Le nouveau plan d'économie de Bercy inquiète

Gérald Darmanin (©Ludovic Marin - AFP)
Economie

Reportage Sud Radio. Bercy s’apprête à dévoiler un nouveau plan d’économie qui fait déjà naître des craintes chez associations et syndicats. Des coupes budgétaires et des suppressions d’emplois sont à...

  • Une vingtaine de taxes devraient disparaître d'ici 2020

    Soumis par MathieuDH le Jeudi 12 juillet 2018 à 07:08
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    Le gouvernement devrait supprimer une vingtaine de taxes dans les deux années qui viennent. Avec quels effets ? Précisions de Jean-Baptiste Giraud. 

     

    Supprimer des taxes, c’est la nouvelle promesse du gouvernement. Une grosse vingtaine de taxes devraient ainsi disparaître d’ici 2020, mais ne vous réjouissez pas trop vite, elles ne rapportent pas beaucoup et sont rarement acquittées par les particuliers.

    Sauf si vous faites du ski de fond par exemple, ou encore des promenades en raquettes l’hiver. Dans ces cas précis, vous vous acquittez, parfois sans le savoir, d'une taxe d’accès aux équipements de ski nordique, notamment si vous faites partie d’un club de sport. Cette taxe est pourtant jugée inutile par Bercy vu qu’elle a rapporté moins de 10 millions d’euros l’an dernier. C’est le point commun entre toutes ces taxes - 25 petites taxes précisément - que le gouvernement veut supprimer. Elles sont en effet peu rentables mais aussi acquittées par peu de monde.   

    C’est le cas par exemple de la taxe sur les pylônes électriques, une taxe que seul EDF paye, pour des raisons évidentes. Une taxe qui sanctionne la présence de pylônes inutiles et surtout moches en ville. Autre taxe aberrante qui va disparaître : la taxe sur les meuniers, car il en existe encore quelques centaines en France. Des meuniers qui fabriquent de la farine à partir du blé qu’on leur apporte. Elle aussi va disparaître bientôt.

    Il faut savoir qu'il reste encore beaucoup de petites taxes inutiles qui rapportent peu. Ces suppressions sont en effet une goutte d’eau dans l’océan d’impôts dont la France a la spécialité. Un rapport, commandé du temps de François Hollande, estimait qu’il y avait près de 200 taxes à faible rendement et dont l’existence n’avait plus vraiment de sens. Ll’effort de simplification fiscale n’en est donc qu’à ses débuts et on pourrait d’ailleurs proposer quelques exemples de taxes débiles à supprimer comme la taxe sur les cabanes de jardin par exemple.

    À noter au passage que du coté des syndicats des impôts, on est vent debout contre ce projet de supprimer des taxes, car qui dit suppression de taxes dit suppression des postes de ceux chargés de les établir et de les percevoir. Or, justement, le ministre de l’Action et des comptes publics a évoqué le chiffre de 20 000 à 30 000 fonctionnaires des impôts qui ne seront pas remplacés avec les départs à la retraite ces prochaines années. Nul doute que les deux annonces, quasiment concomitantes, sont assez liées tout de même...

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  • Les conséquences économiques pour le pays vainqueur du Mondial

    Soumis par MathieuDH le Mercredi 11 juillet 2018 à 07:10
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    Selon une étude sérieuse, le pays dont l'équipe nationale remporte la Coupe du monde de football gagne 0,7 % de PIB en un an. Précisions de Jean-Baptiste Giraud.

     

    Les Bleus ont donc réussi à se qualifier pour la finale de la Coupe du Monde de football face à la Belgique. On saura ce soir qui sera leur adversaire dimanche mais il n’est désormais pas trop tôt pour se demander quelles sont les conséquences économiques pour le pays victorieux.

    Et à en croire une étude de la banque ABN Amro, portant sur trente années de Coupe du monde, elles seraient non seulement réelles mais significatives Ainsi, la banque évalue à 0,7 % de PIB gagnés sur un an pour le pays qui gagne la Coupe du monde. 

    Pourquoi ? Bien évidemment grâce à l’effet euphorisant de la victoire qui dope la consommation pendant quelques semaines voire quelques mois. En 1998, lorsque la France a gagné sa premiere Coupe du monde, la consommation des ménages avait presque été multipliée par 4, passant de 0,7 % à 2,6 % sur un trimestre. Les entreprises aussi s’étaient mises à consommer. Pour les entreprises, la consommation s’appelle "investissement", et cette année-là, il avait fait un bond après la victoire : +6,6 %

    La victoire d’un pays en Coupe du monde rend par ailleurs celui-ci plus performant commercialement. D’après l’étude, ceux qui ont quelque chose à vendre à l’international se trouvent comme galvanisés et puis, cela facilite les négociations, on parle football, avant, pendant et après avoir signé. Et puis, vous connaissez l’adage : "on ne prête qu’aux riches"... C’est vrai aussi pour ceux qui ont gagné un prix, une médaille, ils attirent, comme des aimants, des admirateurs.

    Quant au perdant, selon ABN AMRO, le perdant voit, lui, son PIB régresser. Ainsi, sur trente ans, tous les perdants ont en moyenne perdu 0,3 % de PIB. On comprend mieux pourquoi Emmanuel Macron attache tant d’importance à ce mondial de football alors que la croissance française ralentit cette année par rapport à 2017.

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  • Location AirBnb : Attention à ceux qui dépassent les bornes, les sanctions peuvent coûter cher !

    Soumis par MathieuDH le Mardi 10 juillet 2018 à 07:16
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    Une jurisprudence fixe les amendes pour ceux qui souhaiteraient louer leur logement ou une chambre sans respecter les règles. Précisions de Jean-Baptiste Giraud.

    L’été est la période idéale pour louer son logement ou même seulement une chambre sur Air Bnb ou d’autres sites de location entre particuliers. Attention toutefois, une décision de justice récente rappelle que les sanctions peuvent être très chères pour ceux qui dépassent les bornes.

    Des bornes qui, rappelons-le, sont claires : dans un certain nombre de communes - Paris et la région parisienne bien sûr mais aussi des destinations courues comme les stations balnéaires de la Côte d'Azur du pays basque ou de l’Atlantique par exemple - il est interdit de louer son logement via Internet sans être enregistré auprès de la mairie dont on dépend. Par ailleurs, le nombre de jours de location par an est plafonné. Il est ainsi de 120 jours à Paris.

    Un propriétaire qui avait écopé d’une amende salée, pour ne pas avoir respecté ces règles, s’était tourné récemment vers le conseil constitutionnel à l’aide d’une QPC (Question prioritaire de constitutionnalité). Il estimait que l’amende de 50 000 euros qui lui était infligée, était attentatoire à son droit constitutionnel de propriété. Non, ont tranché les juges, qui n'étaient d'ailleurs pas ceux du Conseil constitutionnel mais ceux de la Cour de Cassation. Ils ont même considéré que la question n’était pas assez sérieuse pour être transmise aux sages du Conseil. 

    Cette décision va faire jurisprudence et acter le principe d’amendes réellement salées et dissuasives. 50 000 euros étant le plafond mais vous le risquez quand même, particulièrement en cas de récidive, c’est à dire quand les manquements répétés à la réglementation en vigueur sont constatés. Quels sont ces manquements répétés ? C'est quand, par exemple, vous louez votre logement 200 euros par jour au lieu de 120. Difficile, dans ce cas, de plaider que l’on n’a pas fait attention, qu’il s’agit d’une erreur involontaire ou que l'on a croulé sous les demandes.

    Autre danger : l’astreinte, une somme réclamée pour, non pas des locations illégales, mais des annonces illégales. On paye, même si on ne loue pas. Là encore, les juges ont estimé que l’astreinte qui tombe tous les jours, tant que l’on n'a pas obéit à une décision de justice n’est pas disproportionnée et donc... illégale.

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  • Les "cars Macron" sont un succès !

    Soumis par MathieuDH le Lundi 9 juillet 2018 à 07:09
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    Les fameux "cars Macron" sont un véritable succès depuis leur lancement en 2015. Précisions de Jean-Baptiste Giraud.

     

    Après plusieurs mois de grève perlée à la SNCF, un rapport surprenant nous annonce que les transports longue distance en autocar, autrement appelés "cars macron" et lancés en 2015, sont un succès.

    Et cela ne va pas faire plaisir à tout le monde car certains oiseaux de mauvaise augure prédisaient que ce serait un échec. Trois ans après leur lancement, c’est tout le contraire ! Le nombre de voyageurs transportés est conséquent avec plus de 7 millions l’an dernier et il progresse à toute vitesse : + 15 % toujours l’an dernier par rapport à 2016.

    Pendant la grève SNCF de ces derniers mois, les choses se sont encore accélérées et pas mal de passagers en rade de train ont basculé sur les bus.

    C’est le président de l’Autorité de régulation du rail et de la route qui a livré ce bilan des "cars macron" vendredi dernier, précisant au passage une chose très importante : sans ces cars et leurs tarifs parfois très agressifs, 5 ou 10 euros le trajet sur certaines lignes, 1 passager sur 5 n’aurait pas fait le voyage. Autrement dit, c’est une offre et une solution de transport nouvelle qui ne fait pas directement concurrence au rail, même si, pendant les grèves, elle a permis de dépanner pas mal de monde.

    Le bus est donc complémentaire du train d’autant que de plus en plus de lignes de bus proposent des liaisons de province à province, qui n’existent pas ou peu en train et en particulier en TGV. En bus, le passage par Paris n’est pas obligatoire et bien évidemment, il n'y a pas besoin de changer de bus ou de gare.

    Il demeure cependant un problème de taille pour les opérateurs de ces lignes de bus : tous perdent encore de l’argent et il y a même eu des morts et des rachats. Actuellement, 3 acteurs se partagent le marché : l’allemand Flixbus, Isilines et Ouibus, filiale de la SNCF. Pour commencer à gagner de l’argent, il faut que les bus se remplissent un peu plus. En effet, le taux de remplissage n’est pour l’instant que de 50 % en moyenne. Il devrait donc logiquement continuer à y avoir des super promotions sur les billets.

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  • Citroën lance des lunettes pour lutter contre le mal des transports

    Soumis par BenjiJeanjean le Vendredi 6 juillet 2018 à 09:11
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    À l'heure des départs en vacances, le constructeur automobile Citroën présente les premières lunettes destinées à éliminer en quelques minutes le mal des transports.

    Disponibles à la vente pour 99 euros, ces lunettes pourraient faciliter la route des vacances ! C'est une petite révolution pour tous ceux qui souffre en voiture : des lunettes qui utilisent une technologie développée par la start-up française Boarding Ring. Elles fonctionnent selon un principe simple, à savoir recréer la ligne d'horizon, au moyen d'un liquide coloré, afin de résoudre le conflit sensoriel. Pour que ça fonctionne correctement, il faut mettre les fameuses lunettes dès l'apparition des premiers symptômes. Dix minutes plus tard, MIRACLE ! Le dispositif permet à l'esprit de se resynchroniser avec le mouvement perçu par l'oreille interne. L'utilisateur peut alors retirer les lunettes et profiter du reste du voyage. Extraordinaire, non ?

    Ces lunettes sont pour n'importe quel adulte ou enfant de plus de 10 ans. Ce sont de grosses montures sans verres qui peuvent être partagées par tous les membres de la famille ou les amis de voyage et être installées par-dessus des lunettes de vue. Les lunettes Seetroën sont mises en vente depuis hier pour 99 euros et fonctionnent aussi en bateau ou en avion.

    Selon Citroën, plus de 30 millions de personnes en Europe souffrent du mal des transports de manière chronique.

    Réécoutez en podcast l’édito de Christophe Bordet dans le Grand Matin Sud Radio

     

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  • Déménagements d’été : gare aux problèmes électriques de votre logement !

    Soumis par BenjiJeanjean le Vendredi 6 juillet 2018 à 07:16
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    En juillet et en août, plusieurs millions de Français vont profiter des vacances pour déménager, à l’heure où une étude révèle que 7 logements sur 10 comptent au moins une anomalie de leur système électrique. Et ce, aussi bien pour un logement à l’achat que pour un logement en location…

    Rappelons la règle : lors d’une vente, le vendeur doit fournir plusieurs diagnostics obligatoires dont, depuis quelques années, un diagnostic électrique complet. La présence de défaut sur le circuit électrique et en particulier de défauts majeurs, peut permettre à l’acheteur de renégocier le prix du bien, sans casser pour autant la transaction... Dans les faits, les vendeurs préfèrent financer les travaux nécessaires plutôt que de devoir baisser leur prix sous la contrainte.

    Quant à la règle pour les locations, elle est encore plus simple : si le diagnostic révèle qu’il y a des problèmes majeurs, rédhibitoires, la location est tout simplement impossible, tant que la mise aux normes n’est pas faite.

    Dans près d’un cas sur deux, c’est un problème de mise à la terre qui est détecté. Une ou plusieurs prises ou encore, dans le cas d’une location, des appareils électroménagers mis à disposition par le propriétaire (four, plaque électrique...) présentent un défaut de mise à la terre. Un défaut qui dans certains cas est rédhibitoire ! Autre problème fréquent dans un cas sur trois : des prises ou des interrupteurs au fonctionnement aléatoire, ou qui se détachent du mur. Un grand classique… Enfin, la troisième panne la plus classique, dans un cas sur quatre, c’est un ou plusieurs disjoncteurs différentiels qui ne réagissent pas normalement quand l’expert simule un court-circuit.

    Tout cela n’est pas anodin car en France, un incendie domestique sur quatre est provoqué par un problème électrique. Cela représente quand même plus de 50 000 sinistres. Par ailleurs, 3000 personnes sont électrocutées tous les ans à leur domicile (un peu plus d’une sur 100 en décède).

    Réécoutez en podcast l’édito de Jean-Baptiste Giraud dans le Grand Matin Sud Radio

     

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  • Le prélèvement à la source reporté d’un an pour plus d’un million de contribuables

    Soumis par BenjiJeanjean le Jeudi 5 juillet 2018 à 07:21
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    Coup de tonnerre ce matin pour le prélèvement à la source : le ministre des comptes publics Gérald Darmanin vient d’annoncer son report pour plus d’un million de contribuables.

    Qui est donc concerné ? Les salariés employés par un ou des particuliers : les auxiliaires de vie, les nounous, mais aussi les femmes de ménage, les jardiniers… Bref, essentiellement ceux qui travaillent au domicile de leur employeur. Attention : c’est bien d’un million de contribuables dont il est question, mais comme sur le lot, beaucoup n’étaient pas imposables cette année, ce sont en fait 250 000 personnes qui vont être exonérées d’impôts l’an prochain.

    Pourquoi ? Gérald Darmanin l’explique ce matin dans les colonnes du quotidien La Croix : la plate-forme informatique destinée à gérer à la fois les cotisations sociales et le prélèvement à la source ne sera pas prête à temps. C’est donc par prudence, pour éviter les couacs, que tout cela est reporté. Attention : le gouvernement n’a cependant pas prévu de leur faire cadeau de leurs impôts : simplement, ils leur seront réclamés en 2020. Ces 250 000 contribuables vont donc devoir être prudents et mettre de l’argent de côté pour payer leurs impôts dans deux ans...

    Problème, ce report crée une brèche de très mauvais augure dans le dispositif. Le gouvernement a répété à plusieurs reprises ces dernières semaines qu’il n’y aurait pas de report, et tout d’un coup, il se rétracte au prétexte qu’il n’est pas prêt pour certains contribuables ! C’est du pain béni pour les mouvements patronaux de petits patrons, d’artisans et de professions libérales qui militent en ce moment pour le report du prélèvement à la source, exactement pour la même raison : ils ne sont pas prêts car c’est très compliqué à mettre en place. Peut-être même impossible.

    Pain béni aussi pour les représentants des particuliers employeurs, qui eux, se plaignent du problème du crédit d’impôts qui, pour l’instant, est mal géré. Ils payeront plus d’impôts tous les mois et seront remboursés en septembre. Ce qui, évidemment, ne ravit personne.

    Bref, cette première faille dans le système pourrait en provoquer d’autres dans les prochaines semaines/mois. Rappelons que du côté du Medef, le nouveau patron, Geoffroy Roux de Bézieux, a toujours dit qu’il réclamerait une fois élu la suspension du prélèvement à la source parce qu’il coûte cher en temps et en argent aux entreprises.

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  • Le gouvernement veut lutter contre l’obsolescence programmée

    Soumis par BenjiJeanjean le Mercredi 4 juillet 2018 à 07:15
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    Le grille-pain acheté il y a deux ans qui ne marche déjà plus, bientôt terminé ? Le gouvernement planche en effet sur un "indice de réparabilité" d’ici 2020.

    Objectif évident : lutter contre l’obsolescence programmée. L’idée est en effet de permettre aux consommateurs de comparer les appareils électroménagers ou encore électroniques entre eux, à l’achat, sur la base d’un indice objectif de réparabilité. L’indice prendra en compte une dizaine de critères dont la facilité d’ouverture de l’appareil, la disponibilité des pièces de rechange, leur prix, bien sûr, et puis la possibilité pour le consommateur de réaliser certaines des réparations ou opérations de maintenance lui même sans avoir besoin de faire appel à un professionnel...

    Pourquoi autant d’énergie déployée pour lutter contre l’obsolescence programmée ? Tout simplement parce que dans la guerre commerciale mondiale que se livrent entre eux les grands groupes industriels, jusqu’ici c’était le plus souvent le prix qui servait d’élément de différenciation et aussi de comparaison, avec pour faire simple l’argument imparable : si vous voulez quelque chose de robuste, de fiable, c’est plus cher !

    Est ce vrai ? En partie seulement, car on a parfois des surprises… Certains produits chers, haut de gamme, sont quasiment impossibles à réparer parce que justement leur design soigné rend parfois compliquée l’ouverture de l’appareil, et l’utilisation de composants haut de gamme les rend aussi coûteux à remettre en état. Il n’empêche, l’axiome "pour avoir de la qualité, il faut y mettre le prix" est assez souvent vérifié, mais cette fois avec cet indice, les fabricants auront un deuxième argument objectif à mettre en avant.

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  • Roux de Bézieux ou Saubot ? Quoi qu’il en soit, le Medef sera de retour ce soir

    Soumis par BenjiJeanjean le Mardi 3 juillet 2018 à 07:18
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    Jour J au Medef : dans quelques heures, le syndicat patronal aura un nouveau président, avec deux candidats encore en lice : Geoffroy Roux de Bézieux et Alexandre Saubot.

    D’un côté, Geoffroy Roux de Bézieux, ancien fusilier marin commando, serial créateur d’entreprises et vice-président du Medef. C’est sa deuxième candidature et on veut croire dans son camp que ce sera la bonne. De l’autre, Alexandre Saubot, polytechnicien, patron d’un groupe industriel familial et soutenu par la puissante Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM).

    Après cette élection, le Medef sera enfin de retour dans les grands débats de société, et en particulier les débats économiques dont il était cruellement absent ces derniers mois, tout simplement parce que son président sortant, Pierre Gattaz était en fin de mandat. Il lui était difficile de prendre des positions tranchées qui auraient engagé son successeur, ou l’aurait mis en porte-à-faux.

    À midi, la donne sera totalement différente, le Medef aura un président qui va pouvoir parler librement et je peux d’ores et déjà vous dire sur quoi le nouveau patron des patrons va se battre : le prélèvement à la source ! L'un comme l’autre sont formels (ils s’y sont engagés d’ailleurs lors d’un débat) : ils sont opposés au prélèvement à la source qui va considérablement compliquer la vie des entreprises, en particulier des petites... Il y a quelques jours, une étude révélait d’ailleurs que la moitié des TPE-PME n’étaient pas prêtes.

    Le deuxième sujet, c’est évidemment la baisse des charges qui pèsent sur les entreprises. Une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Le but est de les rendre plus compétitives pour pouvoir se battre à armes égales à l’international avec les entreprises allemandes, italiennes, anglaises, plus nombreuses et plus agiles sur les marchés étrangers que les nôtres.

    Derrière, le Medef va pouvoir, va devoir peser sur d’autres gros chantiers comme par exemple celui, explosif au vu des sommes en jeu, de la réforme des retraites. Bref, dans quelques heures, le Medef sera de retour avec soit un polytechnicien, soit un Fumaco à sa tête. Dans les deux cas, ce ne sera pas pour s’asseoir à une table et prendre le thé pour discuter…

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