Après une troisième étape éprouvante dans les Pyrénées, le peloton ne soufflera pas. Cette quatrième journée, longue de 181 kilomètres, offre un terrain idéal aux coureurs offensifs. Si le profil semble moins sélectif pour les favoris du classement général, Pascal Chanteur consultant Sud Radio imagine une nouvelle bataille entre les échappés, profitant d'équipes de leaders qui pourraient laisser filer la course.
"Montségur pourrait faire une sélection avant l'arrivée à Foix"
Le tracé du jour ne présente pas de grande arrivée au sommet, mais il promet une course nerveuse avec un enchaînement de difficultés favorables aux attaquants. Pour Pascal Chanteur, le scénario est assez clair. "Une étape très accidentée donc de 181 kilomètres qui va être très intense à l'image de ce qui s'est passé hier parce que les baroudeurs vont avoir envie de prendre la poudre d'escampette pour essayer de rafler la mise"
La principale difficulté de la journée sera le col de Montségur, long de 6,9 kilomètres à 6,6 % de moyenne, situé à une cinquantaine de kilomètres de l'arrivée. "Il y a le col de Montségur, 6,6 % à 6,9 km. Ça ne sera pas spécialement le juge de paix mais ça pourra sélectionner déjà les sprinters pour qu'ils ne puissent pas être à l'arrivée à Foix" explique le consultant au micro de Sud Radio.
La chaleur, un adversaire supplémentaire
Comme lors des premières étapes, les fortes températures resteront un facteur majeur. Entre la chaleur, les risques de défaillance et les chutes, rien n'est encore joué.
Pascal Chanteur insiste sur la nécessité de rester vigilant à chaque instant : "le Tour de France c'est long. Il peut tout se passer dans un Tour de France et surtout avec la situation de la canicule. On l'a vu encore hier, vous êtes en pleine possession de vos moyens, vous chutez en l'espace de 30 secondes, vous pouvez vous retrouver à cinq ou six minutes"
Si le classement général semble déjà dessiner une hiérarchie autour de Pogacar et de ses principaux rivaux, cette quatrième étape pourrait offrir une belle opportunité aux baroudeurs. À condition de profiter d'un moment d'hésitation des équipes de sprinters
Quels favoris pour cette 4e étape ?
Même si les leaders du classement général resteront attentifs, cette quatrième étape semble davantage promise aux baroudeurs qu'aux cadors du Tour. Le profil accidenté et l'absence d'une arrivée au sommet pourraient inciter les équipes des favoris à laisser partir une échappée composée de coureurs déjà distancés au général.
C'est en tout cas le scénario privilégié par Pascal Chanteur : "Pogacar et son équipe font figure d'épouvantail et c'est véritablement en faisant des attaques de loin qu'ils auront la possibilité de pouvoir remporter l'étape". Et à ce jeu là, les rouleurs sprinters Mads Pedersen ou encore Mathieu Van Der Poel pourraient tirer leurs épingles du jeu.