• Faites-vous confiance aux maires pour défendre vos intérêts ?

    Soumis par Lorraine Rdd le Mercredi 16 janvier 2019 à 11:27
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    Faites-vous confiance aux maires pour défendre vos intérêts ? Les maires vont-ils être les garants de l’indépendance du débat ?

    Veulent-ils l’être ? C’est toute la question… Emmanuel Macron leur demande d’être des facilitateurs, de parler avec leur cœur… Une séance de calinothérapie inédite puisque je vous rappelle qu’Emmanuel Macron a refusé de se rendre au congrès des maires de France il y a deux mois et qu’il a tout fait pour se passer des élus de terrain jusqu’à présent.

    Mais voilà, la crise des gilets jaunes les met au cœur du dispositif du Débat National avec une ambiguïté : sont ils une simple courroie de transmission ? Non puisque le président leur demande de s’impliquer complètement. Mais s’impliquer, cela veut-il dire être le bras armé du gouvernement ou celui de ses administrés ? Car on leur demande d’être les organisateurs, mais les débats vont forcement faire remonter des problématiques liées à leur territoire en terme de transport ou d’enclavement. Difficile pour les maires d’être entre le marteau et l’enclume ! Hier François Bayrou maire de Pau a dit qu’il voulait jouer un rôle pour défendre les doléances de ses administrés. Mais si ces doléances vont à l’encontre de la politique d’Emmanuel Macron, va-t-il l’assumer ? Pour toutes ces questions certains maires rechignent à organiser le Débat National…

    Vont-ils tous jouer le jeu ou cela est il variable en fonction de l’appartenance politique ? C’est variable. Les maires de la République En Marche sont les premiers à jouer le jeu mais ils ne sont pas nombreux. Mais les autres pour beaucoup ne digèrent pas la question portant sur la survie du sénat dans la lettre d’Emmanuel Macron. Le sénat représente les maires ! Enfin une inquiétude commune quelle que soit l’étiquette politique : la peur de jouer le rôle de paratonnerre en étant en première ligne face à leurs concitoyens… Pour un débat sans tabou mais bien encadré !

     

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  • Débat National : faut-il reformer les taux de TVA ?

    Soumis par Lorraine Rdd le Mardi 15 janvier 2019 à 11:11
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    Les gilets jaunes demandent une baisse de la TVA sur les produits de première nécessité. Est-ce possible de rééquilibrer cette fameuse TVA  ?

    Il existe en France 4 taux de TVA. Le taux normal à 20%; le taux intermédiaire à 10% pour le bois de chauffage, le transport de voyageurs ou le droit d’entrée dans les musées; le taux de TVA à 5,5% que nous connaissons pour certains travaux de rénovation, ou les livres; et le taux réduit à 2,1% pour les médicaments remboursés par la sécurité sociale et certaines publications de presse. En Corse les taux de TVA sont plus faibles parce que la Corse est une île. C’est comme ça.

    Dans l’alimentaire, il y a plusieurs taux applicables suivant ce que vous consommez : un sandwich ? Taux de TVA à 10%...Mais pour les produits de première nécessité, fruits, légumes et viandes : la TVA est à 5,5% ! Même chose pour les boissons non alcoolisées ! Donc la demande des gilets jaunes est déjà appliquée. Au delà de ce fait, la question est : faut-il baisser la TVA pour retrouver du pouvoir d’achat ? On n’en prend pas le chemin pour trois raisons. C’est un impôt indolore. C’est l’impôt qui rapporte le plus en France. Près de 200 milliards en 2018, deux fois plus que l’impôt sur le revenu. Et surtout notre taux à 20% est loin d’être le plus élevé d’Europe.

    Mais vu la crise sociale que nous vivons, ne faut-il pas un signal ? Baisser la TVA pour redonner du pouvoir d’achat aux français ? Il est prouvé que ce ne sont pas les classes moyennes qui profitent des taux de TVA réduits. Ceux sont les plus aisés. Et dans chaque niche fiscale il y a un chien prêt à aboyer et un professionnel prêt à parler de licenciements et de travail au noir. Plutôt que la baisse de la TVA, il faudrait au contraire en assumer une hausse de 1 ou 2 points et en contrepartie alléger les cotisations patronales pour favoriser l’embauche. C’est ce qu’a fait l’Allemagne et de nombreux autres pays. L’impôt en France frappe le travail d’où le chômage de masse…Bien plus que la consommation. Veut-on vraiment changer les choses ? Voilà un beau sujet pour le débat national !

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