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Le nombre de décès lié à la chaleur en France et dans les villes inquiète

Par Estelle Solari

GROS PLAN SUD RADIO - L’agence européenne du climat, Copernicus, a sorti son dernier bulletin ce 10 septembre. Août 2026 est le mois le plus chaud jamais enregistré, avec juillet 2023. Un détail interroge : Bretagne, Pays-de-la-Loire, de nombreuses régions de France figurent dans ce classement de mortalité liée à la chaleur.

Le dernier rapport Copernicus est tombé. En août 2026, de nombreuses régions de France figurent dans le classement de mortalité liée à la chaleur.
Le dernier rapport Copernicus est tombé. En août 2026, de nombreuses régions de France figurent dans le classement de mortalité liée à la chaleur. AFP

16, 96°c en moyenne dans l’air : le nouveau rapport Copernicus d'août 2026, est sans appel. C’est le mois le plus chaud jamais enregistré depuis 1940, début des relevés, ex-aequo avec juillet 2023. La période estivale 2026 dépasse les chaleurs historiques de 2003.

En Europe, plus de 32 000 décès liés à la chaleur

Si l’air ambiant tourne autour de 16°c en moyenne sur l’entièreté du globe, l’Europe est à 20,26°c en août. Un score d'1,1°C au-dessus de la période préindustrielle. L’été caniculaire a mis les organismes de milliards d’individus à rude épreuve. L’Europe occidentale a traversé « une succession de vagues de chaleur exceptionnellement précoces, persistantes et intenses ». Au total, plus de 32 000 décès en excès liés à la chaleur, estime EuroMomo, plateforme de surveillance de la mortalité dans 23 pays européens.

Les Pays de la Loire et la Bretagne frappés de plein fouet

Le rapport fait état des villes et régions les plus touchées par ces canicules à répétition. La France est fortement concernée. Un score qui concorde avec les annonces de Santé publique France et des autorités sanitaires. 2026 est en excès de mortalité lié à la chaleur, avec plus de 7 300 décès, bilan couvrant les vagues de chaleur de mai à juillet, puis août. Les plus grands nombres de décès sont enregistrés au Pays de la Loire (236 morts prématurées), puis en Bretagne, en Auvergne-Rhône-Alpes, et enfin, en Île-de-France.

La canicule particulièrement meurtrière en ville

Comment l’expliquer ? Plusieurs hypothèses coexistent. D’abord, la canicule tue particulièrement en ville. Îlots de chaleur urbains, nuits tropicales, exposition des populations vulnérables, manque de climatisation, cocktail chaleur-pollution, les citadins s’exposent plus longuement et à davantage de risques. La présence de l’Île-de-France avec +6,8 % de décès dans le classement n’étonne donc que peu.

Des régions démunies face à la chaleur

Et puis, l’image d’un Sud, plus vulnérable face à la chaleur, s’avère fausse. Raison ? Ces populations sont en réalité préparées face aux 40°c, contrairement à nos amis de la côte atlantique. La Bretagne possède un climat océanique, avec des étés, en général, modérés. Isolation pensée pour le froid et l’humidité, peu de protections solaires, peu de climatisation, les logements sont peu conçus pour la chaleur. Les organismes, eux, sont moins entraînés. Le choc caniculaire est donc plus violent. D’ailleurs, les Bretons irriguent peu, habitués à posséder une réserve d’eau abondante. L’été était difficile pour les cultures, autant que pour les habitants.

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