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Attentat raciste de Trappes : "Il pouvait entendre des voix"

Par La rédaction

Qui est Kévin T. le principal suspect de l'attentat raciste de Trappes ? Les explications du Dr Bouchard, psychologue et criminologue.

Des enquêteurs examinent la scène d'un attentat à Trappes (Yvelines), le 23 octobre 2026
Des enquêteurs examinent la scène d'un attentat à Trappes (Yvelines), le 23 octobre 2026 (Dimitar DILKOFF - AFP)

Kevin T. , auteur d’une attaque raciste à Trappes le 24 octobre dernier, présente des signes de schizophrénie ayant amené à suspendre sa garde à vue. Comment peut-on constater et évaluer une telle pathologie ?

Attentat de Trappes : "Des signes pathologiques très importants"

"Un psychiatre l’a examiné. Pour un psy, la schizophrénie n’est pas une inconnue, décrypte le Dr Jean-Pierre Bouchard, psychologue et criminologue au micro de Jacques Cardoze, sur l’antenne de Sud Radio. C’est une pathologie sévère, connue depuis longtemps. Si la personne est bien examiné, cela ne pose aucun problème de diagnostic, car il y a des signes pathologiques très importants."

"Cette schizophrénie se caractérise souvent par un délire, un jugement faussé, des hallucinations possibles. Les personnes peuvent entendre des voix qui leur commandent de faire des choses, d’agresser ou tuer quelqu’un. Ils peuvent aussi avoir des hallucinations visuelles. Là, il semblerait qu’il y ait aussi des addictions, ce qui évidemment n’arrange rien."

"Expertise, contre-expertise et même sur-expertise"

"Si cette schizophrénie était confirmée, au point que les éléments délirants aient pu avoir un lien de causalité avec les infractions criminelles commises, il y aurait deux solutions possibles. Une décision d’irresponsabilité pénale peut être prise par les magistrats. La personne n’est pas jugée pénalement mais placé sous contrainte en psychiatrie. Ou bien ces troubles n’ont pas aboli, mais altéré le discernement au moment des actes. Là, la personne est jugée, mais le code pénal prévoit une atténuation de responsabilité."

"S’il n’y a pas de lien de causalité, la personne est déclarée responsable et jugée classiquement par la Cour d’assises, rappelle Dr Jean-Pierre Bouchard, psychologue et criminologue, sur l’antenne de Sud Radio. Cette personne serait sous traitement médical, donc des médecins l’ont vu. Les informations sont très incomplètes. Pour l’instant, il est très difficile de se prononcer. Il peut y avoir expertise, contre-expertise et même sur-expertise. Mais les experts n’ont aucun pouvoir de décision, ce sont les magistrats qui suivent ou non leurs avis."

Retrouvez "Sud Radio vous explique" chaque jour à 7h40 dans le Grand Matin Sud Radio avec Jacques Cardoze

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