La gauche suédoise est arrivée hier en tête à l’issue des élections législatives. Avec près de 95 % des circonscriptions dépouillées, le bloc de centre gauche dispose provisoirement de 176 sièges sur les 349 que compte le Parlement suédois, contre 173 pour le bloc de droite. Cependant, le résultat sera officiel le 16 septembre. Magdalena Andersson, cheffe du parti, ne semble pas inquiète : « Pour l’instant, nous sommes en tête. Et si cela se confirme, alors la Suède aura un nouveau gouvernement ».
15 pays d'Europe sur 27 à droite toute
Ce succès des sociaux-démocrates est notable car il contraste avec d’autres scrutins récents en Europe. En Allemagne, l’AfD, parti d’extrême droite plutôt contesté, a remporté le 6 septembre les élections régionales en Saxe-Anhalt. En Italie, Giorgia Meloni dirige depuis 2022 un gouvernement issu d’une coalition de droite, tandis qu’en Belgique, le nationaliste flamand Bart De Wever est Premier ministre depuis 2025. En République tchèque, Andrej Babiš dirige également le gouvernement depuis 2026. Mais au-delà des extrêmes, la droite est majoritaire au sein de l’Union européenne.
Au total, 15 pays européens sur 27 sont gouvernés par des personnalités politiques de droite ou d'extrême-droite alors qu'en France, le Rassemblement national est en position de force dans les sondages en vue de l’élection présidentielle 2027.
« L’arrivée au pouvoir des extrêmes droites n’est pas inexorable »
Cette potentielle victoire des sociaux-démocrates sonne donc une sorte de renouveau, du moins cela montre que la droite n’est pas la seule à pouvoir gagner. Patrick Martin-Genier, expert en géopolitique, constate que « ce qui vient de se passer montre bien que la montée et l’arrivée au pouvoir des extrêmes droites n’est pas inexorable ».
Selon lui, « pour la démocratie, pour l’équilibre des pouvoirs, c’est plutôt une bonne nouvelle pour l’Europe qu’en Suède, comme dans d’autres pays comme l’Espagne, les sociaux-démocrates soient en situation de résister ».