Avec la rentrée universitaire, septembre rime aussi avec dépenses pour les étudiants. Au fil des années, la note s’est considérablement alourdie. Une évolution qui fragilise notamment les jeunes disposant de peu de ressources et les contraint parfois à revoir certaines dépenses essentielles.
Au micro de Sud Radio, Suzanne Nijdam, présidente de la Fédération des associations générales étudiantes, principal syndicat étudiant, tire la sonnette d’alarme sur le coût de la rentrée universitaire qui inclut et cumule à la fois les frais universitaires, les frais locatifs (loyer + caution + mobilier pour se loger), les frais de santé, les diverses assurances ainsi que tous les autres frais de la vie courante.
Une facture en hausse de 25 % depuis 2020
La présidente de la FAGE revient sur l’ampleur de cette progression : "Il a augmenté de 25% depuis 2020. Aujourd'hui, il atteint un chiffre de 3240 euros et à l'époque, c'était 2584".
Derrière ces chiffres, les conséquences se font sentir dans la vie quotidienne. Alimentation, logement ou encore accès aux soins peuvent devenir des variables d’ajustement pour les plus précaires.
Des aides qui "stagnent"
Face à des dépenses toujours plus importantes, les dispositifs de soutien ne suivent pas, déplore la présidente du syndicat. "Les aides à destination des étudiants et étudiantes, elles stagnent, voire elles sont détricotées progressivement".
Suzanne Nijdam rappelle que le sujet avait pourtant été érigé en priorité en 2020. "Cette augmentation de 25% en six ans, elle se fait alors même que la précarité étudiante a été présentée à l'époque comme une urgence nationale sur laquelle il fallait agir de suite".
Un décalage qui inquiète la FAGE, alors que les difficultés rencontrées par une partie des étudiants semblent s’inscrire dans la durée. "Aujourd'hui, six ans plus tard, malgré une telle évolution, le constat est presque devenu banal" explique-t-elle.
📈 Coût de la vie étudiante : une hausse de plus de 35 % depuis 2017 selon l’UNEF
— Sud Radio (@SudRadio) August 18, 2026
🗣️ Florian Rippert, directeur général et cofondateur de StudHelp : « 59 % des étudiants qu’on accompagne ont un reste à vivre de moins de 100 €. Certains dorment dans la rue »
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