Fred Rister : "J'ai fait de la chimio par cachet pendant 3 ans, c'est invivable"

Fred Rister : "J'ai fait de la chimio par cachet pendant 3 ans, c'est invivable"

Fred Rister (DJ et et compositeur du titre "I want a miracle") était ce vendredi l'invité de Patrick Roger dans le Grand Matin Sud Radio.

DJ français confirmé, ayant notamment collaboré à maintes reprises avec le célèbre David Guetta qu'il côtoie depuis plus de 10 ans, Fred Rister sort ce mois-ci son nouveau single "I Want a Miracle", dont l'ensemble des profits sera reversés à la recherche contre le cancer, une maladie contre laquelle il se bat au quotidien. Atteint de 9 types de cancer différents, sa vie est en effet une lutte permanente depuis plusieurs années.

"S'il faut être malade pour faire des chansons mélancoliques, c'est un peu dommage"

Invité ce vendredi de Patrick Roger dans le Grand Matin Sud Radio, le musicien nous a ainsi raconté son histoire bouleversante. "J'ai fait mon premier cancer à 24 ans. Quand vous avez ce genre de maladie aussi jeune, votre vie prend forcément une autre direction (...) elle change complètement et ça se ressent dans votre manière de travailler, comme si la sensibilité devenait encore plus à fleur de peau", nous a-t-il confié, précisant que cela l'avait "malheureusement beaucoup aidé dans (son) travail". "S'il faut être malade pour faire des chansons plus mélancoliques, c'est un peu dommage", a-t-il ajouté, dans un mélange d'ironie et de dépit. 

"Dès que j'avais un cancer, je me faisais opérer, quand il était opérable", a-t-il ensuite indiqué, avant d'énumérer chacune des tumeurs dont il a souffert. "J'ai fait 2 fois le colon, le rein, la glande surrénale, l'humérus. J'en ai fait 3 petits où j'ai été opéré à Necker, qui ont été tués par cryothérapie. Celui dont je souffre actuellement vient du rein - son cancer primaire - qui a envoyé des métastases au foie", nous a-t-il ainsi expliqué. "J'ai fait de la chimio par cachet tous les jours, pendant presque 3 ans, c'est invivable, vous ne vous reconnaissez plus dans le miroir ! J'avais toujours dit à mon épouse que le jour où je me sentirai comme un 'légume', j'arrêterai tous mes traitements et c'est ce que j'ai décidé de faire", nous a-t-il par ailleurs révélé.

Et l'intéressé de nous raconter comment son travail lui permettait de tenir le coup et de se battre."Je suis à la radio, c'est aussi ça qui me tient, c'est mon ancien job. Quand je suis en studio, c'est ce qui me fait tenir. Quand je me fait opérer, que je suis en salle de réveil et que j'ouvre un œil, c'est comme si j'étais déjà guéri parce que je ne suis pas mort et je me projette tout de suite sur les prochaines séances de studio (...) On a la chance de faire un métier passionnant. On s'accroche à cette passion et je peux dire sincèrement que c'est ce qui m'a guéri en, grande partie", a-t-il expliqué avec force.

>> L’intégralité de l’interview est disponible en podcast

 

Vos réponses pour cet article

Ajouter un commentaire

Les rubriques Sudradio