• Castaner et Blanquer : nouveau binôme de choc

    Soumis par Lorraine Rdd le Lundi 22 octobre 2018 à 11:12
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    L'affaire du lycéen qui a braqué son enseignante à Créteil avec un pistolet à billes est tombée à pic pour Christophe Castaner et Jean-Michel Blanquer.

    Castaner et Blanquer, c'est le nouvel axe fort de la Macronie au sein de l'équipe gouvernementale. La façon dont ils se sont répartis la tâche ce week-end dans l'affaire du jeune voyou de Créteil, braqueur de prof, témoigne de cette volonté de jouer ensemble les lieutenants du président de la République : le ministre de l'éducation, Blanquer, en "déja" vieux briscard de la Macronie, venant presque épauler le bizuth, nouveau ministre de l'Intérieur, Castaner qui s'est essayé lui, à une démonstration d'autorité dans le même style que son collègue à la fois ferme et serein. 

    Ce binôme Castaner / Blanquer, c'est l'atout maître d'Emmanuel Macron, censé rééquilibrer, au sein du gouvernement le poids du premier ministre Édouard Philippe et de ses fidèles comme Gérald Darmanin. Poids politique qui s'est renforcé pendant la crise du remaniement aguisant quelques tensions entre les deux têtes de l'éxécutif. 

    Néanmoins, en nommant Christophe Castaner à Beauvau, Emmanuel Macron a un peu plus fragilisé son parti LREM, déjà désorienté par l'affaire Benalla et la rentrée calamiteuse du chef de l'État. Macron a bien compris que sans colonne vertébrale idéologique solide et sans chef à la tête de son très jeune patri politique (un leader un peu plus présent et rayonnant que Castaner ne l'avait été jusque là), les marcheurs auront beaucoup de mal à s'enraciner dans la société française et à remporter de nouvelles victoires électorales. Les cadres de LREM se sont donc réunis ce week-end et ils désigneront donc leur nouveau délégué général le 1er décembre prochain avec une difficulté et non des moindres : le jeune parti présidentiel manque de personnalités d'envergure pour s'imposer

    En ce qui concerne la ligne politique du parti, les marcheurs y travaillent. Ils sont partagés entre leur aile gauche, venue du PS, qui veut redonner force et vigueur à l'idée du "progrès social" et leur aile droite proche des gaullistes sociaux et des centristes, elle, beaucoup plus pragmatique et qui se méfie des idéologies. Un compromis pourrait être trouvé autour de l'idée que la société doit offrir mieux à chaque nouvelle génération. Une nouvelle version de l'ascenseur social et des bénéfices du contrat républicain en quelque sorte. Ce qui est sûr, c'est que les marcheurs devraient se dépêcher de la définir cette fameuse ligne politique car, 18 mois après l'arrivée de leur champion à l'Élysée, ils n'ont toujours pas de corpus idélogique et ça finit par se voir... 

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  • Brexit : un nouveau vote possible ?

    Soumis par Lorraine Rdd le Lundi 22 octobre 2018 à 10:54
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    Au moment où les négociations sur le Brexit sont dans une impasse, plus d’un demi-million d’anglais ont défilé samedi pour réclamer un nouveau référendum.

    C’est la plus grande manifestation que Londres ait jamais connue depuis la guerre en Irak. Près de 600.000 britanniques ont défilé en agitant des drapeaux européens. Les slogans étaient sans ambiguïté : on entendait : "Arrêtez le Brexit", "le Brexit est mauvais" ou encore "j’ai 16 ans et le Brexit a volé mon avenir". Cela intervenait au terme d’une semaine marquée par des négociations très difficiles entre Theresa May et le Conseil Européen. A tel point que l’hypothèse d’un "no deal" - c’est-à-dire d’un Brexit sans accord – est sur toutes les lèvres.

    Mais alors est-ce possible de voir les britanniques voter à nouveau sur ce sujet ? Eh bien oui, c’est toujours possible. On en a parlé dés le premier réferendum et la démission de David Cameron. Ce qui est certain, c’est que Theresa May, la première ministre, est totalement opposée à cette éventualité. Elle qui a fait campagne il y a deux ans contre le Brexit se veut désormais inflexible. Elle reste convaincue qu’un accord avec Bruxelles peut être trouvé d’ici le mois de mars. Ce dont doutent désormais, non seulement les britanniques, mais aussi les milieux économiques – notamment à la City – et surtout, ses propres amis du parti conservateur.

    Et puis imaginons qu’il y ait un nouveau référendum. Vous vous souvenez qu’en juin 2016, 52 % des britanniques avaient voté oui au Brexit. Pour des raisons très différentes autant de politique intérieure que de politique extérieure. Aujourd’hui les sondages donnent un résultat très différent. Puisque 53 à 55 % des britanniques voteraient en faveur du "Remain", c’est-à-dire contre le Brexit. Mais vous l’avez compris pour qu’un tel vote ait lieu, il faut que Theresa May soit débarquée. Or qui prendrait sa place ? Très probablement Boris Johnson, l’ancien Maire de Londres qui est un fanatique du Brexit.

    Il y a donc deux issues. La pire, c’est effectivement un no-deal, notamment à cause de la question irlandaise, car l’Europe ne veut pas que l’on installe 1.400 kms de frontières entre les deux Irlande. Et puis parce qu’il commence à être bien tard pour négocier des accords sur la libre circulation des citoyens et des marchandises. Et puis la moins pire, ce serait de décaler d’un ou deux ans la date du Brexit afin de négocier une sortie sans trop de dégâts. Mais Michel Barnier le négociateur européen ne veut pas décaler les échéances. C’est peut-être une question de posture. Car la sagesse voudrait que tout le monde évite une solution de blocage.

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  • Relations avec l'Arabie Saoudite : la honte et le déshonneur

    Soumis par Lorraine Rdd le Vendredi 19 octobre 2018 à 10:19
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    RELATIONS AVEC L’ARABIE SAOUDITE : LA HONTE ET LE DÉSHONNEUR !
     
    Il ne fait plus de doute aujourd’hui que le journaliste Jamal Khashoggi a bien été assassiné dans le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul. Pourtant deux thèses s’opposent : une décapitation après lui avoir découpé les doigts ou, pire, une découpe du corps vivant opérée par un médecin venu d’Arabie saoudite bref l’horreur absolue
     
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    Oui nos relations à nous occidentaux avec ce pays moyenâgeux qui pend les homosexuels, lapide les personnes adultères, dans lequel les non musulmans et les immigrés n’ont aucun droit, où les femmes sont des sous humains vivant sous l’autorité d’un homme sont une honte pour nous occidentaux,
     
    RELATIONS AVEC L’ARABIE SAOUDITE : LA HONTE ET LE DÉSHONNEUR !
     
    Et en politique étrangère c’est pire : outre l’assassinat d’Istanbul, qui a armé et formé les talibans ? l’Arabie saoudite. Qui a armé et financé Daech ? L’Arabie saoudite. Qui massacre depuis des mois et sans arrêt au Yemen avec des armes américaines, françaises, britanniques ou allemandes ? L’Arabie saoudite.
     
    RELATIONS AVEC L’ARABIE SAOUDITE : LA HONTE ET LE DÉSHONNEUR !
     
    Alors c’est vrai : les saoudiens nous tiennent en menaçant de faire monter le pétrole à 200 dollars le baril et les milliards de contrats qu’ils signent (380 milliards de dollars en un weekend pour Trump) sont allechants. Alléchants au point que les USA font tout aujourd’hui pur dédouaner l’Arabie saoudite de l’assassinat de Jamal Khashoggi tandis que la France par la voix de son ministre de la défense dit, gênée, que les armes que nous leur vendons ne sont pas censées être utilisées au Yemen. 
     
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  • Quand les députés votent un crédit d’impôt pour ceux qui hébergent les migrants

    Soumis par Lorraine Rdd le Vendredi 19 octobre 2018 à 09:59
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    Emmanuel Macron avait promis, de supprimer les niches fiscales. Et hier en une seule séance ses amis en ont créé trois…

     

    Hier, les députés ont voté trois amendements un peu surréalistes. Les deux premiers prévoient des crédits d’impôts pour tous ceux qui mettent un bien immobilier à la disposition des sans-abris. Ces déductions seront calculées en fonction du montant de la taxe foncière du local prêté à telle ou telle association... Le troisième est bien plus polémique. Il s’agit – tenez-vous bien - d’un crédit d’impôt de 5 euros par nuitée, pour chaque français qui héberge chez lui un réfugié. Le cadeau fiscal est plafonné à 1.500 euros par an, soit 10 mois d’hébergement. 

    Et ça, ça va naturellement relancer le débat sur l’accueil des réfugiés. D’autant plus qu’il y a un an ce gouvernement a diminué les aides aux logements pour les moins aisés des français, notamment les étudiants ou les personnes âgées de 5 euros par mois. Or là que voit-on ? 5 euros accordés en cadeau fiscal à ceux qui hébergent des réfugiés ou des migrants, qui sont par nature en situation irrégulière. Je vous rappelle qu’il y a encore quelque mois le fait d’héberger un réfugié était un délit. Et le Conseil constitutionnel a modifié cette disposition au mois de juillet dernier

    Il est certain que ces nouveaux cadeaux fiscaux vont être utilisés. Surtout l’année prochaine avec la mise en place du prélèvement à la source. Mais cela crée deux problèmes majeurs : d’une part le contrôle que ces hébergements de sans-abri comme de réfugiés ont bien eu lieu. Je serais curieux de savoir qui va vérifier la véracité des déclarations. D’autre part, et c’est le plus grave, il s’agit de la création d’une nouvelle pompe aspirante pour l’immigration sauvage. Dès la semaine prochaine de l’autre côté de la Méditerranée, tout le monde sera au courant de ce cadeau fiscal fait aux français qui accueillent des personnes qui fuient leur pays. On ne pouvait pas trouver mieux pour amplifier l’immigration sauvage, massive et incontrôlée. Et de surcroît aux frais de la Princesse !

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  • Le quinquennat de Macron est fini

    Soumis par Lorraine Rdd le Jeudi 18 octobre 2018 à 11:36
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    Le remaniement, c'est fait, et comme prévu, il ne convainc pas vraiment. Selon un sondage Sud Radio/Ifop, 58 % des Français ne sont pas contents de cette nouvelle équipe gouvernementale... Et maintenant ? 

    Ça n’est pas tant la "ternitude" de ce remaniement qui ne satisfait pas les Français, non derrière ce mécontentent, il y a en fait une question : les résultats, c’est pour quand ? Alors on nous rétorquera qu’il faut laisser du temps au Président. Oui mais, c’est lui-même qui a théorisé cette vitesse, cette promesse de rapidité, en réaction à la "mollesse" de ce roi fainéant qu’était supposé être François Hollande. Sauf que dans la lenteur d’exécution, Macron semble faire du mauvais Hollande.

    D’ailleurs, vous noterez que dans son intervention crépusculaire, il l’a dit en creux : parfois nous voulons aller vite mais nous sommes bloqués. En gros, c’est pas moi, c’est la haute fonction publique le carcan qui nous bloque et ces sacrés réfractaires qui ne veulent pas des réformes. C’est un peu court.

    En fait, les Français semblent surtout ne plus comprendre ce que veut Emmanuel Macron. D’autant qu’il brouille lui même les cartes : ce remaniement, par exemple devait être une formalité, mais, il a pris 15 jours et c’est la montagne qui accouche d’une souris. Ce remaniement, il voulait le banaliser, au point de l’annoncer par simple communiqué mais en décidant à la va vite une intervention télévisée contre l’avis de ses conseillers, le soir même, il remet lui même la lumière sur ce non événement

    Dans son allocution télévisé volontairement dramaturgique, il évoque une Europe en danger dont lui serait forcément le sauveur et lance ainsi sa campagne des européennes. Mais rien dans ce remaniement ne montre une dynamique européenne. Pire ! Le parti présidentiel, qui doit être le moteur d’une campagne semble être la dernière roue du carrosse...

    Castaner parti a Beauvau, aucune succession n’est évoqué clairement... Vous n’allez pas me dire qu’en 15 jours, on ne pouvait pas imaginer un dispositif politique cohérent pour au moins l’amorcer dans la foulée du départ de Castaner ! Rien ne semble penser. Tout semble à là va comme je te pousse.

    Pour moi, tout ceci signifie que le quinquennat est fini. Pas sûr le plan politique car, on l’a vu avec François Hollande, on peut continuer de présider même avec 15 % d’opinion favorable. Les institutions vous protègent jusqu’au bout, en revanche il est certainement terminé dans la dynamique des réformes. Car avoir une majorité pléthorique ne suffit pas. Il faut être capable d’entraîner un pays, un corps social, un corps politique. Hollande aussi avait une majorité mais faute d’adhésion populaire, la machine s’est bloquée. Si Emmanuel Macron ne prend pas réellement la mesure de cette colère qui s’installe sur sa personne, de ces colères du quotidien sur l’essence, les impôts, la CSG, on peut prédire des années convulsives jusqu’à la fin du quinquennat, entre un pouvoir affaibli et des oppositions chauffées à blanc.

    On les a vus se réveiller dans l’affaire Benalla. On le voit aussi dans l’affaire Mélenchon, qui au-delà de la théâtralité, porte des accusations graves sur une police politique. Ces chocs frontaux vont évidemment se multiplier et avec ce remaniement sans force, sans figure puissantes pouvant porter la parole présidentielle, Macron ne s’est pas donné les moyens de passer les 40 ieme rugissants.

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