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Précarité : des étudiants dorment dans la rue

Par La rédaction

Logements, repas, jobs... Depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, les étudiants se sont enfoncés dans la précarité.

Des étudiants dans un restaurant universitaire, illustrant le coût de la vie étudiante en 2026.
Des étudiants dans un restaurant universitaire, illustrant le coût de la vie étudiante en 2026. (Christophe ARCHAMBAULT - AFP/Archives)

Les étudiants s’enfoncent-ils dans la précarité ? Selon une étude du syndicat Unef, le coût des études en 2026 a augmenté de plus de 35% depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017.

Étudiants : des demandes de plus en plus urgentes

Cette étude n’est-elle pas catastrophiste ? "Nous avons créé notre association en 2021, en pleine sortie de pandémie, explique Florian Rippert , directeur général et cofondateur de StudHelp, qui accompagne 20 000 étudiants depuis 2021, au micro de Jacques Cardoze, sur l’antenne de Sud Radio. Cinq ans plus tard, on pensait ne plus être là parce que la précarité étudiante n’existerait plus. Force est de constater, malheureusement, qu’elle est de plus en plus grandissante."

"Surtout, depuis cinq ans, les demandes sont de plus en plus urgentes. Il y a cinq ans, les demandes n’étaient que sur l’aide alimentaire. Aujourd’hui, elles portent sur le logement, la santé mentale, l’isolement des étudiants. La situation est catastrophique. Nous avons réalisé un sondage auprès de nos bénéficiaires : plus de 59% d’entre eux ont un reste à vivre de moins de 100 euros. Quand nous faisons des distributions alimentaires, au bout de deux minutes, les 500 inscriptions partent. La demande est de plus en plus importante et urgente de la part des étudiants. Le repas du Crous à un euro est l'arbre qui cache la forêt."

Un étudiant logé dans un squat pendant huit mois

Face au coût du logement, on commence même à voir des étudiants dormir dans la rue. "Cela nous a beaucoup choqué de voir des étudiants à la fois bénéficiaires et bénévoles. Certains dormaient dehors, d’autres cumulent des jobs étudiants, confie Florian Rippert , directeur général et cofondateur de StudHelp, sur l’antenne de Sud Radio. Aujourd’hui, les CROUS sont débordés. Ce n’est pas via les services de l’État que l’on arrive à trouver des solutions, mais par l’engagement citoyen, la solidarité et d’autres étudiants. Nous en avons qui sont devenus SDF par la force des choses. "

"Nous avons un étudiant qui a dormi dans un squat en région parisienne pendant huit mois durant son année universitaire. Son université n’était pas au courant. Il était bénévole chez nous, nous ne le savions pas non plus. Notre concept est d’avoir un parrain ou une marraine qui fait les courses pour les étudiants. Cela permet de créer du lien social. Là, c’est sa marraine qui nous a prévenus de cette situation catastrophique. 8% de nos bénéficiaires ont perdu leur logement au cours de l’année, 30% à cause de la hausse des loyers, 20% à cause de problèmes administratifs, 11% du fait de l’insalubrité de leur logement."

Retrouvez "Sud Radio vous explique" chaque jour à 7h40 dans le Grand Matin Sud Radio avec Jacques Cardoze

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