« L'entame de cette saison touristique est bon »
Alors que les Pyrénées-Orientales sont touchées par de violents incendies en pleine canicule, Serge Papin a d’abord salué « tout le travail que font les pompiers sur le terrain, les élus aussi, tous ceux qui sont les bénévoles, qui sont mobilisés », avant de rassurer : « cet incendie, avec les informations que j'ai ce matin commence à être sous contrôle. »
Sur le plan touristique, il insiste sur la solidité du secteur : « on est le pays d'accueil au monde, on a un leadership avec le tourisme », et assure que « tous les indicateurs que j'ai, moi, pour la saison qui est l'entame de cette saison touristique, sont bons. »
« Il n'y aura pas de grandes annulations » dans les zones incendiées
Le ministre reconnaît néanmoins un impact local : « spécifiquement, les zones où il y a des incendies, c'est sûr, le temps que c'est sous contrôle », tout en se voulant rassurant pour les vacanciers : « les réservations pourront être… totalement validées, il n'y aura pas de grandes annulations ».
Enfin, il rappelle la dimension humaine des départs de feu et appelle à la vigilance : « 9 incendies sur 10 sont dus d'origine humaine, notamment avec les mégots de cigarettes », tout en demandant le respect strict des interdictions liées au Tour de France : « les endroits qui sont interdits, il ne faut surtout pas s'y rendre, pour des raisons de sécurité, bien sûr ».
Le modèle des plateformes asiatiques, « c'est le bad produit, le produit dangereux »
Cible principale de son action, les plateformes comme Shein ou Temu. Le ministre assume une ligne ferme : « le travail d'un ministre, mon cher Périco, c'est de protéger. Moi je cherche dans cette affaire à protéger le consommateur », ajoutant : « ce que vend la Chine, ce sont des produits qui ne respectent pas nos normes. » Il s’appuie sur des contrôles de la DGCCRF : « il y a 700 prélèvements qui viennent d'être faits… sur 700 produits, il y en a 70 % qui ne respectent pas nos normes, et 45 % qui sont dangereux », résumant : « le modèle de ces plateformes, c'est le bad produit, le produit irrespectueux, le produit dangereux. »
Sur la répression, il détaille un arsenal déjà en place : « 200 millions au niveau de l'Europe… 200 millions depuis le mois de juillet aussi, au niveau de la France », ainsi qu’une taxe de 3 euros par colis et une taxe de gestion de 2 euros. Il évoque aussi la loi anti « Ultra Fast Fashion » et un futur texte européen pour « reconnaître le côté systémique » des dérives et « débrancher la prise ».
💥 « Les entreprises qui ne respectent pas la loi EGalim seront sanctionnées »
— Sud Radio (@SudRadio) July 6, 2026
🗣️ @SergePapin_rf, ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, au micro de #SudRadio
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Grande distribution, Egalim et temps long
Ancien patron de Système U, Serge Papin se dit aujourd’hui « médiateur » : « j'essaie d'être un médiateur dans cette affaire… d'être dans la nuance et dans l'équilibre ». Il plaide pour un changement de rythme : « je souhaiterais qu'on ait du temps long », estimant que la pluriannualité permettrait une meilleure compétitivité. Illustrant son propos, il explique : « quand vous voulez… passer des pots de yaourt en carton… il faut changer les chaînes », avec un amortissement sur « 7 ans ». Il conclut : « plus vous avez de temps long, plus vous serez compétitif ». Sur la loi Egalim, il défend son utilité : « heureusement qu'il est là », tout en reconnaissant « quelques trous dans la raquette ».
Concernant les centrales d’achat délocalisées, il rappelle : « Egalim s'applique aussi en Europe… si ce n'était pas le cas, ça sera sanctionné ». Enfin, il salue les investissements du secteur de la grande distribution, notamment ceux annoncés par E.Leclerc, tout en restant prudent sur les ambitions personnelles des dirigeants.
Centres-villes et Made in France : « redonner de la vie »
Pour revitaliser les centres-villes, il met en avant les foncières financées par la Banque des Territoires : « 100 millions d'euros ça permet de préempter de moderniser et de les mettre à disposition de primo-accédants ». Il cite Montélimar, où la vacance commerciale est passée « de 12 % à 6 % ».
Sur le Made in France, il évoque des entreprises comme Charles et Alice et Blachère, soulignant leur compétitivité face à la Chine : « ils sont aussi productifs que les Chinois parce qu'ils le font de la même manière avec des robots ». Son objectif : « comment l'économie de proximité peut être un projet de réindustrialisation pour ce pays ? »
Esapace No Kids : « si les enfants étaient bien élevés, on n'aurait peut-être pas ce genre de problème »
Sur les vacances, il annonce : « cette année, on va faire partir… 300 000 personnes », via un dispositif d’aide, et met en avant l’offre de camping : « on a un réseau camping exceptionnel des vacances à des prix tout à fait raisonnables ».
Il s’oppose toutefois à la multiplication des espaces « No Kids », en lien avec un rapport de la Commission nationale des droits de l'enfant : « cet ostracisme vis-à-vis de l'enfance, c'est pas normal », tout en nuançant : « si les enfants étaient bien élevés, on n'aurait peut-être pas ce genre de problème ». Enfin, il propose une réforme du financement social : « on diminue la CSG sur les actifs, et on la laisse sur les retraités », appelant à une « participation générationnelle des retraités vers les actifs ».
Budget et indépendance de la justice
Ainsi, à l’approche des discussions budgétaires, Serge Papin insiste : « il faut qu'on ait un budget, ça c'est important », jugeant « dramatique » l’absence de texte financier. Il relativise les tensions politiques immédiates et la motion de censure annoncée.
Sur une éventuelle invalidation judiciaire de Marine Le Pen, il renvoie fermement aux institutions : « c'est l'affaire des juges. Nous avons l'indépendance de la justice… on va les laisser prendre leurs décisions ». Il conclut : « il y a une affaire qui est au pénal, donc c'est au juge de dire la loi ».