La nuit du réveillon a viré au cauchemar dans la station suisse de Crans-Montana. Aux premières heures du 1er janvier, un incendie d’une violence exceptionnelle a ravagé Le Constellation, un bar-discothèque situé au cœur de Crans-Montana, faisant au moins 40 à 47 morts selon les bilans encore fluctuants, et plus de 100 blessés, dont une majorité dans un état grave. Les autorités suisses parlent déjà de l’une des pires tragédies de l’histoire récente du pays.
Le feu se sont déclaré peu après 1h30 du matin, alors que plusieurs centaines de jeunes fêtaient l’arrivée de 2026 dans l’établissement bondé. En quelques minutes, les flammes ont envahi les salles, piégeant une partie du public dans ce bar situé en sous-sol. Des témoins décrivent une scène de panique totale : fumée dense, chaleur insoutenable, bousculades vers les rares issues. « C’était le chaos », raconte un adolescent français de 16 ans, rescapé mais ayant perdu un ami dans la catastrophe.
Un bilan humain très lourd, 8 Français portés disparus
Les chiffres restent encore provisoires, mais tous concordent sur l’ampleur du drame : 40 à 47 morts (8 français sont toujours portés disparus) selon les sources policières et médiatiques (l'identification de certains corps pourrait prendre plusieurs jours), 115 blessés (dont 9 Français) dont beaucoup souffrent de brûlures sévères ou d’intoxication. Des victimes majoritairement jeunes, venues de Suisse mais aussi de France, d’Italie et d’autres pays européens. Les hôpitaux de la région ont été submergés, et des hélicoptères ont été mobilisés pour évacuer les blessés les plus graves.
Les mousses du plafond en cause ?
Les autorités ont rapidement écarté l’hypothèse d’un attentat ou de la piste terroriste. « À aucun moment il n’est question d’une attaque », a déclaré la procureure du Valais, Béatrice Pilloud. Si la cause exacte reste inconnue, les enquêteurs privilégient un accident, possiblement lié à une installation électrique ou à un dispositif pyrotechnique utilisé pour la fête. Les experts n’ont pas encore pu pénétrer dans les décombres, jugés instables et trop chauds pour être inspectés mais il semble que les surfaces du plafond, couvertes de mousse de polyuréthane et hautement inflammables, soient responsables de l'incendie.
Plusieurs témoins évoquent un bruit d’explosion juste avant la propagation rapide des flammes. Les autorités restent prudentes : il pourrait s’agir d’un effet acoustique lié à la combustion. Cette catastrophe rappelle d’autres incendies meurtriers survenus dans des discothèques à travers le monde. Elle pose une nouvelle fois la question de la sécurité des établissements recevant du public, particulièrement lors d’événements festifs où la fréquentation dépasse parfois les capacités prévues.
🔴 Incendie mortel à Crans-Montana
— Sud Radio (@SudRadio) January 2, 2026
🗣️ Alain Cusin (station des Contamines-Montjoie) : "Le risque existe en France. Le public jeune consomme beaucoup, et c'est parfois difficile à gérer" #GrandMatin
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Une station et un pays sous le choc
Crans-Montana, habituellement synonyme de luxe, de ski et de fêtes mondaines, s’est réveillée dans la stupeur. Les images du bar carbonisé, diffusées dans le monde entier, ont provoqué une onde de choc. Le président suisse Guy Parmelin a parlé d’« une tragédie nationale » et salué le courage des secouristes intervenus dans des conditions extrêmes. Une cellule d’aide psychologique a été ouverte pour les survivants et les familles. La Suisse a décrété cinq jours de deuil national.
Les prochaines étapes de l’enquête :
Les autorités devront déterminer :
- Si les normes de sécurité incendie étaient respectées.
- Si les issues de secours étaient suffisantes et accessibles ;
- Si une surcharge électrique ou un dispositif festif a déclenché le feu ;
- Pourquoi la propagation a été aussi rapide.