single.php

Budget de la santé : "On vient taper sur la kinésithérapie"

Par La rédaction

Un rapport de l'Assurance maladie transmis au ministère de la Santé propose de moins bien rembourser les séances de kinésithérapie.

kiné
Le gouvernement recherche des pistes d'économie sur les séances de kiné.

Va-t-on devoir limiter le nombre de séances chez le kiné ? Le gouvernement a pour projet, afin de faire des économies, de réduire les remboursements en kinésithérapie. Comment la profession réagit-elle à ces premières annonces ?

Kinésithérapie : les conséquences de l'ambulatoire

"C’est une annonce dans le courant de l’été, on en a un peu l’habitude, constate Sébastien Guérard, président de la Fédération Française des masseurs kinésithérapeutes et rééducateurs, au micro de Jacques Cardoze, sur l’antenne de Sud Radio. C’est un coup dur. On savait que la réflexion sur le prochain projet de loi de financement de la sécurité sociale serait un peu difficile."

"On vient taper sur la kinésithérapie, alors qu’elle devient une proposition centrale pour une population française qui vieillit, avec une explosion des maladies chroniques. Depuis une quinzaine d’années, on a opéré le virage de l’ambulatoire, de transfert de l’hôpital vers la ville, avec des patients hospitalisés de moins en moins longtemps, qui sortent de plus en plus vite. Pour tout cela, la profession s’est organisée. On observe dans la critique du rapport de l’assurance maladie ce transfert de charge lié à la réorganisation de notre système de soins. Aujourd’hui, on est en train de nous le reprocher, et de se servir de quelques éléments de communication pour agiter le chiffon rouge sur la hausse des dépenses en kinésithérapie."

90% des patients "dans les clous"

Le gouvernement souhaiterait limiter le nombre de soins ou de séances par an. "Il y a trois pistes de réflexion, résume Sébastien Guérard, président de la FFMKR, sur l’antenne de Sud Radio. Soit limiter le nombre de séances par pathologie, ce qui pour nous est complètement absurde. Chaque patient est un cas particulier. La deuxième chose est de dégrader les séances de rééducation quand elles durent trop longtemps dans le temps, ce n’est pas acceptable. La troisième piste est un développement de paiement forfaitaire pour certaines pathologies. Cela amènerait mécaniquement à une sélection des patients, inacceptable de notre point de vue."

"Aujourd’hui, la Haute autorité de santé définit un nombre normal de séances de rééducation, un seuil dit normal. Par exemple dix séances pour une entorse simple de la cheville. Cela rentre dans les clous pour 90% des patients. Pour les 10% de patients restants, le kinésithérapeute peut effectuer une demande d’accord préalable, demander une prolongation des soins sur la base d’argumentaire médicale. Et cela se passe très bien, sauf que l’assurance-maladie n’a plus les moyens en ressources humaines de traiter ce flux de demandes."

Retrouvez "Sud Radio vous explique" chaque jour à 7h40 dans le Grand Matin Sud Radio avec Jacques Cardoze

Cliquez ici pour écouter “Sud Radio vous explique”

Toutes les fréquences de Sud Radio sont ici !

L'info en continu
06H
23H
19H
18H
17H
16H
15H
14H
Revenir
au direct

À Suivre
/