Sébastien Delogu (LFI) se retire du second tour à Marseille pour faire barrage au RN, tandis que Sarah Knafo (Reconquête!) renonce elle aussi à poursuivre la course à Paris. Deux désistements majeurs qui rebattent les cartes dans les deux plus grandes villes du pays à 5 jours du second tour des élections municipales.
Delogu se retire pour “faire barrage” au RN
Le second tour marseillais a basculé ce midi avec l’annonce du retrait de Sébastien Delogu, candidat de La France insoumise. Le député, arrivé en troisième position dans plusieurs secteurs, a officialisé sa décision en invoquant la nécessité d’un front commun contre l’extrême droite.
« Nous sommes, face au RN, le plus solide rempart », a-t-il déclaré, réaffirmant la ligne défendue depuis plusieurs jours. Dans un message adressé à ses soutiens, il a également dénoncé « l’irresponsabilité » du maire sortant Benoît Payan et « le pari inconséquent » de la majorité municipale, accusée de ne pas avoir su rassembler la gauche au premier tour.
Delogu a confirmé qu’il retirait sa liste « pour ne laisser aucune chance à l’extrême droite », appelant à un « front antifasciste » dans les secteurs les plus disputés. Une décision qui reconfigure profondément le rapport de force local, alors que le RN espère capitaliser sur sa progression dans plusieurs arrondissements.
Ce retrait, intervenu quelques heures avant la clôture officielle du dépôt des listes (18h), redistribue les équilibres à gauche et place le maire sortant Benoît Payan dans une position plus confortable que dimanche face au candidat RN, Franck Allisio.
Idem pour Sarah Knafo à Paris
Candidate de Reconquête!, Sarah Knafo – qui a obtenu 10,4 % au 1er tour – se retire également de la partie. « Je ne me désiste pas pour Rachida Dati, mais pour Paris » et « pour nous donner toutes les chances de battre la gauche » a notamment déclaré la candidate du parti d’Éric Zemmour dans Le Parisien.
En se retirant, Knafo clarifie le paysage à droite et laisse à Rachida Dati l’espace nécessaire pour tenter de rassembler un électorat fragmenté et s'emparer dimanche de la mairie de Paris face à la liste du candidat de la majorité municipale sortante menée par Emmanuel Grégoire.