe d’extrême gauche de la Jeune Garde, peut-il modifier la carte électorale en vue des municipales de 2026 ? Dans moins d’un mois, les Français retrouveront les urnes pour choisir leur prochain maire. Pour évoquer cette situation politique complexe et tendue, Christophe Boutin, professeur de droit et politologue, livre son éclairage au micro de Sud Radio .

"Difficile pour LFI de conquérir des villes"

"Je crois qu’avec la polémique qui porte actuellement sur La France insoumise, cela va être difficile de conquérir des villes", explique cet expert. Il peut y avoir une bascule dans une ville très importante comme Lyon, avec la possibilité de voir les Ecologistes battus par Jean-Michel Aulas, qui conduit une liste réunissant Renaissance, Horizons et un bloc central élargi." Pour le professeur de droit, des changements de couleur politique pourraient aussi intervenir dans la capitale : "C’est plus délicat, mais Mme Dati peut menacer Emmanuel Grégoire, qui remplace Mme Hidalgo."

La fin du règne écologiste ?

Si l’une des surprises des dernières municipales résidait dans la percée des villes écologiste, l’édition 2026 pourrait modifier la donne. "On remarque que les écologistes sont plutôt en baisse. Le parti ne parvient pas véritablement à exister et il semble, dans les sondages, qu’ils soient en recul dans de nombreux domaines. La conquête des villes qu’ils avaient réussie pourrait être très difficile, non seulement à reproduire, mais même à maintenir", analyse l’invité de Sud Radio. "Il n’y a guère qu’à Bordeaux où l’on peut estimer que le maire écologiste a de fortes chances de conserver son siège", ajoute-t-il.

"Le qualificatif d’extrême est parfois galvaudé"

Dans la continuité des élections législatives de 2024 et au regard des derniers sondages,les partis qualifiés "d’extrêmes", tant à gauche qu’à droite, pourraient également remporter certaines villes. "Que des partis dits extrémistes réussissent à prendre le pouvoir dans certaines villes, cela fait partie du jeu démocratique." Le docteur en science politique nuance toutefois : "Le qualificatif d’extrême est parfois galvaudé. La politique, c’est justement la possibilité d’entendre des positions très différentes, qualifiées parfois d’extrémistes à plus ou moins bon escient."

La présence sur certaines listes de personnalités" problématiques"

Autre crainte soulevée dans le débat : la présence de personnalités jugées "problématiques" sur certaines listes, notamment au sein de La France insoumise, accusée par ses opposants de complaisance avec les Frères musulmans. Christophe Boutin rappelle néanmoins le cadre légal : les personnes concernées ne peuvent être maires ou adjoints si elles ne remplissent pas les conditions requises, notamment en raison du rôle des élus municipaux dans l’élection des sénateurs. "Mais pour le reste, l’appartenance à une association ou à une organisation, quelle qu’elle soit, ne constitue pas en soi un motif suffisant pour interdire une participation à la vie politique", souligne-t-il.

L'info en continu
18H
17H
16H
Revenir
au direct

À Suivre
/