Il ne voulait pas devenir le maire d'un « village fantôme ». Répertoriée à l'UNESCO au titre du patrimoine mondial de l'humanité, La Romieu se situe sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle (GR 65).
Une chance pour ses habitants, sauf que : « le constat du conseil municipal, c'est que les dernières locations, les dernières ventes immobilières ont entraîné la création de gîtes ou de locations meublées. Or, nous avons déjà au village 9 gîtes et une vingtaine de maisons chambres d'hôtes », observe Thierry Cambournac, le maire.
Transformer sa maison en gîte ? "Il faut en faire la demande"
Face à l’explosion des logements type Airbnb partout en France, le chef de la commune joue la prudence. « Ce n'est pas que nous ne voulions pas de touristes, au contraire, nous sommes très heureux et c'est eux qui développent le village. Sauf qu’avec moins de 600 habitants, il fallait limiter. »
L’arrêté ? « Nous imposons à toute personne qui veut transformer une maison, une grange, un garage en gîtes, d’en faire la déclaration et d’en demander l'autorisation à la mairie. » Une demande qui pourra être accordée, refusée, ou conditionnée.
Un compromis entre location estivale et longue durée
Les propriétaires malins peuvent espérer miser sur le télescopage de deux types de locations : la courte durée, valable en été et la longue durée, accordée aux locaux. « Si on fait l'effort d'avoir les deux, on a la possibilité que quelqu'un s'installe de façon durable. »
🏠 Un arrêté municipal contre les locations de courte durée, type Airbnb !
— Sud Radio (@SudRadio) October 2, 2026
🗣️Thierry Cambournac (maire de La Romieu Gers) : "On impose à toute personne qui veut transformer un espace en gîte à en faire la déclaration en mairie" #GrandMatin
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Un arrêté pour ne pas perdre ses habitants
Un moyen qui devrait éviter les aller venues intempestives et qui font fuir les habitants, déjà peu nombreux. En France, d’autres villages, classés comme « plus beaux villages français » se remplissent l’été, mais ne comptent que 20 ou 30 résidents l'hiver venu : « ce sont des magasins de souvenirs, avec des chinoiseries et remplis de visites passages. Nos artisans, nos commerçants, il faut qu'ils vivent toute l'année, ils ont besoin d’habitants permanents. Qu'il y ait une vie locale. »