Cauchemar, catastrophe irréversible. Tout est foutu. Voici comment beaucoup d’observateurs définissent la situation économique de la France. Pas du tout, répond l’économiste Nicolas Bouzou, sur Sud Radio.
Nicolas Bouzou : "la France a une capacité de rebond supérieure aux autres"
Si l’on suit bien les différentes époques de l’Histoire de France, sous le prisme de la liberté de conscience et d’échange, l’Hexagone s’en est toujours sorti. Tout n’est donc pas perdu d’un point de vue économique, comme beaucoup pourraient le penser. "J’ai voulu faire une analyse historique qui montre que la France n’est pas un pays comme les autres. Qu’il est plus conflictuel. Ce qui explique sans doute qu’il descende plus bas que les autres. Mais c’est aussi un pays qui a une capacité de rebond supérieure aux autres. Cette énergie, quand elle est canalisée vers le meilleur, elle donne des résultats exceptionnels" explique Nicolas Bouzou au micro de Sud Radio.
Et cela commence avant la France. Avec la Gaule. "Déjà dans cet esprit gaulois, vous aviez cette idée d’une énergie entrepreneuriale avec un peuple innovateur. Dans le domaine des armes, des véhicules, de l’agro-alimentaire, on était déjà des spécialistes. C’est quelque chose qui s’est perpétué tout au long de notre histoire. Ce que j’ai essayé de montrer, c’est que quand les Français sont libres, ils donnent le meilleur d’eux-mêmes" ajoute-t-il au micro de Sud Radio.
Libérer les Français des normes pour leur permettre de donner le meilleur
"Je pense que si on libère les Français de la prison bureaucratique et réglementaire dans laquelle ils sont enfermés, notre pays donnera le meilleur de lui-même et étonnera le monde" estime l’économiste, au sujet d’une éventualité de sortie de crise. Exemple d’actualité : les agriculteurs. "Ils crèvent sous les normes. Qui viennent en partie de Bruxelles. Mais qui viennent surtout de l’Assemblée nationale, qui se fait un plaisir de surtransposer tout ce qui vient de la Commission européenne" lance-t-il également. Il y a donc bien un problème français, et ce n’est pas forcément la faute de l’Europe.
La France n’a pourtant jamais été opposé à l’exportation et au libéralisme. Nicolas Bouzou rappelle Charlemagne. "Le Saint Empire Romain germanique, c’est l’Europe. Il a la nostalgie de Rome. Il y a l’idée du droit romain que Charlemagne essaie de faire revivre, sans avoir l’organisation de l’Empire" conclut-il sur Sud Radio. Comme si finalement, on connaissait la solution à tous nos problèmes, pour l’avoir déjà vécu. La France serait donc à l’aube d’un nouveau cycle.
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