Si Jack Lang a été cité plusieurs centaines de fois dans les 3 millions de documents du dossier Epstein révélés par la Justice américaine, le président de l'Institut du monde arabe n'est pas le seul français dont le nom revient à de multiples reprises.
En effet, celui du diplomate Fabrice Aidan apparaît à près de 200 reprises. En fonction au ministère des Affaires étrangères depuis 25 ans, il était en disponibilité et travaillait, jusqu’à ce mardi 10 février, chez Engie.
🇺🇸 Le ministère de la Justice américain a publié plus de 3 millions de pages de documents liés à l’affaire Epstein, du nom de ce prédateur sexuel retrouvé mort en prison.
— Sud Radio (@SudRadio) February 4, 2026
Plusieurs noms de personnalités françaises y figurent, dont certains que l’on n’attendait pas ! Les détails… pic.twitter.com/tZrdXqGpeu
Des informations diplomatiques contre de l'argent ?
D’après des pièces consultées par Mediapart et l’AFP, Fabrice Aidan a entretenu, à partir de 2010, une correspondance fournie et régulière avec l’homme d’affaires et délinquant sexuel.
À cette période, ce cadre du Quai d’Orsay était en poste à l’ONU, à New York, où il collaborait notamment avec le diplomate norvégien Terje Rød-Larsen.
D’après Mediapart et Radio France, Fabrice Aidan aurait transmis à Jeffrey Epstein des informations issues des milieux diplomatiques, ainsi que des services et des contacts à l’étranger. Mediapart précise notamment qu’il lui faisait parvenir, depuis son adresse électronique aux Nations unies, des documents et rapports internes de l’organisation.
🗣️@priscathevenot (@DeputesEnsemble) : "Il faut pouvoir faire la transparence sur l'affaire #Epstein. Les gens ont besoin de savoir. Je ne suis pas opposée à une commission d'enquête sur le sujet" #GrandMatin
— Sud Radio (@SudRadio) February 11, 2026
➡️Le direct : https://t.co/QKa5Efuc2W
☎️Réagissez au 0 826 300 300 pic.twitter.com/4mqdmQGiSD
Des soupçons de violences sexuelles
Les courriels échangés montrent une relation au ton décontracté entre Jeffrey Epstein et Fabrice Aidan. Le diplomate avait même accès à l’appartement parisien du financier, avenue Foch, dont il possédait le code d’entrée. Il aurait également communiqué à Epstein le relevé d’identité bancaire de son supérieur norvégien en vue d’un virement de 250 000 dollars.
Sur RTL, ce mercredi, Jean-Noël Barrot s’est dit effaré par l’ampleur de la fuite de données révélée dans la presse. Le ministre des Affaires étrangères a fait état de "soupçons extrêmement graves". Il a mentionné des accusations potentielles de violences sexuelles, d’irrégularités financières, ainsi que des tentatives d’influence, voire d’ingérence, dans la vie politique de plusieurs pays européens, possiblement jusqu’en France.