• Le succès foudroyant de la plateforme Doctolib

    Soumis par Lorraine Rdd le Jeudi 21 mars 2019 à 12:31
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    Alors Yves, beaucoup d’auditeurs ont peut-être déjà utilisé le site Doctolib. Sans savoir que cette jeune entreprise vaut déjà un milliard d’euros…

    Oui, aujourd’hui où il est de bon ton de trouver que rien ne fonctionne bien, voilà une entreprise française qui a poussé comme un champignon.

    Il s’agit de la plate-forme sur internet Doctolib qui a été créée il y a 5 ans et qui permet à des millions de patients de prendre rdv chez le médecin.

    Rendez-vous compte que désormais chaque mois, 30 millions de patients vont sur ce site pour obtenir un rendez-vous de médecin ! 

    Il n’y a rien de révolutionnaire. Sauf que c’est devenu tellement compliqué de voir un praticien que Doctolib a su en profiter. Et cette société, créée par un HEC, plus passionné par le tennis que par les affaires, est désormais valorisée 1 milliard d’euros.

    Ce qui en fait ce qu’on appelle une "licorne", à l’image de BlaBlaCar, de Deezer, de Vente-Privée et de la société informatique OVH.

     

    Pourquoi un tel succès aussi foudroyant ?

     

    C’est simple, Doctolib a constaté, comme le fait aujourd’hui Madame Buzyn, que l’on manquait de médecins et que c’était de plus en plus difficile d’obtenir un rendez-vous rapide. La société vend donc son service à 75.000 praticiens en France et en Allemagne ainsi qu'à 1.400 établissements de santé.

    Mais ça, c’est la base du business. Maintenant Doctolib veut attaquer le marché de la téléconsultation, d’autant plus utile à l’heure où l’on parle des déserts médicaux.

    Doctolib va donc proposer aux médecins, de dialoguer avec leurs patients, de voir des radios, d’envoyer des ordonnances par mail et de bénéficier du télépaiement.

    En fait si Doctolib marche si bien, c’est parce que la médecine libérale est devenue difficile d’accès. Soit parce qu’il y a des déserts médicaux, soit parce que les médecins sont surchargés.

    Le risque c’est de voir Doctolib passer sous contrôle étranger. Ce serait dommage de voir filer une entreprise qui parvient à réparer ce que nos politiques ont réussi à défaire en matière de santé publique.

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  • Finalement… Macron envisage de rétablir l’ISF !

    Soumis par Lorraine Rdd le Mercredi 20 mars 2019 à 11:12
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    Alors, Yves, c’est vraiment incroyable ce qui s’est passé hier soir à l’Elysée, où Emmanuel Macron a estimé qu’il faudra peut-être revenir sur la réforme de l'ISF ! 

    Oui c’est incroyable. Parce que lorsque le Grand Débat a débuté à la mi-janvier, Emmanuel Macron a tenu à préciser que le sujet de l’ISF était tabou. Et depuis deux mois, plusieurs voix se sont élevées, y compris à droite pour revoir cette transformation de l’ISF en IFI. A chaque fois, le Chef de l’Etat a expliqué que cette mesure figurait dans son programme et qu’on n’allait pas détricoter ce qui était voté. Mais ce n’est pas parce qu’on répète dix, vingt ou trente fois les choses qu’on arrive à faire changer les Français d’avis. Eux considèrent à 77 %, selon les derniers sondages, que la retouche de l’ISF a été une erreur. Surtout vendredi dernier, dans le sondage du Figaro sur les mesures que les Français attendent à l’issue du grand débat, le rétablissement de l’ISF arrive en cinquième position.

     

    C’est ce qui a poussé Emmanuel Macron à changer d’avis ?

     

    Oui il faut le croire. De même que sur la taxation des carburants, après avoir dit non, il a fini par céder. Alors là, il n’a pas encore changé d’avis. Il a simplement expliqué qu’il faut attendre de voir si la suppression de l’ISF a vraiment incité les personnes fortunées à investir davantage dans l’économie productive.

    Mais il a ouvert une porte, devant une soixantaine d’intellectuels, qui désormais aura du mal à être refermée. Avec deux risques. Le premier, c’est de recréer une instabilité fiscale terriblement dangereuse pour le pays et ses chefs d’entreprise. Le second, c’est de passer pour une girouette. Déjà : dix jours après les violences du 1er décembre il a mis 10 milliards pour le pouvoir d’achat. Et là, deux jours après le grand cassage de l’ultragauche sur les Champs-Elysées, il se dit prêt à revenir en arrière sur l’ISF. Au risque de perdre toute sa crédibilité et sa volonté de réformes.

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  • Manifestations des Gilets Jaunes : une note très salée pour les assurances

    Soumis par Lorraine Rdd le Mardi 19 mars 2019 à 12:46
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    Alors, Yves, la Fédération Française de l’Assurance a déjà recensé un peu plus de 10.000 déclarations de sinistres dues aux manifestations des gilets jaunes, pour un montant de 170 millions d’euros ?

    Oui c’est colossal. D’autant plus que ça ne tient pas compte des évènements de samedi dernier et des 91 commerces vandalisés. C’est-à-dire que si ce désordre continue de régner chaque samedi à Paris et dans les grandes villes on comptera bientôt plus de victimes que de manifestants. Et pour certains commerçants, ces dégradations ont un coût très important parce qu’ils ne seront remboursés que sur les dégâts matériels. Mais si leurs boutiques doivent être refaites et qu’ils sont obligés de mettre des salariés au chômage, pour certains c’est de la pure perte. Car on estime que 30 à 40 % des entreprises n’ont pas d’assurance de perte d’exploitation qui les couvre contre ce type de risque.


    Mais le coût des Gilets jaunes est sûrement bien supérieur en France ?

    Bien sûr, il faut d’abord compter sur tous les commerces qui ferment d’eux-mêmes le samedi et se barricadent avec un manque à gagner. Il faut compter sur tous les Français qui n’ont pas pu aller faire leurs courses dans les grandes surfaces quand les ronds-points étaient bloqués. On estime que ce sont entre 300 et 500 millions d’euros de chiffre d’affaires qui ont été perdus à cause des manifestations. A cela s’ajoutent le coût des dégradations de radars et de péages d’autoroutes, estimé entre 100 et 200 millions d’euros. Au total, les 18 manifestations des gilets jaunes ont fait perdre un milliard d’euros à l’économie française. Et cela, c’est sans compter les effets négatifs en termes d’image, qui vont peser sur l’hôtellerie et le tourisme, surtout si le mouvement dure.
    Bien sûr, nous sommes un pays où existe la liberté de manifester, mais pas celle de casser. Surtout, il faut être cohérent. Et si c’est tout à fait normal de demander plus de pouvoir d’achat, il ne faut pas créer un trou supplémentaire chez ceux qui créent et distribuent ce pouvoir d’achat : les entreprises du pays.

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  • À Montpellier, un bar qui facture ses clients à l’heure et non à la consommation

    Soumis par Lorraine Rdd le Lundi 18 mars 2019 à 12:13
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    Nous parlions l’autre jour des bistrots qui disparaissent mais certains renouvellent l’offre comme celui-ci qui fait payer non pas au verre mais à l’heure, est-ce bien sérieux ?

    C’est l’idée astucieuse d’un bar de Montpellier qui, pour éviter les abus, a fixé une limite. Vous le savez dès l’entrée où s’affiche ce nouveau concept appelé « Colok » ; pas pour trouver des colocataires mais pour consommer différemment : « Ne payez pas au verre mais au temps resté ». Dans le Parisien, le patron explique qu’il existe déjà des cafés qui font ça en France mais qu’ils ne servent pas d’alcool. Quand vous arrivez au bar, vous donnez votre nom et vous payez à la fin, tout simple !

     

    Mais ça peut inciter les gens à boire plus vite ce qui n’est pas très bon…

     

    Vous avez raison et la direction a tout prévu : on ne peut pas prendre plus de 6 verres par heure et par personne ce qui est déjà un bon rythme pour lever le coude ! Et pour éviter que les gens se saoulent, on propose un petit buffet de grignotage à volonté pour manger correctement. Mais le patron explique que les gens ne viennent pas pour ça, ceux qui aiment cette formule sont des gens qui n’ont pas trop d’argent et qui aiment cette autre façon de consommer, plus « comme à la maison » avec des offres gratuites.

     

    Par exemple ?

     

    Des jeux de société, des jeux vidéo, un espace co-working pour travailler, du coup ça devient un espace de vie et beaucoup d’étudiants viennent car ils apprécient ne pas avoir à payer pour chaque consommation. Ils viennent réviser en prenant juste un café. Cela dit de nombreux bistrots offrent de plus en plus de type de service mais c’est la première fois qu’on l’officialise. Est-ce que cela va se généraliser ? En transformant notre bon vieux bistrot en lieu où l’on peut tout faire, bosser, jouer, bouquiner sans se ruiner…

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  • Nice et Lyon : les deux privatisations d’aéroports qui ont bien marché

    Soumis par Lorraine Rdd le Jeudi 14 mars 2019 à 11:12
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    Alors Yves, la privatisation d’Aéroports de Paris est de plus en plus contestée par les parlementaires. Pourtant les aéroports de Nice ou de Lyon-Saint-Exupéry sont de bons exemples d’aéroports privatisés.

    C’est vrai que Bruno Le Maire a de plus en plus de mal à faire accepter par l’opinion publique la privatisation d’Aéroports de Paris. Le fait que les sénateurs Républicains, qui sont des gens plutôt modérés, aient voté contre a créé une prise de conscience nationale. Et tout cela au moment précis où KLM faisait son petit raid boursier éclair sur Air France.

    En même temps le groupe Aéroports de Paris a publié d’excellents résultats pour 2018 avec un gros dividende pour l’Etat. Si bien que les défenseurs de cette privatisation ont du mal à trouver des arguments pour la défendre. A tel point que Benjamin Griveaux a créé le trouble il y a quelques jours en déclarant que l’Etat qui a 50 % pourrait finalement conserver 20 %.

    Malgré tout cette privatisation finira par intervenir ? En tout cas, le vote de la loi Pacte qui autorise la privatisation va intervenir dans les jours qui viennent. Pour le reste je ne mettrai pas ma main à couper sur la détermination du gouvernement à aller jusqu’au bout. D’ailleurs cette privatisation qui était prévue pour cette année est d’ores et déjà reportée aux calendes grecques. Le problème que pose cette privatisation, c’est la vente d’une activité qui n’a pas de concurrents.

    C’est assez paradoxal de voir Emmanuel Macron lutter contre toutes les formes de rente, vouloir en créer une. C’est bien la raison pour laquelle, les Etats-Unis, pays du libéralisme n’ont privatisé aucun de leurs 15.000 aéroports. Bruno Le Maire assure qu’il y aura un cahier des charges très astreignant pour les repreneurs de manière à éviter ce qui s’est passé à Toulouse. Le problème c’est qu’après l’affaire Renault, après l’affaire Air France, les français, qui étaient plutôt en faveur des privatisations, en ont peur. Le fait que l’Etat est actionnaire rassure. Il faut entendre ce cri d’alarme.

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  • Bruxelles met à jour son incomplète et inutile « liste noire des paradis fiscaux »

    Soumis par Lorraine Rdd le Mercredi 13 mars 2019 à 10:33
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    L’Union Européenne a publié hier une liste noire de paradis fiscaux. Quelle est son utilité ?

    Il s’agit de la mise à jour d’une première liste qui avait été faite en 2017 et qui contient quinze pays. Comme toujours il fallait que les 28 membres de l’Union Européenne soient tous d’accord. Or jusqu’au dernier moment les ministres des finances ont buté sur le cas des Emirats-Arabes-Unis qui sont très liés à l’Italie

    Finalement Les Emirats y figurent bien à coté de destinations très exotiques comme Guam, les Samoa, Trinité-et-Tobago, les îles Vierges, la Barbade, les îles Marshall, Belize, les Bermudes, les Fidji ou Oman.

    Cette liste est dressée en fonction de trois critères : ces pays luttent-ils contre la fraude fiscale, favorisent-ils les sociétés offshore, et acceptent-ils de communiquer des données sur des sociétés en délicatesse avec le fisc. Pour ces quinze pays la réponse est non. Mais il existe une liste grise de 34 autres pays qui se sont engagés à se mettre dans les clous. On y trouve la Mongolie, la Namibie, ou Sainte-Lucie.

     

    Et que risquent ces pays une fois qu’ils ont été pointés par Bruxelles ? Eh bien absolument rien. Comme toujours avec Bruxelles. Il s’agit de faire beaucoup de bruit pour rien. Pierre Moscovici qui est à l’origine de cette initiative pensait qu’en donnant les noms, cela pousserait les pays à changer leurs pratiques. Mais c’est oublier que certains de ces pays ont fait de l’évasion fiscale leur fonds de commerce. Sinon Guam ne serait qu’une base militaire US. En revanche, on peut s’étonner que nos bureaucrates bruxellois aillent chercher aussi loin. Car l’Europe a aussi ses paradis fiscaux.

    Pourquoi ne parle-t-on pas du Luxembourg dont l’ancien Premier Ministre est Monsieur Juncker, président de la Commission Européenne. Ou de la Belgique qui est devenu un havre pour beaucoup de riches Français. Ou de Monaco, du Liechtenstein, d’Andorre qui sont tout près.

    Bref tout cela, comme beaucoup de ce que fait Bruxelles est plein de bruit, de gesticulation, et d’hypocrisie. Et ça n’a absolument aucun effet.

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  • Deux groupes français misent sur l’hydrogène pour remplacer le diésel

    Soumis par Lorraine Rdd le Mardi 12 mars 2019 à 10:40
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    Pendant que le diesel souffre, deux groupes français préparent l’avenir et viennent de s’allier pour faire rouler des voitures avec de l’hydrogène ? Ça peut vraiment marcher ?

    Non seulement ça peut vraiment marcher, mais ça marche déjà. Puisqu’on estime que 8.000 véhicules roulent déjà à l’hydrogène. Je ne vais pas vous faire un cours de physique. Mais le principe c’est une pile que vient alimenter de l’hydrogène. Et le contact de la batterie et du gaz crée le mouvement de l’électricité.

    Avec le gros avantage que cela ne rejette dans l’atmosphère que de l’eau sous forme de vapeur.

    Curieusement personne ne s’était vraiment lancé massivement dans cette technologie prometteuse et 100 % propre.Or hier deux grands groupes français, Michelin et Faurecia, filiale de Peugeot ont décidé de s’allier dans ce domaine.

    La nouvelle entreprise s’appelle Symbio, et son but c’est de détenir 25 % d'un marché estimé à 15 milliards d'euros en 2030…donc après-demain.

     

    Vous pensez que ça peut vraiment fonctionner ? Il faut que ça fonctionne. Parce que les batteries électriques classiques seront toujours limitées par leur autonomie. Alors qu’avec la pile à combustible, il suffira de faire le plein d’hydrogène comme on fait un plein d’essence. Et la France a la chance d’avoir le leader mondial des gaz industriels avec l’Air Liquide qui produit de l’hydrogène

    Le deuxième point important, c’est que c’est une initiative privée. Et l’expérience montre que l’innovation marche mieux quand elle est privée que publique.

    Le troisième point c’est que nous assistons en direct à une leçon d’économie. Ce que l’on appelle la destruction créatrice. C’est quand une technologie toute nouvelle oblige à se restructurer.

    On parlait à l’instant de la filière diesel qui va perdre des milliers d’emplois. Ce qui est important c’est que la France qui était à la pointe du diesel, soit à la pointe de cette technologie. Elle a tous les atouts pour ça.

     

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  • Le CAC 40 en forme, malgré la croissance molle

    Soumis par Lorraine Rdd le Lundi 11 mars 2019 à 10:25
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    Presque toutes les sociétés du CAC 40 ont publié leurs comptes pour 2018. Et au total, elles affichent un bénéfice cumulé de 91,15 milliards d’euros. Que faut-il en penser ?

    Très clairement, il s’agit là d’une très belle performance même si cela représente une baisse de 7 % par rapport aux chiffres collectés en 2017. D’abord parce que beaucoup de sociétés ont profité de cette année charnière pour passer des provisions et nettoyer leur bilan.Sans ces opérations purement comptables, leurs bénéfices réels auraient été bien supérieurs et sans doute très proche de ceux de 2017

    Ensuite parce qu’il ne faut pas oublier que le gouvernement leur avait promis une croissance de 2,5 % qui n’a été au final que de 1,5 %.Un point de croissance en moins, c’est beaucoup pour ces groupes, même si une grande partie d’entre eux réalisent désormais plus de la moitié de leurs ventes en dehors de France. Cela signifie qu’ils ont su s’adapter à ce trou d’air dans la croissance, à la crise des Gilets jaunes et qu’ils ont accru leur internationalisation.

    Est-ce que ce chiffre ne va pas se retourner contre ces sociétés du CAC 40 ? C’est le risque !. Vous entendez comme moi les déclarations faites à l’occasion du grand débat qui consistent à dire : il y a beaucoup d’argent en France, il suffit d’aller le chercher là où il est.Cela vise ces grands groupes, comme leurs actionnaires ou bien leurs dirigeants. De toute façon Emmanuel Macron n’a pas attendu ces déclarations, puisqu’il a retardé les baisses d’impôts pour les sociétés qu’il avait inscrites dans son programme présidentiel.

    Ce qui est certain c’est que vous ne verrez aucun de ces grands groupes gonfler les muscles à cause de leurs bons résultats. D’abord ils savent que l’opinion publique ne le supporterait pas et que ça apporterait de l’eau au moulin de Monsieur Mélenchon et de ses amis. Ensuite, ces bénéfices ne sont pas faits pour constituer un tas d’or. Ils sont réinvestis, dans la recherche, l’innovation, le développement, l’investissement, l’exportation et donc l’emploi.

    Donc il faut se féliciter de voir nos grands groupes se porter aussi bien, et espérer qu’ils resteront en France pour y développer l’emploi, et mettre de la vie dans les territoires. C’est là aujourd’hui ce qu’on attend d’eux.

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  • Le cadeau surprise de la BCE juste avant la guerre de succession franco-allemande

    Soumis par Lorraine Rdd le Vendredi 8 mars 2019 à 11:06
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    Alors que tout le monde ne parle que d’une hausse des taux à venir, la Banque Centrale Européenne a été dans le sens inverse hier en proposant aux banques des prêts très avantageux.

    Oui Patrick, c’est vraiment un superbe contrepied que vient d’opérer la BCE à la surprise générale de tous les financiers européens.

    Jusqu’à présent la BCE avait toujours laissé entendre qu’elle remonterait les taux en Europe à partir de cet été.

    Hier elle a indiqué qu’elle ne toucherait pas aux taux d’intérêt au moins jusqu’à la fin de l’année

    Et en plus la Banque a décidé de mettre en place une série de crédits géants à long terme pour les banques de la zone Euro.

    Pourquoi tout ca ? Parce que la croissance est beaucoup plus faible que prévu (1,1 %), parce qu’il y a le Brexit et une inflation très modérée.

    Le but c’est donc de donner aux banques tous les moyens possibles pour relancer l’investissement et la consommation qui sont les deux mamelles de la croissance.

    Mais tout cela arrive en pleine guerre de succession à la tête de la BCE ? Exactement et c’est là où les choses se compliquent. L’italien Mario Draghi finit son mandat à la fin de l’année. Ce sera donc à son successeur qu’il reviendra de relever ou non les taux puisque lui a dit hier qu’il n’y toucherait pas.Ça promet une belle bataille entre Allemands et Français. Car les Français veulent que les taux restent bas pour stimuler la croissance.

    Alors que les Allemands qui ont une peur bleue de l’inflation veulent qu’on remonte les taux le plus vite possible.

    La guerre de succession a donc débuté hier et on a trois candidats. Un allemand, Jans Weidmann, le patron de la Bundesbank, surnommé le faucon, qui est très proche d’Angela Merkel. Et deux Français. Benoit Coeuré qui est déjà au directoire de la BCE et surtout François Villeroy de Galhau qui est le gouverneur de la Banque de France et qui est très proche de Macron. Mais tout dépendra des élections européennes, car si Michel Barnier obtient la présidence de la Commission Européenne, la France devra laisser la BCE à l’Allemagne.

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  • Pourriez-vous boycotter Facebook, Google, Amazon, Apple... ?

    Soumis par Lorraine Rdd le Jeudi 7 mars 2019 à 11:49
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    Faute de consensus au niveau européen, la France fera donc cavalier seul pour réclamer aux géants du web une participation à la fiscalité française. On leur imposera un taux d’imposition de 3%. Une imposition qui devrait être un premier pas, suivi par d’autres pays européens. Et si Amazon, Google, Facebook, Apple et les autres ne jouaient refusaient de payer, seriez-vous prêt à boycotter ces géants du web ?

    Une chose est sûre : le boycott serait un moyen beaucoup plus efficace de faire bouger les choses : alors que l’Etat peine à imposer une taxe à 3% sur un chiffre... Si les consommateurs s’y mettait : les géants seraient obligés de réagir !

    L’Europe représente pour ces géants du web un marché inestimable de consommateurs aisés. S’il y avait une révolte de la multitude, serait ce qu’il y a de plus grave pour les plateformes numériques : surtout que le relationnel avec les clients est au cœur de leur business models !

    Pour autant, pas sûr que le divorce entre les géants du web américains et les Français soit pour demain…Eh oui, et cela même si ces entreprises de la Silicon Valley déçoivent : et ça été le cas, rappelez-vous l’affaire de Cambridge Analitica, Facebook qui avait délivré moyennant rémunération les données personnelles de ses utilisateurs : on continue de les utiliser et même pire !

    Le nombre d’utilisateur a augmenté ! le réseau social compte en Europe : 282 millions d'utilisateurs contre 278 millions trois mois auparavant. Et il y a eu plein d’autres scandales : des micros cachés dans les objets connectés de Google...

    On explique cette augmentation des utilisateurs malgré les scandales parce qu’ils occupent une position de monopole : un tel monopole que si vous achetez un produit, comme un téléphone Androide, vous êtes obligés d’avoir toutes les applications liées à Google.

    Alors pour les alternatives de type Qwant, le moteur de recherche européen, Mozilla, etc. Il s’agit plus d’une question de souveraineté européenne. Un choix stratégique qui pourrait être défendu d’ailleurs par l’Europe.

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  • La bonne idée du gouvernement pour faire progresser l’égalité salariale hommes-femmes

    Soumis par Lorraine Rdd le Mercredi 6 mars 2019 à 12:00
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    A l’approche de la journée de la femme qui aura lieu vendredi, les pouvoirs publics ont fait le point hier sur les progrès en termes d’égalité salariale au sein des entreprises françaises.

    Vous savez que c’est un sujet qui est important aux yeux de l’Élysée et qui est porté à la fois par Marlène Schiappa et Muriel Pénicaud. Pourquoi? Tout simplement parce que ça fait 46 ans que la loi oblige à ce qu’à travail égal une femme soit payée autant qu’un homme.

    Or dans les faits, c’est encore loin d’être le cas. En moyenne les femmes gagnent 9 % de moins que les hommes à travail égal. Et ce pourcentage monte à 27 % si l’on raisonne tous postes confondus. Le ministère du Travail a récemment analysé les données de 40 000 entreprises françaises de plus de 50 salariés.  Résultats ? Seules 6% des entreprises françaises versent des salaires égaux à leurs employés. Et pour les entreprises de plus 1 000 salariés, seul 1% d’entre elles est exemplaire.

    Ce gouvernement a eu une bonne idée et en plus simple. Il a créé un index, en fonction de cinq critères qui donnent une note sur 100. Et pour la première année toutes les entreprises de plus de 1000 salariés avaient jusqu’au 1er mars pour communiquer les résultats. Résultats qui ont été rendus publics hier de manière à saluer les bons élèves et à donner des scrupules aux mauvais.

    Il s’avère que trois entreprises ont obtenu une note très proche de 100 : Sodexo, la Maïf et la CNP.

    Du côté des mauvais élèves, il s’agit de trois entreprises dont l’État est actionnaire Engie – dont la directrice générale est pourtant une femme - et Thalès qui ont tout de même une note au dessus de 75 sur 100

    La troisième, qui a une note de 73/100 et risque à terme des sanctions financières, c’est Radio France, dont la présidente est une femme. Car lorsque l’index en question donne une note inférieure à 75, l’entreprise concernée doit s’améliorer et dispose d’un délai de 3 ans. Si le compte n'y est pas à l'issue de cette période, elle sera alors passible de sanctions financières pouvant aller jusqu’à 1% de la masse salariale. 

    Plutôt que de faire voter une nouvelle loi, on joue sur la responsabilité et la réputation des entreprises. Il reste à espérer que ce soit enfin efficace.

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