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"Nous sommes à bout !" : la filière du vin décontenancée par les menaces de Trump

Par Thomas Rannou

En pleine tension commerciale, Donald Trump menace d’imposer des droits de douane massifs sur les vins et champagnes français. La filière viticole française tient à alerter sur les conséquences économiques de ces menaces.

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Pourquoi Donald Trump veut-il contrôler le Groenland ? (ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP)

En réponse au refus d'Emmanuel Macron de participer à son Conseil de la paix, Donald Trumpmultiplie les menaces de brandir des droits de douane supplémentaire contre l'Hexagone.

Le président américain a même averti, mardi 20 janvier, qu'il pourrait imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français en réponse au refus de son homologue.

"Les jeunes sont à bout financièrement"

Didier Cousiney, président de l’association Viti 33, a réagit ce mercredi dans Le Petit Matin à cette nouvelle sortie du président américain.

"Les jeunes sont à bout financièrement, moralement et physiquement", déplore-t-il. "Un viticulteur se lève chaque jour pour sa chaîne, même s’il sait qu’il va perdre de l’argent. Connaissez-vous une autre profession qui accepterait de faire ça ?".

"Ce serait une mort certaine"

Le président de Viti 33 explique que cette nouvelle augmentation des droits de douane pourrait porter un coup fatale à toute la filière viticole : "Pour nous, c’est comme ça depuis plusieurs années. On travaille pour sauvegarder le patrimoine familial de trois, quatre, cinq, six générations. Une taxe supplémentaire, de 200 %, ce serait la mort certaine : aucune exportation possible", alerte-il.

"Même si l’augmentation n’avait été que de 10, 15 ou 20 % par rapport à ce qui existe déjà, ce serait déjà trop. Déjà qu’il n’y a plus de marges, cela ajouterait un frais supplémentaire insurmontable."

Un Conseil de la paix très critiqué et controversé

"Noeud" de cette menace de surtaxes sur les vins et champagnes français, ce "Conseil de la paix", imaginé par le président américain, prétendument pour la phase deux du plan de paix Israël-Hamas, a finalement une vocation beaucoup plus large. L'objectif affiché par Donald Trump : promouvoir la stabilité et une "paix durable", mais selon beaucoup, il s’agit surtout de supplanter l’ONU.

Seuls une soixantaine de pays ont été invités, de quoi susciter scepticisme et critiques. Mais le principal motif mis en avant par Emmanuel Macron pour justifier ce refus est le contrôle exclusif de Trump, jugé incompatible avec les principes de gouvernance collective et la Charte des Nations unies. 

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