Ce mercredi, dans une lettre ouverte sur X, Sébastien Lecornu a annoncé la diminution de la contribution exceptionnelle dans le budget 2027. Cet « impôt » concerne uniquement les entreprises qui réalisent un chiffre d’affaires supérieur à 1,5 milliard d’euros, de quoi agacer les patrons de TPE et PME.
Une réponse à la colère des grands patrons
Depuis trois ans, les grandes entreprises étaient soumises à une surtaxe jugée « exceptionnelle », qui rapportait à l’État près de 8 milliards d’euros par an. Le Premier ministre a, dans ce cadre, estimé que « ce qui est exceptionnel doit rester exceptionnel ». Cette baisse répond également à la colère du patronat français, notamment exprimée par Patrick Martin, le président du MEDEF. Il avait déclaré fin août que leur « seuil de douleur était largement atteint ».
Les TPE et PME complètement abandonnées ?
Si les grandes entreprises ont bénéficié d’une mesure en leur faveur, les petites et moyennes entreprises se sentent lésées. Pour Marc Sanchez, secrétaire général du Syndicat des Indépendants et des TPE, il y a un véritable problème.
« Aujourd’hui, le coût du travail représente une espèce d’Himalaya que nos entreprises ne peuvent plus tenter d’escalader », dévoile-t-il. Concernant les annonces faites par Sébastien Lecornu, le « compte n’y est pas », dit le secrétaire général.
Une baisse qui concerne moins de 350 entreprises
La France compte moins de 350 grandes entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 1,5 milliard d’euros. Elle compte plus de 4,2 millions de micro, petites et moyennes entreprises (TPE, PME), soit 99,99 % des sociétés en France. « Très clairement, ça ne changera pas la vie d’un artisan ou d’un commerçant », déplore Marc Sanchez et ajoute : « On est très loin du compte et on a beaucoup de mal à s’y reconnaître. »