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Nouvelle-Calédonie : "De petits groupes de radicaux extrémistes"

Par Jean Baptiste Giraud

Coups de feu, confinement... Le témoignage d’Andy, habitant de Nouméa, sur la situation en Nouvelle-Calédonie.

Nouvelle-Calédonie
Un barrage routier indépendantiste à La Tamoa, en Nouvelle-Calédonie, le 19 mai 2024 (Delphine Mayeur - AFP)

Quelle est la situation après huit jours d’émeutes, voire de guerre civile en Nouvelle-Calédonie ?  Andy, habitant de Nouméa, témoigne.

Nouvelle-Calédonie : d'énormes destructions matérielles

"On a l’impression que cela se calme, explique-t-il. Mais on ne sait jamais ce que va amener la soirée. Nous avons un couvre-feu à 18 heures. On entend des coups de feu dans les rues. Nous avons une grande autoroute, un axe primaire de circulation : tous les soirs, ils la rebloquent avec des véhicules en feu. Certaines grandes surfaces n’ont pas été brûlées et rationnent les produits. Les supérettes de quartier ont ouvert avec leur stock… mais ont triplé leur prix !"

"Ce sont de petits groupes de radicaux extrémistes. Ils ne sont pas représentatifs du Calédonien moyen, peu importe son ethnie. Ce sont des extrémistes qui, quoi qu’il arrive, n’en démordront pas. Moi, j’ai 40 ans, je n’ai jamais vu de telles destructions d’infrastructures. Que les gens se battent pour leurs idéaux, cela arrive, mais on n’a jamais vu de telles destructions matérielles. On ne sait pas ce que va être le retour à la vie normale après."

 

 

 

"Pas de logique, de message là-dedans"

Est-ce que ce sont des indépendantistes radicaux, ou bien de simples délinquants ? "La plupart d’entre eux sont des 15-25 ans, précise Andy, habitant de Nouméa. Les « vieux » ne cautionnent pas ce qui est en train de se passer." Les bâtiments publics sont-ils sous protection militaire ? "Certains sont sauvés, mais bon nombre ont été brûlés sans distinction. Ils ont mis le feu à un mur d’escalade, à une clinique vétérinaire, avec les animaux à l’intérieur. Il n’y a pas de logique, de message là-dedans."

Comment s’adapter à une telle situation ? "On a eu une pré-adaptation avec le confinement. En journée, les personnes circulent par extrême nécessité. Sinon, on est chez nous, on croise le doigts et on attend que cela passe. Certains télétravaillent, mais la majeure partie sont au chômage technique, voire au chômage car tout a brûlé. À partir de 18 heures, des barrages filtrants se mettent en place pour éviter que des personnes malintentionnées rentrent."

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