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"77 % des produits ultra-transformés contiennent du sucre" : l’alerte choc de l'OMS

DECRYPTAGE SUD RADIO - La présence massive de sucre dans les produits ultra-transformés suscite des inquiétudes en matière de santé publique, alors que leur consommation est de plus en plus répandue.

Produits ultra-transformés : pourquoi ils sont si difficiles à repérer

Les produits ultra-transformés au cœur d’un enjeu sanitaire ! Au micro de Sud Radio dans Le petit matin Sud Radio, Alexandra Fregonèse, présidente et fondatrice des Laboratoires Innovi, est venue alerter quant aux problèmes structurels de santé publique causés par leur composition, notamment en raison de la présence massive de sucre, y compris dans des aliments salés.

"Les produits ultra-transformés contiennent aujourd’hui trop de sucre. 77 % d’entre eux contiennent du sucre, y compris des produits salés, qui n’ont pas de goût sucré, comme la charcuterie par exemple", alerte la scientifique.

Le sucre est la cause de 7 maladies sur 10

Au-delà de leur composition, c’est l’impact global sur la santé qui inquiète. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) alerte déjà sur les conséquences sanitaires liées à la consommation excessive de sucre.

"C’est véritablement un problème de santé publique", insiste Alexandra Fregonèse, évoquant même un risque systémique : "si les prévisions de l’OMS se réalisent, aucun système de santé ne sera capable de supporter les coûts liés aux maladies causées par le sucre". Selon elle, le sucre serait impliqué dans de nombreuses pathologies : "le sucre est la cause racine de 7 maladies sur 10", affirme-t-elle, citant notamment les maladies cardiovasculaires, le diabète, l’obésité ou encore les caries.

Le sucre, omniprésent dans l’alimentation

Si le sucre est au cœur des inquiétudes, il n’est pas en soi totalement problématique lorsqu’il est naturellement présent dans les aliments. "Du sucre, il en faut, notre corps fonctionne au sucre", rappelle Alexandra Fregonèse. Mais il est présent dans de très nombreux aliments, même sans goût sucré perceptible : "vous prenez des asperges par exemple, c’est 2 % de sucre… il y en a encore plus dans la carotte, la tomate ou les betteraves".

La distinction se fait surtout sur le sucre ajouté : "là où c’est problématique, c’est le sucre rajouté dans les aliments", insiste-t-elle. Selon la spécialiste, la consommation de sucre peut entraîner un mécanisme d’addiction double, à la fois psychologique et biologique.

"L’addiction au sucre, elle est de deux ordres : elle l’est pour la tête et le corps à la fois", explique-t-elle. Le sucre agirait directement sur les circuits de la récompense : "ça va générer de la dopamine, l’hormone du plaisir". Mais aussi sur l’organisme : "quand la glycémie redescend, le corps redemande du sucre".

Vers des alternatives au sucre ?

Face à ces constats, des recherches ont été menées pour proposer des alternatives. "Notre laboratoire a travaillé pendant sept ans pour trouver un remplaçant du sucre", explique-t-elle. Une solution qui ne se limite pas au goût, mais aussi aux fonctions technologiques du sucre dans les aliments.

Ce substitut repose notamment sur des fibres et des composés sucrants spécifiques : "des fibres classées par l’EFSA comme prébiotiques d’exception", ainsi que de l’érythritol. Si ces alternatives existent, la spécialiste rappelle qu’elles doivent s’inscrire dans un suivi médical en cas de difficulté liée à la consommation de sucre.

Vous pouvez retrouver l'intégralité de l'intervention d'Alexandra Fregonèse ici.

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