• Faisons comme Trump, taxons les produits chinois !

    Soumis par Jeremy Jeantet le Mercredi 19 septembre 2018 à 09:09
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    Après avoir mis en œuvre en juillet des droits de douane de 25 % sur 50 milliards de dollars d'importation chinoises, le président des États-Unis a annoncé l'imposition de nouveaux droits de douane de 10 % visant quelque 200 milliards de dollars supplémentaires de produits venus de Chine, 10 % qui vont grimper à 25 % d'ici à la fin de l'année.

    Faisons comme Trump, taxons les produits chinois !

    Oui il a raison et je pense même qu’il ne va pas assez loin et qu’il devrait taxer les produits venant de pays pratiquant un dumping social et environnemental massif comme l’Inde ou le Bangladesh où des esclaves travaillent pour 2 dollars par jour dans les usines textiles, 1 dollar par jour dans les autres usines.

    Faisons comme Trump, taxons les produits chinois !

    Car la Chine comme ces pays, taxent nos produits, qui pourtant sont fabriqués avec des conditions sociales et environnementales optimales. On nous avait dit il y a 25 ans lors de l’ouverture de la Chine qu’on allait leur vendre des avions et des voitures et qu’ils nous vendraient des chemises. Avec 35 % de droits de douane à l’importation sur les voitures européennes, elles sont fabriquées en Chine, comme nos Airbus, dont la famille A320 pour le marché chinois est fabriquée à Tianjin depuis 10 ans, usine de Tianjin qui aménage depuis l’an dernier les cabines d’A330 fabriqués à Toulouse.

    Faisons comme Trump, taxons les produits chinois !

    Car comme les Chinois se protègent nous avons un déficit commercial avec eux de 30 milliards d’euros avec 16 milliards d’exportation et 46 milliards d’importation. 46 milliards taxés à 25% comme aux USA, cela ferait 11,5 milliards dans les caisses de l’état, plus du double du déficit de la sécurité sociale qui était de 5,1 milliards l’an dernier. Ainsi plus de problèmes pour financer les retraites, la protection sociale ou les caisses de l’état comme font les chinois et les américains

    Faisons comme Trump, taxons les produits chinois !

     

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  • Comment (bien) choisir son taux d'imposition du prélèvement à la source ?

    Soumis par Jeremy Jeantet le Vendredi 14 septembre 2018 à 09:25
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    Nous avons jusqu’à samedi 15 septembre pour choisir le taux d’imposition qui va déterminer le montant de l’impôt prélevé sur notre bulletin de salaire à partir de janvier prochain. Si on pense s’être trompé on pourra quand même changer de taux jusqu’à fin décembre, mais comment faire le bon choix ?

    Nous avons le choix entre 3 taux : le taux individualisé, le taux personnalisé et le taux neutre.

    Vous êtes célibataire. C’est très simple : le taux individualisé ou personnalisé, c’est pareil.

    Vous êtes marié, ce n’est plus la même chose. Vous pouvez choisir le taux personnalisé si vous et votre conjoint gagnez à peu près la même somme et si vous avez un compte commun. Vous faites jouer la notion de foyer fiscal.

    Mais si vous gagnez beaucoup plus que votre épouse et si vous avez des comptes séparés, vous avez intérêt tous deux à choisir le taux individualisé. Celui qui gagne un petit salaire a de grandes chances de ne pas être imposable.

    Mais que l'on soit avec un taux personnalisé ou individualisé, on paie le même montant d’impôt.

    Dans le choix du taux personnalisé, c’est le foyer qui paie. Dans le choix du taux individualisé, ce sont deux individus. Mais l’impôt est plus lourd pour celui qui gagne le plus. La somme à donner au Trésor Public est la même. Il n’y a pas de tour de passe-passe avec les taux.

    Pour le taux neutre, en revanche, il ne présente un intérêt que pour ceux qui ne veulent pas que leur employeur connaisse leur taux fiscal de référence.

    Mais sincèrement le taux recouvre une multitude de situation pour des milliers de contribuables, donc il ne livre pas de secrets à votre patron. Et puis attention ! Si le taux qui correspond à vos revenus est de 14 % et que vous décidez d’opter pour le taux neutre à 10 %, vous devrez reverser chaque mois de l’argent au fisc en plus du prélèvement sur votre bulletin de salaire !  Normal le taux de 10 % est plus faible que celui de 14 %. Le fisc n’oubliera pas de vous prendre de l’argent sur votre compte.

    S'agissant des crédits d'impôts, le gouvernement a décidé de faire simple.

    Avec le prélèvement à la source, l’argent qui est prélevé sur votre salaire ne tient pas compte des déductions d’impôts.

    Ça signifie que vous faites une avance de trésorerie. Des contribuables peuvent connaitre des difficultés financières. Le fisc a donc décidé de verser un acompte de 60 % en janvier. Puis le solde de 40 % en juillet. Une régularisation sera possible en septembre. Sont concernés par cette mesure les crédits d’impôts pour les services à la personne, les frais de garde d’enfants ou de personnes âgées en Ehpad. Les dons, mais aussi tous les crédits d’impôts, pour l’investissement locatif, comme les dispositifs Duflot, Pinel et Scellier...

     

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  • Le groupe Leclerc se lance dans l'électricité

    Soumis par Jeremy Jeantet le Jeudi 13 septembre 2018 à 08:56
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    C'est ce jeudi que les Centres Leclerc se lancent dans un domaine tout nouveau pour eux, la fourniture d'électricité. Et naturellement, à prix fortement réduit.

    L’électricité est une activité dérégulée depuis quelques années. Ça veut dire qu’elle n’est plus le monopole d’EDF. Et ça va plus loin puisque EDF est même obligé de revendre de l’électricité qu’elle produit à des acteurs qui sont ces concurrents.

    Le principal concurrent c’est bien sûr Engie qui distribue aussi le gaz. Mais il y a également Total qui vient de racheter Direct Energie. Et quelques jours après Casino, à travers CDiscount, c’est au tour des Centres Leclerc de se lancer sur ce marché

    C’est d'abord un très beau coup marketing, comme sait le faire la chaîne de grande distribution de Michel-Édouard Leclerc. D’autant qu’elle promet que son électricité sera 100 % d’origine renouvelable. Ce qui est évidemment vendeur. Et puis n’oubliez pas que Leclerc vend déjà de l’énergie, avec ses pompes à essence ou ses bouteilles de gaz.

    Mais surtout, comme tous les grands distributeurs, Leclerc a besoin de se diversifier hors de l’alimentation face au monstre qu’est Amazon et qui révolutionne la distribution. Or l’énergie fait partie des budgets qui augmentent le plus chez les Français. D’où l’idée d’arriver avec des prix cassés.

    Pour le consommateur, acheter son électricité chez Leclerc ou Casino, plutôt qu'EDF, représente une remise de 10 % environ. Voire 20 % si vous acceptez que l'on vous paie en bons d'achats Leclerc.

    Alors il ne faut pas non plus s’emballer. Cette remise n’est calculée que sur l’électricité consommée, mais pas sur les coûts d’acheminement ou sur les taxes. Néanmoins la commission de régulation de l’énergie a estimé que cela correspondait à une économie de 10 euros par mois pour un client chauffé à l’électricité. Soit aussi 120 euros par an. Ce qui n’est pas neutre. C’est pourquoi Michel-Édouard Leclerc compte attirer 3 millions de clients d’ici 2025. Pour mémoire, aujourd’hui, il y a déjà 6,5 millions de Français qui sont éclairés ou chauffés par un concurrent d’EDF.

    La concurrence a donc du bon pour le consommateur.

    Pendant des années, les Français ont subi les tarifs réglementés d’un monopole qui s’appelait EDF. Et maintenant ils peuvent faire des économies, dans la mesure où le prix de l’électricité n’augmente pas.

    Bien sûr, avec les contraintes environnementales et avec une hausse de la demande, les tarifs vont nécessairement augmenter. Surtout si EDF se voit contraint de réduire la taille de son parc nucléaire. Mais ce qui s’est passé pour EDF pourrait arriver un jour pour la SNCF et pour les rares monopoles d’État qui subsistent.

    Des monopoles qui non seulement sont chers, mais sont aussi souvent peu efficaces. C’est le second avantage de la concurrence, c’est qu’il oblige des vieux mammouths comme EDF à se restructurer afin de redevenir compétitif. Si bien qu’au final tout le monde y gagne.

     

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  • Apple présente ses nouveaux modèles aujourd'hui lors de sa Keynote annuelle

    Soumis par Jeremy Jeantet le Mercredi 12 septembre 2018 à 09:01
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    Le géant américain Apple organise aujourd'hui sa traditionnelle Keynote, grande présentation annuelle de ses nouveautés, notamment en matière de smartphones.

    Apple a eu beau s’imposer au départ sur le marché des micro-ordinateurs, ce sont les iPhones qui font tourner cette entreprise qui est depuis un mois la plus grande au monde par la valorisation boursière. En l’espace de onze ans, date de l’apparition du premier iPhone, Apple en a vendu près d’un milliard et demi. Et cette réussite est due au fait que la firme à la pomme renouvelle régulièrement sa gamme de smartphones. Ce qui lui permet d’en augmenter le prix et donc ses bénéfices.

    Mais est-ce qu’il n’y aura pas un moment où les particuliers arrêteront d’acheter des téléphones dont le prix dépasse maintenant les 1000 euros ?

    Curieusement le dernier iPhone mis en vente par Apple en fin d’année dernière et qui vaut plus d’un mois de salaire dans certains pays est le smartphone le plus vendu au monde.

    Bien sûr il est très performant. Bien sûr il est esthétique. Bien sûr il a les meilleurs composants possibles.

    Mais beaucoup l’achètent aussi car c’est devenu une sorte d’emblème social, comme un sac Hermès ou une Rolex pour d’autres. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la patronne du marketing d’Apple a été formée chez Burberry’s.

    C’est donc cette mécanique bien huilée qui permet à Apple de voir son cours de bourse grimper tous les jours. 

    Jusqu’au moment où la mécanique se grippe. Et là, le hic, il ne vient pas de Apple qui va présenter ce soir de très beaux produits, très attrayants et très chers. Il vient de Donald Trump.

    Tous les iPhones sont fabriqués en Chine avec des prix très bas. Si le président américain impose des droits de douane de 20, 30 ou 50 %, Apple ne pourra pas relever ses prix qui sont déjà très élevés. Et ce seront ses bénéfices qui vont chuter. Il y a donc une sacrée épée de Damoclès qui pèse sur le modèle économique du groupe. Et qui tient au bon plaisir du Président américain.

    Toute la question est donc de savoir si Donald Trump prendra ce risque, car la chute d’Apple en bourse pourrait entraîner d’autres stars de la nouvelle économie.

    Le second point, c’est que Apple a versé il y a quelques mois 38 milliards de dollars d’impôts au fisc américain. Dans ces cas-là on évite de tuer la poule aux œufs d’or. Et puis s’il y a des mesures douanières qui sont populaires auprès des Américains, comme sur l’acier par exemple, ce ne serait pas le cas pour Apple.

    Beaucoup d’Américains ont chez eu un ou deux, voire trois produits marqués du signe de la pomme. Et s’ils doivent les remplacer par des produits plus chers, à cause des Chinois, ils vont le vivre comme une forme d’impôt qui serait très impopulaire. Voilà pourquoi Donald Trump, qui est plutôt impulsif, a la main qui tremble sur ce sujet. En attendant de voir ce que dira Tim Cook, le patron d’Apple, ce soir où il sera évidemment interrogé sur ce sujet.

     

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  • Les dépenses de santé augmentent: bonne nouvelle !

    Soumis par vdarsy le Mardi 11 septembre 2018 à 07:35
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    Les dépenses de santé augmentent: bonne nouvelle !

    Alors Yves on a appris que chaque français dépense en moyenne 3.000 euros par an pour sa santé. C’est un record ? Mais est-ce que c’est un problème ?

     

    C’est effectivement un record au niveau européen. Selon le ministère de la Santé les dépenses de soin des français ont atteint l’an passé près de 200 milliards d’euros. Ce qui représente 8,7 % de notre richesse nationale. C’est un problème, parce que ces dépenses de santé n’arrêtent pas de progresser et qu’il faut trouver les moyens de les financer. Mais c’est aussi une bonne chose. Car les pays les plus développés sont ceux où l’on prend soin de soi. Aux Etats-Unis ces mêmes dépenses représentent 16 % de la richesse nationale. Avec un système de financement moins égalitaire qu’en France.

     

    Pourquoi dites-vous que c’est bon que les dépenses de santé augmentent? Cela pourrait être inquiétant au contraire ?

     

    Non c’est une bonne chose. Car lorsqu’on les analyse de près, on constate que cela est dû au vieillissement de la population. On ne va pas se plaindre que l’espérance de vie des français augmente. C’est bon aussi, parce que de plus en plus de personnes en situation précaire ont accès aux soins. Ce qui n’est pas le cas des Etats-Unis que je vous citais à l’instant. Et puis dernière chose, lorsqu’il y a soixante-dix ans, ceux qui ont créé la Sécurité sociale ont jugé normal que l’on rembourse les dépenses de santé, c’est en partant du principe que se soigner est une attitude civique qui profite à l’ensemble de la société.

     

    Mais ces 200 milliards d’euros, il faut tout de même les trouver ?

     

    Vous avez parfaitement raison. C’est pourquoi le gouvernement fixe chaque année un objectif de dépense d’assurance maladie. Et selon nos informations Agnès Buzyn, la Ministre de la Santé, aurait obtenu que cet objectif progresse de 2,4 % en 2019. Nous serons donc autour de 205 milliards d’euros dépensés pour notre santé. Avec un financement assuré autour des trois quarts par la Sécurité Sociale, et donc par les cotisations prises sur le travail et à hauteur de 13 % par les mutuelles. Et au final le reste à charge pour chaque français est de l’ordre de 7 %. Ce qui est le taux le plus faible d’Europe, alors que nous avons les dépenses les plus élevées.

     

    Est-ce qu’à long terme, ce système est soutenable en dépit des déficits récurrents de la sécurité sociale ?

     

    Primo nous avons l’un des meilleurs systèmes de santé au monde. Et il faut à tout prix qu’il le reste. Secundo : la sécurité sociale est à la recherche constante d’économies. C’est par exemple tout le sujet de cette grande question de la rentrée, sur le paiement des arrêts de travail de courte durée ? Tertio : il est bien qu’à travers tous ces chiffres, les français prennent conscience que la santé n’a pas de prix. Mais qu’elle a un coût. Voilà pourquoi il est tellement important de lutter contre les fraudes sociales, les fausses cartes vitales ou les arrêts de travail de complaisance. Et surtout de développer la prévention qui coûte toujours moins cher que la guérison.

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  • La face cachée du prélèvement à la source

    Soumis par Lorraine Rdd le Jeudi 6 septembre 2018 à 11:10
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    Il existe une face cachée à la réforme du prélèvement à la source. Pour la comprendre, il faut remonter à l’époque de la campagne présidentielle de 2012. Vous vous en souvenez sans doute – ou pas – les socialistes voulaient à l’époque faire une "révolution fiscale". Pour ce faire, ils avaient emprunté l’idée de l’économiste Thomas Piketty qui était la suivante : l’impôt sur le revenu est truffé d’abattements et d’exonérations, de telle sorte qu’il devient dégressif. En clair, ce n’était pas le principe "plus on est riche plus on paie". Liliane Bettencourt par exemple, de son vivant, était l’une des plus grandes fortunes françaises mais avait un taux moyen d’imposition de 20 % seulement alors qu’un cadre peut aller jusqu’à 30, 40 % ! L’idée était ainsi de rebâtir un grand impôt citoyen notamment en fusionnant l’impôt sur le revenu et la cotisation sociale généralisée. Du même coup, comme on s’adossait à la CSG, l’idée c’était de faire un prélèvement à la source. Et à l’époque, une personne était très opposée à cet effet redistributif : c’était Emmanuel Macron.

    En somme, le chef de l’état reprend à son compte l’idée du PS alors qu’il était farouchement contre. Mais c’est encore plus rusé que cela. Après tout, on pourrait se dire que le mode de prélèvement importe peu, que ce soit le service des impôts ou l’employeur qui le fasse, ça revient au même, c’est neutre ! Or non, ça ne l’est pas. L’impôt sur le revenu est très compliqué, et si on l’adosse à un système qui est proche de la CSG, on va obligatoirement, mécaniquement, implacablement, vers une simplification de de l’impôt. Et cette simplification, c’est la remise en cause de sa progressivité ! On risque d’assister du même coup à une contre-révolution fiscale.

    On reviendrait à un principe fiscal absolument détestable où l’on ne fait pas payer les riches mais les pauvres qui sont beaucoup plus nombreux.

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  • Les GAFA sont de plus en plus puissants

    Soumis par Lorraine Rdd le Jeudi 6 septembre 2018 à 08:56
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    Après Apple le mois dernier, c’est au tour d’Amazon de franchir la barre des 1.000 milliards de dollars de valeur…Cela signifie que ces groupes valent ensemble autant que le PIB de la France. C’est-à-dire la richesse produite par notre pays en un an. Tout cela parait démesuré. Surtout lorsque l’on sait que Amazon réalise 3 petits milliards de bénéfices pour un chiffre d’affaires de 180 milliards. Et ce n’est sans doute pas fini puisque l’un des analystes les plus en vue de Wall Street anticipe une nouvelle hausse de l’action Amazon de 25 %. Quant à Apple, la valeur pourrait profiter des annonces de lancement de nouveaux produits le 12 septembre.

    Google qui pourrait également franchir le cap très bientôt. Alphabet (ex-Google) vaut 900 milliards de dollars et grimpe tous les jours, laissant maintenant loin derrière des groupes comme Netflix, Facebook, ou Twitter. En fait ces trois entreprises qui valent 3.000 milliards ont la particularité de tout savoir de nous. Quand vous faites, une recherche sur un ordinateur situé au 104 avenue du Président Kennedy (ndlr : adresse de Sud Radio), Google le sait et vous envoie de la publicité pour le restaurant le plus proche. Quand vous achetez, un livre sur Amazon, vous recevez dans la foulée une offre d’achat pour un film adapté d’un ouvrage du même auteur. Idem avec I-Tunes, la boutique de contenus d’Apple.

    Nos noms et adresses qui font la valeur de ces groupes mais pas que. Les GAFA stockent toutes les données nous concernant. Par la géolocalisation, les endroits où nous allons en voyage. Les achats que nous faisons. Nos habitudes en termes de loisirs, de déplacements, de restaurants. Et ces données, c’est leur trésor, car grâce à des algorithmes, c’est-à-dire des programmes informatiques ad hoc, ils croisent toutes ces données pour nous proposer des produits que nous n’aurions pas penser acheter. Et puis surtout tant Apple qu’Amazon ont lancé des formules d’abonnements qui leur permet de nous ficeler encore davantage, sans qu’on l’imagine, puisqu’en contrepartie on a le droit à des services supplémentaires.

    Tout cela a tout de même un côté Georges Orwell. Avec un Big Brother qui sait tout sur nous et qui nous suit, avec notre complicité en plus. C’est pourquoi la limite de ces groupes - qui vont continuer à grossir par des rachats ou par des lancements de nouveaux services – ce sont les pouvoirs publics. Déjà Donald Trump a commencé à émettre des tweets corrosifs sur Amazon qui détruit le petit commerce. Et à un moment ce pourra être la Cour Suprême qui jugera que la vie privée des américains est menacée. Ou bien ce seront les instances anti-trust qui jugeront que ces firmes ont trop de pouvoir. Comme elles l’ont fait avec Microsoft il y a une vingtaine d’années.

    En attendant l’Europe, elle regarde les trains passer, et est incapable de donner naissance à des entreprises aussi créatives, aussi riches et aussi conquérantes. Il y a quarante ans pour répondre à Boeing on créait Airbus, ou pour contrer la Nasa on créait Ariane. C’est avec ce type d’exemple que l’on mesure, hélas, l’absence d’ambition européenne. 

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  • Le prélèvement à la source, c'est non !

    Soumis par Lorraine Rdd le Mercredi 5 septembre 2018 à 11:27
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    Hier, Édouard Philippe a annoncé au JT de TF1 que le prélèvement à la source serait en vigueur à partir du 1er janvier 2019. Après 10 jours de doutes, la décision est donc prise, qu'importe les conséquences que cette dernière risque d'entraîner. 

    NON AU PRELEVEMENT A LA SOURCE !

    Edouard Philippe l’a confirmé hier sur TF1 , l’impôt sur le revenu sera prélevé à la source le 1er janvier prochain et seul contre tous je dis 

    NON AU PRELEVEMENT A LA SOURCE !

    Car le salaire net des français va mécaniquement baisser et cela est mauvais avec une croissance déjà en berne car avec un salaire plus bas on consomme moins, c’est psychologique mais c’est comme ça

    NON AU PRELEVEMENT A LA SOURCE !

    Car il y a des bugs nombreux du côté de Bercy et que va t’il se passer à partir du premier janvier si ceux-ci ne sont pas solutionnés d’ici là ? On imagine les problèmes pour les personnes confrontées à l’administration fiscale qui n’est pas toujours à l’écoute des contribuables et c’est un doux euphémisme

    NON AU PRELEVEMENT A LA SOURCE !

    Car nombre d’entreprises ne sont pas prêtes et que va t’il se passer pour les salariés des entreprises qui ne sont pas prêtes ? Bonne question on aura la réponse au prochain épisode.

    NON AU PRELEVEMENT A LA SOURCE !

    Car un employé qui a du patrimoine immobilier ou des revenus mobiliers et qui demandera une augmentation à son patron pourra se faire rétorquer qu’il n’est pas franchement dans le besoin et que donc il peut bien s’en passer

    NON AU PRELEVEMENT A LA SOURCE 

    Car le prélèvement à la source fait disparaître le foyer fiscal et cela va inéluctablement créer des injustices, de plus comme il faudra toujours faire sa déclaration de revenus, cela ne signifie en rien une simplification

    NON AU PRELEVEMENT A LA SOURCE !

    Il y a dans la constitution un principe de précaution et, vu tous les problèmes posés par l’impôt à la source il aurait mieux valu, à défaut de ne pas l’appliquer, au moins le reporter au nom de ce principe de précaution  

    NON AU PRELEVEMENT A LA SOURCE !

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