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Agricultrice tuée en Ariège : les agriculteurs toujours mobilisés

Par Jean Baptiste Giraud

Au lendemain du décès d' Alexandra Sonac, 37 ans, éleveuse à Saint-Félix-de-Tournegat, et de sa fille, les agriculteurs restent mobilisés.

agriculteurs
Des agriculteurs bloquent l'autoroute A63 près de Bayonne, le 23 janvier 2024 en Pyrénées-Atlantiques (GAIZKA IROZ - AFP)

Mardi 23 janvier, peu avant 6 heures du matin, une agricultrice a perdu la vie, percutée par un véhicule sur la RD 119 (Ariège). Sa fille a succombé à ses blessures, et son mari est gravement blessé. Alexandra Sonac, 37 ans, était éleveuse sur la commune de Saint-Félix-de-Tournegat. Elle était mère de deux enfants. Que vont faire les agriculteurs de l'Ariège ?

"Si ils nous avaient écoutés, elles seraient encore là"

"Je pense que tout le monde va être encore plus déterminé, estime Jérôme Bayle, éleveur bovin et leader du mouvement de contestation. Elle y a laissé sa vie pour sauver la nôtre. » La mobilisation s’étend sur tout le territoire. « Je ne pensais pas que cela prendrait de l’ampleur aussi rapidement. Je savais que le malaise agricole était partout en France. On voulait montrer que l’on était là et que l’on était déterminés."

"Ils veulent sauver leur métier, vivre de leur métier." Sur place le 24 janvier, Marc Fesneau a réitéré la promesse de Gabriel Attal d'évoquer des "premières annonces" dès cette semaine. "Ce ne sont pas des réponses que l’on veut, c’est du concret. Monsieur Fesneau est venu hier en Ariège, en se servant malheureusement du décès d’Alexandra. Il ne faut pas qu’il oublie que, s’il nous avait écouté bien avant, Alexandra et sa fille seraient encore là."

 

 

 

Des agriculteurs toujours mobilisés

"Moi, je n’attends plus rien, confie Jérôme Bayle, éleveur bovin et leader du mouvement de contestation. Je n’ai pas envie d’être déçu encore une fois. Ils nous ont trop baladés pendant des années. Il faut qu’ils prennent des mesures concrètes. Ce n’est pas fini. Le malaise agricole, ce n’est pas le gasoil non routier, le manque d’eau pour l’irrigation, ou la MHE. C’est aussi plus de papiers, le manque de respect, de considération."

"Ma mère a été conjointe d’exploitant, elle a cotisé et travaillé toute sa vie pour toucher 217 euros de retraite par mois. Il y a des choses qui ne sont pas normales, des choses à remettre dans le droit chemin. Personne ne m’a appelé, ils ne doivent pas avoir mon numéro ! Je continue le combat, et je continue encore plus fort."

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