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L'humeur de Périco Légasse : "Que dirait-on si c’était l’extrême droite qui avait tué Quentin ?"

OPINION SUD RADIO – Périco Légasse réagit à la mort de Quentin et alerte sur les conséquences d’un climat politique de plus en plus radicalisé. Il appelle à la responsabilité des responsables politiques et met en garde contre la désignation d’ennemis idéologiques, susceptible, selon lui, d’alimenter la violence et de conduire à de nouveaux drames.

L'humeur de Périco Légasse : « Que dirait-on si c’était l’extrême droite qui avait tué Quentin ? »

« Qui sème le vent récolte la tempête. Évidemment, lorsque la tempête devient trop violente, certains expliquent qu’ils n’en avaient pas mesuré les conséquences. Nous devons d’abord nous incliner devant la tragédie : un jeune homme de 23 ans est mort. Ce sont des drames qui surviennent dans l’histoire lorsque des groupuscules extrémistes, des milices, s’affrontent.

Que n’aurait-on dit si Quentin n’avait pas été un militant d’extrême droite, mais un militant d’extrême gauche, avec un autre nom et une autre identité, tué par des individus d’extrême droite ? Dans quel état ne serait pas aujourd’hui la gauche radicale française pour dénoncer un crime fasciste ? C’est ce qui s’était produit après la mort de Clément Méric, militant d’extrême gauche tué à la suite d’une rixe avec des militants d’extrême droite. Les responsables avaient d’ailleurs été condamnés à huit et cinq ans de prison après l’enquête et le procès.

"La violence finit dans le sang et la mort"

Il faut donc savoir ce que l’on veut en démocratie. Lorsque l’on jette l’anathème, que l’on dénigre, que l’on montre du doigt, que l’on affirme combattre le fascisme en en voyant partout, il y a toujours des esprits faibles qui pensent qu’il faut passer à l’acte. Hier contre le fascisme, ailleurs contre le bolchevisme ou le communisme. Puis certains désignent d’autres ennemis supposés et la logique reste la même : la violence finit dans le sang et la mort.

Le débat politique est essentiel. Il a toujours existé, avec ses conflits, ses divergences et ses confrontations. Autrefois, pendant les campagnes électorales, la violence n’était pas absente. Aujourd’hui, une forme de radicalité s’est installée : si l’on n’est pas avec moi, on est contre moi. Et si l’on est contre moi, certains estiment qu’il est légitime de s’en prendre à ceux qu’ils considèrent comme représentant le « camp du mal ».

"L’heure est à l’appel à la raison et à l’ordre"

Lorsque ce « camp du mal » est désigné avec véhémence, notamment par certains responsables de La France insoumise, il faut malheureusement s’attendre à des débordements. Espérons que ce drame soit le dernier et que le ministère de l’Intérieur ainsi que le gouvernement prennent des mesures fermes. L’heure est à l’appel à la raison et à l’ordre.

Les déclarations de Jean-Luc Mélenchon ont été largement diffusées ces dernières heures. Après la mort de Clément Méric, le Front national ne comptait que deux députés, Marion Maréchal et Gilbert Collard. À l’époque, certains avaient tenté d’établir un lien direct entre ce drame et la direction du parti, allant jusqu’à évoquer une responsabilité indirecte.

"La prudence s’impose"

Aujourd’hui, un assistant parlementaire est visé, et la présidente de l’Assemblée nationale lui a interdit l’accès au Palais-Bourbon en raison de soupçons de collusion. L’enquête de police est en cours. La justice devra établir les faits, les responsabilités et les éventuelles implications.

Pour l’heure, la prudence s’impose. Un appel est lancé à Jean-Luc Mélenchon et à Mathilde Panot : cesser les accusations et les désignations véhémentes, car elles peuvent nourrir un climat qui se termine tragiquement. Dans le même temps, La France insoumise affirme ne porter aucune responsabilité dans l’assassinat de Quentin. »

Retrouvez L'humeur de Périco Légasse du lundi au jeudi dans La France Dans Tous Ses États sur Sud Radio de 12h à 14h. 

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