Une réunion autour des prix du carburant a été organisée au ministère des Finances. Les représentants des stations-services n’y étaient pas même conviés.
"Les petits ne comptent pas"
"Nous ne sommes jamais conviés. J’ai l’impression que nous sommes les oubliés de la distribution, estime Jacques Vaysse, pompiste à Salles-Curan (Aveyron), président de la branche carburant de la FNA, Fédération Nationale de l’Automobile, qui représente 5 000 stations-services. Nous sommes les sans dents du carburant. Je ne pense pas qu’ils aient peur de nous, ils ne savent même pas que nous existons."
"Nous sommes tellement petits, nous sommes essentiels au maillage du territoire. Mais comme d’habitude en France, les petits ne comptent pas. Nous représentons 5 000 indépendants, dont 2 500 petits et très petits comme moi, installés en milieu rural. Il faut comprendre que la distribution n’est pas la même en ville et à la campagne. Les coûts de transport pour nous livrer le carburant sont énormes."
🔴Hausse des prix du carburant : "On est les oubliés, les sans-dent du carburant !"
🗣️ Le coup de gueule de Jacques Vaysse, président de la branche carburant de la @FNA_artisanauto #GrandMatin
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— Sud Radio (@SudRadio) September 10, 2026
Prix du carburant : "La grogne monte"
"Nous achetons nos carburants en raffinerie. On paie le prix que l’on nous demande, sans pouvoir de pression, explique Jacques Vaysse, président de la branche carburant de la FNA, sur l'antenne de Sud Radio. Notre marge est entre 5 et 8 centimes par litre, soit deux euros pour un plein. En milieu rural, l’essence, c’est vital. On n’a pas le choix. On a l’impression d’être isolés et abandonnés."
Qu’aurait-il voulu dire au ministre lors de la réunion ? "Je l’aurais invité à venir nous voir, ils ne savent pas ce qu’est la vraie vie." La seule solution est-elle de baisser les taxes ? "Surtaxer la mobilité, c’est taxer la croissance. Baisser la fiscalité, c’est rendre du pouvoir d’achat aux Français. Les gens limitent leurs déplacements, ils font de petits pleins. La grogne monte, et il va y avoir une sanction au moment de la présidentielle. C’est certain."
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