Troisième journée fortement perturbée pour le trafic aérien en Europe. Suite à la vingtaine de vols ayant fait l’objet d’alertes à la bombe dont plusieurs ont été déroutés, le parquet d’Évreux a annoncé l’ouverture d’une enquête ce jeudi 5 novembre au sujet du pilote de l’avion d’Aer Lingus qui « aurait refusé » dans un premier temps d'atterrir sur la base militaire d’Évreux « préférant un aéroport civil ». Face à cette situation, l’armée française a mobilisé deux avions pour escorter l’appareil.
L’avion a finalement atterri sur la base aérienne 105 de l’armée de l’air et de l’espace, dans la préfecture de l’Eure. Le pilote irlandais sera entendu en audition libre. « Je déciderai plus tard d’une éventuelle garde à vue », a précisé le procureur de la République d’Évreux, Rémi Coutin, qui s’est rendu sur place dans la matinée.
Plusieurs autres vols visés à travers l’Europe
Au total, une vingtaine de vols au moins ont été visés par de fausses alertes à la bombe. Selon l’agence de presse italienne Ansa, deux nouveaux vols ont été concernés : un Finnair reliant Helsinki à Rome et un Wizz Air reliant Milan à Varsovie, finalement dérouté vers Vienne.
Le vol Finnair a été escorté par des avions militaires jusqu’à l’aéroport de Rome-Fiumicino, a confirmé à l’AFP un porte-parole des aéroports romains.
Le commissaire européen aux Transports, Apostolos Tzitzikostas, a déclaré qu’il était encore « trop tôt » pour déterminer si ces alertes étaient liées entre elles. Il a toutefois rappelé sur X que « toute menace contre des civils est inacceptable. »
Une série d’alertes à la bombe déjà signalée en début de semaine
Des incidents similaires avaient déjà été signalés mardi 3 novembre. Plusieurs appareils avaient alors été visés : deux vols à destination de Varsovie, trois en direction de Sofia, un Ryanair reliant l’Angleterre à l’Espagne et deux autres vols ayant atterri à Rome. Les fouilles effectuées à bord n’avaient permis de découvrir aucun explosif.
La veille, un vol Wizz Air reliant Luton, en Angleterre, à Sofia avait également dû atterrir en urgence à Budapest, sous l’escorte de deux avions de chasse hongrois.
Jeudi matin, les autorités françaises n’avaient pas encore communiqué davantage d’informations sur un éventuel lien entre l’incident impliquant l’A320 reliant Dublin à Rome et cette série de fausses alertes.