Assistants parlementaires MoDem: Jean-Luc Bennahmias entendu comme témoin

 Assistants parlementaires MoDem: Jean-Luc Bennahmias entendu comme témoin
Jean-Luc Bennahmias sur le plateau de Territoires d'Infos le 19 janvier 2017

L’ancien eurodéputé du MoDem, Jean-Luc Bennahmias, a été entendu comme témoin mardi dans l’enquête sur les assistants parlementaires européens du parti centriste.

L’ex-député européen Jean-Luc Bennahmias a été entendu pendant plus de huit heures, mardi, à l’office anticorruption de la police judiciaire à Nanterre. Les enquêteurs cherchent à savoir si le parti centriste de François Bayrou a utilisé des fonds européens, dévolus à l'embauche d'assistants pour les eurodéputés, afin de rémunérer en partie des cadres du mouvement employés à d'autres tâches.

Trois ministres obligés de démissionner 

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire en mars dernier pour "abus de confiance" visant 19 eurodéputés de plusieurs partis à la suite d’une dénonciation d’une élue FN, lui-même touché par une affaire d'emplois fictifs présumés au Parlement européen. 

Début juin, Matthieu Lamarre, ex-employé du MoDem, avait également adressé un courrier au parquet de Paris. Il assurait ainsi avoir été en partie rémunéré, de décembre 2010 à novembre 2011, comme assistant parlementaire de Jean-Luc Bennahmias alors qu'il affirme n'avoir jamais travaillé pour lui mais uniquement pour le parti. Ce témoignage avait déclenché l'ouverture, le 9 juin, d'une enquête spécifique au MoDem qui avait envoyé six élus au Parlement de Strasbourg entre 2009 et 2014. Lundi, deux anciennes assistantes parlementaires de l'ex-eurodéputée Marielle de Sarnez, Isabelle Sicart et Karine Aouadj, ont également été auditionnées à l'office anticorruption. 

Cette enquête a conduit à la démission de trois membres du premier gouvernement d'Édouard Philippe : Marielle de Sarnez, ex-ministre des Affaires européennes, Sylvie Goulard, ex-ministre des Armées, et François Bayrou, ex-ministre de la Justice. Le patron du MoDem et ex-garde des Sceaux avait assuré lors de sa démission qu'il n'y avait "jamais eu d'emplois fictifs" dans son parti, évoquant une affaire de "dénonciations anonymes", dont il était "la véritable cible".

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