Chloé Demey : "Le rythme auquel la mode évolue s'est beaucoup accéléré"

Chloé Demey est responsable du pôle Editions et images du musée des Arts Décoratifs et auteure de Histoire de modes et du vêtement (Éditions Textuel)
Chloé Demey est responsable du pôle Editions et images du musée des Arts Décoratifs et auteure de Histoire de modes et du vêtement (Éditions Textuel)

"À l’heure actuelle, l’humanité est prise dans une sorte de folie, de besoin de nouveauté permanente. En matière de mode, ce qui aujourd’hui dure quelques mois durait quelques siècles auparavant", nous a raconté Chloé Demey, responsable du pôle Editions et images du musée des Arts Décoratifs et auteure de Histoire de modes et du vêtement (Éditions Textuel). Chloé Demey était l’invitée de Cécile de Ménibus le 7 novembre 2018 sur Sud Radio dans la matinale, à retrouver du lundi au vendredi à 9h45.

Le véritable rôle des premiers vêtements reste inconnu

"La mode, c’est notre histoire à nous, le vêtement est inhérent à la condition humaine depuis la Bible. Mais on ne sait toujours pas si, à la base, le rôle du vêtement était de cacher la nudité ou de remplacer la pilosité pour se prémunir des conditions climatiques", a raconté Chloé Demey à Cécile de Ménibus. "Le mot mode au singulier est apparu à la fin du 14e siècle. Mais je préfère parler des modes, parce qu’il y a la mode populaire, il y a la mode des élites, la mode des magazines, la mode de la rue…", a-t-elle poursuivi.

Des robes qui tuent, l’histoire en a connu !

Pour Chloé Demey, la mode se réinvente en permanence, c’est une histoire de cycles. "La nouveauté n’est jamais si nouvelle que ça", nous a-t-elle confié. Pour preuve, les fashion victimes ne sont pas un phénomène récent. À une certaine époque, cette expression revêtait même son sens propre, lorsque des femmes mouraient, tuées par l’arsenic, un colorant jadis utilisé pour teindre les robes en vert.

Les années 1960, là où tout a changé dans la mode

Le rythme du changement s’est considérablement accéléré depuis la Seconde guerre mondiale. "Dans les années 60, la jeunesse a décidé de s’habiller très différemment de ses parents. À cette époque, en termes de vêtements, il y avait un fossé entre les gens de 20 ans et de 40 ans, il n’y avait plus de continuité entre les générations", a raconté Chloé Demey à Cécile de Ménibus. "Finalement, la mode est une projection de soi-même : on veut ressembler à quelqu’un ou au contraire, ne ressembler à personne", nous a confié Chloé Demey.

 

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Retrouvez "Cinq questions pour tout savoir" du lundi au vendredi à 9h45 sur Sud Radio, dans la matinale de Cécile de Ménibus et Patrick Roger.


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