Se garer en ville coûte désormais jusqu'à quatre fois plus cher à Paris qu'en province. Selon le Baromètre Yespark de septembre 2026, établi d'après l'observation de 3 239 parkings répartis dans 72 villes fiables, le prix moyen d’une place s’élève à 75 € par mois à l'échelle nationale.
Mais derrière cette moyenne se cachent de profonds déséquilibres : si la capitale plafonne à 132 € mensuels, Marseille accuse une hausse vertigineuse de +13,8 % en un an, tandis que le Pas-de-Calais demeure le département le plus accessible de l'Hexagone avec 33 € par mois. Tour d'horizon d'un budget qui pèse de plus en plus lourd dans le quotidien des automobilistes français.
Paris et sa proche couronne toujours plus haut
Sans surprise, la capitale conserve donc la première place du classement national avec un loyer moyen de 132 € par mois (soit 1 584 € par an), enregistrant une légère hausse de +0,5 % sur un an. En proche couronne, la tension foncière tire également les prix vers le haut : Boulogne-Billancourt talonne immédiatement la capitale avec 131 €/mois. Suivi de Levallois-Perret (119 €/mois) et Montrouge (118 €/mois) complètent le haut du tableau. Et enfin, dans les Hauts-de-Seine, certaines communes affichent des progressions marquées, à l'image de Fontenay-aux-Roses, qui grimpe de +14,6 % sur un an.
Toutefois, la hausse n'est pas uniforme en région parisienne : quatorze villes enregistrent une baisse de leurs tarifs moyens, menées par Le Plessis-Robinson (-22,3 %, soit 56 €/mois), Suresnes (-15,8 %, 79 €/mois) et Vélizy-Villacoublay (-11,1 %, 52 €/mois).
Marseille et les Bouches-du-Rhône en nette hausse
En province, le fossé se creuse entre les métropoles. Marseille enregistre la plus forte envolée tarifaire parmi les grandes agglomérations françaises avec une hausse de +13,8 % en un an, portant son prix moyen à 113 € par mois. Elle devance désormais nettement Lyon, qui atteint le cap symbolique des 100 € par mois (+7,1 % sur un an). D'autres grandes villes de province connaissent des poussées tarifaires significatives comme Nantes, avec 58 €/mois (+11,8 % en un an), ou encore Lille, avec 81 €/mois (+11,3 % en un an).
Ce dynamisme marseillais fait des Bouches-du-Rhône le département le plus cher de France pour le stationnement, avec une moyenne départementale de 94 €/mois, devant la Haute-Savoie (87 €/mois) et les Alpes-Maritimes (86 €/mois).
Le Pas-de-Calais, havre de paix budgétaire
À l'autre extrémité du spectre, les départements où la pression foncière est moindre permettent de se garer à des coûts nettement plus abordables. Le Pas-de-Calais s'impose comme le département le moins cher de France avec un loyer moyen de 33 € par mois, ex æquo avec l'Ille-et-Vilaine (33 €/mois) et juste devant la Côte-d'Or (34 €/mois), le Calvados (35 €/mois) et la Meurthe-et-Moselle (36 €/mois).
Au niveau régional, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur s'affiche comme la plus onéreuse de l'Hexagone (80 €/mois en moyenne), suivie de l'Île-de-France (64 €/mois) et d'Auvergne-Rhône-Alpes (63 €/mois). À l'inverse, la Bourgogne-Franche-Comté (37 €/mois) et les Pays de la Loire (42 €/mois) proposent les moyennes régionales les plus compétitives.
Un arbitrage indispensable face aux coûts de la voirie
Alors que la voiture représente environ 80 % du budget transport des foyers (avec une dépense moyenne estimée à 416 € par mois), le coût du stationnement est devenu un arbitrage central. Entre les risques de majoration du FPS pouvant atteindre 60 € à 85 € à Lyon, Bordeaux, Grenoble ou Strasbourg et des tarifs de voirie dissuasifs, la location mensuelle d'un garage ou d'une place souterraine reste une alternative recherchée pour sécuriser son véhicule tout en maîtrisant son budget.