2026 aura été l'été des records pour l'Hexagone. Pas moins de 23 jours de canicule ont été enregistrés. Si sur la terre ferme, les températures ont dépassé les records des canicules précédentes, l'océan s'est lui aussi réchauffé. Le globe étant composé à plus de 71 % d'eau, une augmentation des températures inquiète les chercheurs. L'institut Copernicus alerte sur la « canicule océanique » et les dégâts causés par cette vague de chaleur sur les fonds marins.
Une température moyenne de 21,1°C !
Les océans avaient déjà atteint des records en 2024, avec pas moins de 21,09 °C. Fin août 2026, ce record a été dépassé avec une température moyenne de 21,1 °C enregistrée à la surface des océans, du jamais-vu à cette période de l'année — les pics étant habituellement observés en mars-avril. Cette hausse s'explique avant tout par le réchauffement climatique et le développement du phénomène El Niño. « Ce record est un nouveau signal clair de la pression croissante exercée sur les océans. El Niño contribue à ce réchauffement, qui s'ajoute à des décennies de réchauffement d'origine humaine », explique Samantha Burgess, responsable stratégique pour le climat au CEPMMT.
La chercheuse va plus loin et estime que le réchauffement climatique va continuer à faire grimper la température des océans. « À mesure que la température des océans continue d'augmenter, les risques pour les écosystèmes marins et les communautés côtières s'accroissent également. Les conséquences sont déjà visibles : le nombre de jours de canicule marine a plus que triplé dans le monde depuis le début des années 1990 », confie Samantha Burgess.
La faune marine menacée
L'augmentation à long terme de la température des océans a des conséquences considérables pour les communautés et les écosystèmes. Cette hausse augmente la probabilité et l'intensité des vagues de chaleur marines, susceptibles d'endommager des écosystèmes essentiels, tels que les récifs coralliens et les herbiers marins, et de perturber ainsi les chaînes alimentaires marines ainsi que des secteurs d'activité comme la pêche et l'aquaculture.
Cette hausse des températures des océans accroît également le risque de phénomènes météorologiques extrêmes. Un océan plus chaud transfère davantage de chaleur et d'humidité à l'atmosphère, ce qui peut intensifier les précipitations et certains systèmes orageux. Un océan plus chaud signifie également que l'absorption du dioxyde de carbone atmosphérique est moins efficace, ce qui risque d'affaiblir l'un des principaux mécanismes naturels de protection de la planète contre le changement climatique
Canicule et réchauffement climatique : les océans ont aussi la fièvre
Par Hugo Paillart
ANALYSE SUD RADIO - L'été 2026 a été l'un des plus chauds que la France ait jamais connu. Dans ces vagues de chaleur, un élément a été oublié : les océans. L'institut Copernicus alerte sur des températures records atteintes qui menacent l'écosystème océanique, avec une moyenne quotidienne de + 21°C.