Comment se porte le commerce en France, notamment dans le coeurs des villes ? Notamment à Lyon, où le centre-ville est littéralement asphyxié. Fabrice Bonnot, chef cuisinier, président de l’association des commerçants du quartier Charité-Bellecour, témoigne au micro de Sud Radio, à moins de deux mois des élections municipales (15 et 22 mars), qui mettront très probablement aux prises l'actuel maire écologiste, Grégory Doucet, à Jean-Michel Aulas (LR).
"La ville est complètement asphyxiée"
"La situation actuelle est dramatique, estime Fabrice Bonnot, chef cuisinier, président de l’association des commerçants du quartier Charité-Bellecour (2e), au micro de Patrick Roger sur l'antenne de Sud Radio. Bien sûr, nous subissons tous une conjoncture nationale. Mais à Lyon, nous avons une double peine. La politique appliquée depuis quelques années a transformé la presqu’île. Elle est complètement asphyxiée car les gens ne peuvent plus accéder à nos commerces. Nous vivons une situation inédite."
"Le travail a été fait à l'envers"
Est-ce seulement une mauvaise passe, des difficultés de circulation liées aux travaux ?"Je ne pense pas. Aujourd’hui, le problème est bien plus profond. Bien sûr, on doit transformer nos centre villes, mais j’ai l’impression que le travail a été fait à l’envers. Il fallait plutôt prévenir, conseiller, accompagner le commerce, les riverains et les consommateurs. On a appliqué des travaux sans se soucier du commerce ni des consommateurs."
🧑🍳Le chef Fabrice Bonnot interpelle les politiques
🗣️@cuisineetdepend : "La situation est dramatique pour les commerçants lyonnais... Les gens n'accèdent plus au centre-ville à cause des politiques menées !" #GrandMatin
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"Les gens baissent les bras"
"Quand vous mettez 1h30 pour accéder au centre-ville, surtout à l’heure du déjeuner, explique Fabrice Bonnot, président de l’association des commerçants du quartier Charité-Bellecour (2e), sur l'antenne de Sud Radio. C'est un temps que vous devriez passer à table plutôt que dans les transports. On va favoriser les restaurants à l’extérieur de la ville. Comme pour les commerces, les gens baissent les bras. Ils ne veulent plus accéder au centre ville. Il y a tellement peu de monde qu’il y a des places de stationnement à chaque coin de rue. C’est un signe."
"L’axe principal des élections municipales devrait être de sauver le commerce"
"Dans la restauration, c’est la première fois que nous sommes touchés ainsi. On comptait beaucoup sur la fin d’année, mais la trésorerie des commerces est à sec. Les élections municipales approchent, on nous fait des annonces dans tous les sens. Mais l’axe principal devrait être de sauver le commerce. Aujourd’hui, le centre-ville est une presqu’île fantôme. On sacrifie le savoir-faire développé à Lyon depuis des décennies, alors que la ville est magnifique."
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