La cour d’appel de Paris a rendu, ce mardi après-midi, sa décision dans l’affaire des emplois présumés fictifs du Front National au Parlement européen. "J’espère que la cour d’appel fera du droit et non de la politique", espérait la Députée du Pas-de-Calais et Présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale au micro de Sud Radio, en mars dernier.
Vers une 4e campagne présidentielle sous bracelet électronique ?
Condamnée en appel à trois ans de prison dont un an sous bracelet électronique et 45 mois d'inéligibilité dont 30 avec sursis (elle en a déjà purgé 15 depuis sa condamnation en première instance le 31 mars 2025), Marine Le Pen est de nouveau éligible. Autrement dit, elle n'est pas formellement empêchée de se présenter à l'élection présidentielle en 2027 sous bracelet électronique et pourrait donc techniquement décider de se lancer dans la bataille de L'Elysée.
Mais la cheffe de file de l'extrême droite avait conditionné il y a plusieurs semaines sa candidature à l'absence de condamnation au port d'un bracelet et a affirmé à plusieurs reprises qu'elle n'entendait pas faire campagne entravée. Le suspense ne devrait toutefois pas s'éterniser car Marine Le Pen doit s'exprimer ce soir au journal de 20h de TF1.
🔴 ALERTE INFO
— Sud Radio (@SudRadio) July 7, 2026
Condamnée à un an de prison ferme sous bracelet électronique, Marine #LePen pourra se présenter à l’élection présidentielle 2027 pic.twitter.com/WnZCCikwyw
Bardella, un favori écarté de la course à L'Elysée ?
Si Marine Le Pen venait à s'engager dans la bataille présidentielle pour la 4e fois de sa carrière, cette décision entraînerait un effet direct sur l’organisation interne du Rassemblement national : bien que favori des sondages depuis plusieurs mois, Jordan Bardella ne serait donc pas candidat à l'élection présidentielle. Marine Le Pen redevient, de facto, la figure en capacité juridique de porter la candidature du mouvement en 2027... avec pour potentiel premier ministre en cas d'élection en mai prochain, Jordan Bardella, évidemment.