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Lyon : « Aujourd’hui, le centre-ville est une presqu’île fantôme »

Par La Rédaction

“Il y a urgence” : à Lyon, un chef d'entreprise interpelle les politiques à la veille des élections municipales.

Lyon
Des passants devant le palais Saint-Pierre illuminé avec "Le Lundi c’est Raviolis" de l'artiste Tigrelab durant l'avant première de la Fête des lumières à Lyon, le 4 décembre 2025 (Alex MARTIN - AFP)

Comment se porte le commerce en France, notamment dans le coeurs des villes ? Notamment à Lyon, où le centre-ville est littéralement asphyxié.

Lyon : un centre-ville complètement asphyxié

"La situation actuelle est dramatique, estime Fabrice Bonnot, chef cuisinier, président de l’association des commerçants du quartier Charité-Bellecour (2e), au micro de Patrick Roger sur l'antenne de Sud Radio. Bien sûr, nous subissons tous une conjoncture nationale. Mais à Lyon, nous avons une double peine. La politique appliquée depuis quelques années a transformé la presqu’île. Elle est complètement asphyxiée car les gens ne peuvent plus accéder à nos commerces. Nous vivons une situation inédite."

Est-ce seulement une mauvaise passe, des difficultés de circulation liées aux travaux ? "Je ne pense pas. Aujourd’hui, le problème est bien plus profond. Bien sûr, on doit transformer nos centre-villes, mais j’ai l’impression que le travail a été fait à l’envers. Il fallait plutôt prévenir, conseiller, accompagner le commerce, les riverains et les consommateurs. On a appliqué des travaux sans se soucier du commerce ni des consommateurs."

Des promesses avant les municipales

"Quand vous mettez 1h30 pour accéder au centre-ville, surtout à l’heure du déjeuner, explique Fabrice Bonnot, président de l’association des commerçants du quartier Charité-Bellecour (2e), sur l'antenne de Sud Radio. C'est un temps que vous devriez passer à table plutôt que dans les transports. On va favoriser les restaurants à l’extérieur de la ville. Comme pour les commerces, les gens baissent les bras. Ils ne veulent plus accéder au centre-ville. Il y a tellement peu de monde qu’il y a des places de stationnement à chaque coin de rue. C’est un signe."

"Dans la restauration, c’est la première fois que nous sommes touchés ainsi. On comptait beaucoup sur la fin d’année, mais la trésorerie des commerces est à sec. Les élections municipales approchent, on nous fait des annonces dans tous les sens. Mais l’axe principal devrait être de sauver le commerce. Aujourd’hui, le centre-ville est une presqu’île fantôme. On sacrifie le savoir-faire développé à Lyon depuis des décennies, alors que la ville est magnifique."

Retrouvez "C'est à la Une" chaque jour à 7h10 dans le Grand Matin Sud Radio avec Patrick Roger

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