Du 1er au 30 novembre, Santé publique France et le ministère de la Santé, en partenariat avec l'Assurance Maladie, proposent 30 jours pour arrêter de fumer, avec des outils gratuits et un accompagnement personnalisé. Depuis le lancement de l'opération en 2016, plus de 2,5 millions de personnes y ont participé, dont 117 000 inscrits l’an passé.
L'idée est simple : arrêter ensemble, au même moment, pour s'entraider. Pour Nelly David, directrice générale d'Addiction France, interrogée par Sud Radio, « les chiffres ont démontré que ce mois sans tabac marchait pour les personnes qui fument ». « Après 30 jours de pause, les chances d'arrêter définitivement le tabac sont multipliées par 5 », explique-t-elle. Elle ajoute que lorsqu'on se projette, on multiplie par deux l'arrêt dans l'année qui suit. Il est donc « assez intéressant de faire une pause avec sa consommation de tabac ».
Le tabac classique recule nettement
Globalement, la tendance de fond autour du tabagisme est encourageante. Parmi les 18-75 ans en France hexagonale, 25 % déclaraient fumer en 2024, contre 32 % en 2021. Le tabagisme quotidien est passé de 25 % à 18 % sur la même période. Il y a donc aujourd'hui près de 4 millions de fumeurs quotidiens de moins qu'il y a dix ans en France. Le recul est particulièrement visible chez les jeunes adultes. Le tabagisme quotidien des 18-29 ans est tombé à 18,4 % en 2024, contre 29 % en 2021 et plus d'un fumeur quotidien sur deux annonce vouloir arrêter.
Mais le tabac reste un fléau sanitaire. Selon les dernières estimations de Santé publique France, publiées en février 2026, le tabagisme a causé plus de 68 000 décès prématurés en France en 2023, soit 11 % de l'ensemble des décès.
Puffs : la nicotine change de visage
Mais si la cigarette est en perte de vitesse chez les adolescents, la vapoteuse progresse. Selon l’OFDT (Observatoire français des drogues et des tendances addictives), la part des lycéens ayant déjà essayé la cigarette électronique est passée de 35,1 % en 2015 à 46,0 % en 2024, notamment à cause des puffs, des cigarettes électroniques jetables. En 2024, 16,6 % des collégiens et 39,4 % des lycéens déclaraient avoir déjà essayé une puff. Ces produits ont depuis été interdits à la vente en février 2025.
Comment participer
Pour participer au Mois sans tabac, il suffit de s'inscrire sur mois-sans-tabac.fr. Les inscriptions sont ouvertes depuis le 1er octobre. L'application Tabac Info Service propose un programme de coaching gratuit, et le 39 89 permet d'obtenir une aide gratuite par téléphone.