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Retour des Gilets jaunes : qu'en pensent les politiques et les Français ?

Par Elliott Léonard

Depuis quelques jours, le mouvement des Gilets jaunes semble reprendre de la vigueur, notamment en raison de la hausse du prix des carburants qui n'en finit pas de flamber. Un rassemblement serait prévu le 17 octobre prochain. Les politiques comme les Français y croient-ils ?

Le nouveau moyen de communication des gilets jaunes
(Photo by Valérie Dubois / Hans Lucas via AFP)

À quelques mois de l’élection présidentielle, le potentiel retour du mouvement des Gilets jaunes annoncé le 17 octobre prochain avec une possible journée de mobilisation nationale, pourrait rebattre les cartes. Certains représentants politiques se sont emparés de la cause, pendant que d’autres restent plus discrets. Et quid des Français ? Alors, concrètement, un nouveau mouvement populaire va-t-il émerger ?

Le PC appelle à la mobilisation

Comme en 2018, le secrétaire national du Partic Communiste et candidat à la Présidentielle 2027, Fabien Roussel, lui, se range du côté des Gilets jaunes. Depuis la fête de l’Humanité, il appelle les Français à se réunir. « Mobilisons-nous ensemble, unissons-nous », a-t-il lâché. La France insoumise apporte également son soutien. « La mobilisation du 17 octobre, si elle se confirme, évidemment, on la soutiendra », a confirmé Manuel Bompard ce dimanche sur Franceinfo.

Le PS et le RN au soutien

Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, est moins impliqué. Il ne se décrit pas comme « celui qui conduit le mouvement social », mais « je serai à leurs côtés parce qu’il n’est plus possible d’avoir des gens qui travaillent, mais qui ne sont pas rémunérés à la hauteur de ce qu’ils font », a-t-il annoncé sur BFMTV ce dimanche.

Jean-Philippe Tanguy, député RN, a, lui, affirmé qu’il « serait toujours à leurs côtés », ce lundi 14 septembre sur TF1. Sébastien Chenu, également député RN, de son côté, avait invité les Français, samedi dernier, à être patients : « Tenez bon, on arrive. »

Les Républicains comprennent cette colère 

Le candidat républicain Bruno Retailleau, quant à lui, décrit une situation pire qu’en 2018 sur BFMTV ce samedi 12 septembre. Il assume « comprendre leur colère », mais ne pas encourager « la violence ». L’ancien républicain Bruno le maire, ministre de l’économie en 2018, partage ce constat d’un contexte similaire à la première vague de Gilets jaunes. 

L’avis mitigé des Français

Interrogés par Sud Radio à l'occasion d'un micro-trottoir, de nombreux Français comme Philippe considèrent qu’à quelques mois de l’élection présidentielle, il est temps de se faire entendre, surtout « quand on finit ces fins de mois et que le 15 du mois on se demande comment on va payer ses dettes, ses crédits, ses factures, ou même sa bouffe ».

Cependant, les avis divergent. « Je comprends tout à fait et je compatis, mais ça ne changera pas grand-chose de faire grève, ça n’améliorera pas le système et ça ne redonnera pas du pouvoir d’achat aux gens », déplore Valérie. Pour Natacha, c’est l’inquiétude qui domine : « Effectivement, j’ai peur que ces mouvements soient rattrapés ou récupérés par des extrêmes ou par des gens pas forcément très pacifiques. »

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