Claire Géronimi est la fondatrice de l'association Éclats de Femme. Elle a été victime d’un viol par un OQTF multirécidiviste, qui avait violé une autre jeune femme peu avant. Pourtant, son association a été écartée des discussions à l’Assemblée Nationale autour de la loi intégrale sur les violences sexistes ou sexuelles.
Boycottée par les autres mouvements féministes
"Nous avions demandé à être auditionnés, confirme-t-elle au micro de Jacques Cardoze, sur l'antenne de Sud Radio. Nous avions envoyé des mails aux rapporteurs et au président de la commission, nous n’avons pas eu de réponses. J’ai demandé à une députée de l’UDR, mon parti politique, encore une fois silence radio. C’est toujours comme cela. Nous ne sommes pas bien accueillies par les autres associations féministes."
Est-ce dû à son engagement au sein du parti d’Éric Ciotti, l’UDR, dont elle est par ailleurs vice-présidente ? Ou est-ce du fait du débat sur les OQTF ? "C’est depuis le début de mon combat, du jour où j’ai commencé à raconter mon histoire, à dire que mon agresseur était sous OQTF. J'ai toujours été boycottée par les autres mouvements féministes."
🔴@ClaireGeronimii : "On ouvre une nouvelle filière d'immigration qui aura des conséquences dangereuses" #GrandMatin
🏛️La loi intégrale, et son article 62, va interdire de mettre une OQTF pour les étrangers portant plainte pour violences sexistes ou sexuelles
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— Sud Radio (@SudRadio) October 5, 2026
Violences sexistes et sexuelles : "Des conséquences dangereuses"
"La loi intégrale sur les violences sexistes et sexuelles est censée parler d’un combat transpartisan. Pour autant, nos députés UDR ou RN n’ont pas été signataires de cette loi. C’est vraiment dommage." L’article 62 de cette nouvelle loi, après examen en commission, prévoit l’impossibilité d’expulser un OQTF qui aurait déposé plainte pour viol. Et ce même si les faits ne sont pas avérés. "Ce peut être établi par tout autre moyen, au-delà du dépôt de plainte, pour que la personne étrangère puisse bloquer une mesure d’éloignement. On va vraiment ouvrir une nouvelle filière d’immigration, qui aura des conséquences dangereuses", estime Claire Géronimi, fondatrice de l'association Éclats de Femme, sur l'antenne de Sud Radio.
"Débattre du droit des femmes étrangères, c’est très bien. Mais met-on sur la table le sujet des femmes agressées par des personnes étrangères ? Je pense que cela devrait être donnant-donnant. Les associations de la coalition féministe ont demandé une carte de résident de dix ans sur la base d’une simple ordonnance de protection civile, sans même qu’un juge pénal ne tranche." Par ailleurs, la députée ex LFI Dominique Simonnet a obtenu que les femmes victimes de violences ne soient plus sous le coup d’une OQTF, même si elles n’ont pas déposé plainte ou qu’elle est classée sans suite. "Ce n’est pas comme cela que cela doit fonctionner."
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