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Julien Odoul (RN) : "Jean-Luc Mélenchon incarne la définition du fascisme"

Par La rédaction

INTERVIEW SUD RADIO - Deuxième tour des municipales, percée du RN, alliances PS-LFI : Julien Odoul, député de l'Yonne et porte-parole du RN, était “L’invité politique” sur Sud Radio.

Julien Odoul
Julien Odoul, interviewé par Jean-François Achilli sur Sud Radio, le 17 mars 2026, dans “L’invité politique”.

Accords PS-LFI pour le second tour des municipales, stratégie de la gauche, alliances locales et perspectives pour la présidentielle de 2027. Au micro de Sud Radio, Julien Odoul a répondu aux questions de Jean-François Achilli.

"C’est Mélenchon qui incarne la définition du fascisme"

Jean-François Achilli pour Sud Radio : Que vous inspirent les nombreux accords PS-LFI observés dans plusieurs villes ?
Julien Odoul : “Ce sont des accords de la honte, des accords de la gamelle surtout. Les socialistes sont prêts à vendre leur âme pour quelques postes et quelques mandats. Jean-Luc Mélenchon l’avait dit lui-même, il considérait que les socialistes ne coûtaient pas cher et qu’il allait les acheter. Aujourd’hui, c’est exactement ce qui se produit. Ils sont prêts à mettre de côté l’antisémitisme, la violence ou encore le soutien aux mollahs iraniens pour conserver des mairies et obtenir des postes. C’est lamentable et politiquement indigent.”

Selon vous, le Parti socialiste est-il en train d’être absorbé par La France Insoumise ?
“Cela fait longtemps que c’est le cas. Ils n’ont jamais cessé de se faire absorber. Ils ont besoin de Jean-Luc Mélenchon pour exister électoralement et idéologiquement. Cette dépendance les pousse à accepter des compromis qu’ils dénonçaient encore hier.”

Vous accusez Jean-Luc Mélenchon d’incarner le fascisme. Pourquoi ?
“La définition du fascisme, c’est l’appel à la violence, la division, la stigmatisation et le refus du verdict des urnes. Qui appelle à la violence aujourd’hui ? Qui divise ? Et qui refuse certains résultats électoraux ? Jean-Luc Mélenchon. Il incarne cette dérive inquiétante dans le débat public.”

"Les socialistes sont prêts à tout pour quelques postes"

Comment analysez-vous le revirement d’Olivier Faure sur France 2 concernant ces alliances ?
“Les socialistes sont prêts à tout. Olivier Faure valide un programme politique nauséabond uniquement pour obtenir quelques postes. Il accepte des mesures comme le désarmement de la police municipale ou des positions communautaristes. C’est une soumission et une trahison complète.”

Peut-on parler d’une domination totale de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche ?
“La locomotive de la gauche, c’est Jean-Luc Mélenchon. Tous les autres se rangent derrière lui parce qu’ils ont besoin de sa dynamique. Ils sont prêts à tout accepter pour ne pas disparaître politiquement. C’est une forme de dépendance totale.”

La progression de LFI dans les territoires vous inquiète-t-elle ?
“Il faut regarder les faits. Dans les communes de plus de 3.500 habitants, LFI arrive très rarement en tête. On observe même un reflux du vote Mélenchon dans plusieurs grandes villes. Leur programme inquiète et les électeurs s’en détournent.”

"Gabriel Attal ferait bien de se taire et d’aller s’enterrer dans une grotte !"

Gabriel Attal s’est indigné de ces alliances. Que lui répondez-vous ?
“Gabriel Attal ferait bien de se taire et d’aller s’enterrer dans une grotte. Il est responsable de l’élection de députés LFI après avoir appelé à faire barrage au RN. Quand on a un tel passif, on évite de donner des leçons de morale.”

Le RN est-il en difficulté pour nouer des alliances locales ?
“Non. Il existe des alliances dans les territoires, souvent discrètes mais réelles. Nous discutons avec des élus de droite ou sans étiquette qui partagent nos idées. Quand il y a un risque de victoire de l’extrême gauche, ces rapprochements fonctionnent.”

Pourquoi ces alliances sont-elles peu visibles dans les grandes villes ?
“Parce que la médiatisation se concentre sur les grandes agglomérations. Mais dans de nombreuses communes, il y a des dynamiques locales favorables. Il faut sortir de cette lecture uniquement parisienne.”

"Pourquoi Bruno Retailleau continue à macroniser la droite ?"

Bruno Retailleau tient parfois un discours proche du vôtre : qu’est-ce qui empêche aujourd’hui un rapprochement ?
“Je lui pose une question simple : pourquoi continue-t-il à macroniser la droite ? Pourquoi refuse-t-il une alliance de tous les patriotes ? Nos électeurs veulent la même chose. Il faut arrêter les postures et écouter le terrain.”

Le RN souffre-t-il toujours d’un plafond de verre ?
“C’est une légende. On nous parle de plafond de verre depuis des années et à chaque élection, nous progressons. Nous avons des maires réélus avec des scores très élevés et une implantation locale solide. Cela prépare l’avenir.”

Les municipales peuvent-elles préfigurer 2027 ?
“Oui, très clairement. Nous serons probablement face à Jean-Luc Mélenchon et à une gauche radicalisée. Cela nous inquiète, car cette gauche est prête à tout pour accéder au pouvoir. Mais le Rassemblement national sera là pour incarner une alternative et protéger les Français.”

Ce duel avec Jean-Luc Mélenchon pourrait-il vous avantager ?
“Non, cela ne nous arrange pas. Cela nous inquiète même. Voir une extrême gauche aussi radicale atteindre un tel niveau est dangereux. Mais nous continuerons à nous implanter et à convaincre. Les municipales montrent déjà une progression qui prépare l’avenir.”

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