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Trafic aérien : alertes à la bombe en série en Europe, une enquête ouverte en France

Par Esther Borde

Deux jours après une série de fausses alertes à la bombe, le trafic aérien européen a de nouveau été fortement perturbé ce jeudi 5 novembre. Un avion de la compagnie Aer Lingus, reliant Dublin à Rome avec 157 passagers à bord, a notamment été dérouté en France, à Évreux. A ce stade, aucune piste n'est privilégiée

Employees open the luggage compartments of the Aer Lingus aircraft, which was heading from Dublin to Rome and has been rerouted and escorted by military aircraft after a suspected bomb threat at Evreux-Fauville Air Base on November 5, 2026. (Photo by Guillaume Saligot / AFP)

Troisième journée fortement perturbée pour le trafic aérien en Europe. Suite à la vingtaine de vols ayant fait l’objet d’alertes à la bombe dont plusieurs ont été déroutés, le parquet d’Évreux a annoncé l’ouverture d’une enquête ce jeudi 5 novembre au sujet du pilote de l’avion d’Aer Lingus qui « aurait refusé » dans un premier temps d'atterrir sur la base militaire d’Évreux « préférant un aéroport civil ». Face à cette situation, l’armée française a mobilisé deux avions pour escorter l’appareil.

L’avion a finalement atterri sur la base aérienne 105 de l’armée de l’air et de l’espace, dans la préfecture de l’Eure. Le pilote irlandais sera entendu en audition libre. « Je déciderai plus tard d’une éventuelle garde à vue », a précisé le procureur de la République d’Évreux, Rémi Coutin, qui s’est rendu sur place dans la matinée.

Plusieurs autres vols visés à travers l’Europe

Au total, une vingtaine de vols au moins ont été visés par de fausses alertes à la bombe. Selon l’agence de presse italienne Ansa, deux nouveaux vols ont été concernés : un Finnair reliant Helsinki à Rome et un Wizz Air reliant Milan à Varsovie, finalement dérouté vers Vienne.

Le vol Finnair a été escorté par des avions militaires jusqu’à l’aéroport de Rome-Fiumicino, a confirmé à l’AFP un porte-parole des aéroports romains.

Le commissaire européen aux Transports, Apostolos Tzitzikostas, a déclaré qu’il était encore « trop tôt » pour déterminer si ces alertes étaient liées entre elles. Il a toutefois rappelé sur X que « toute menace contre des civils est inacceptable. »

Une série d’alertes à la bombe déjà signalée en début de semaine

Des incidents similaires avaient déjà été signalés mardi 3 novembre. Plusieurs appareils avaient alors été visés : deux vols à destination de Varsovie, trois en direction de Sofia, un Ryanair reliant l’Angleterre à l’Espagne et deux autres vols ayant atterri à Rome. Les fouilles effectuées à bord n’avaient permis de découvrir aucun explosif.

La veille, un vol Wizz Air reliant Luton, en Angleterre, à Sofia avait également dû atterrir en urgence à Budapest, sous l’escorte de deux avions de chasse hongrois.

Jeudi matin, les autorités françaises n’avaient pas encore communiqué davantage d’informations sur un éventuel lien entre l’incident impliquant l’A320 reliant Dublin à Rome et cette série de fausses alertes.

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