éditorial

L'édito de Christophe Bordet

Christophe Bordet ©Anthony Ghnassia
Société

Mark Zuckerberg reçu par Macron en pleine période de turbulences pour Facebook

Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook (©JOHN THYS - AFP)

La patron de Facebook Mark Zuckerberg sera reçu ce mercredi par Emmanuel Macron à l’Élysée. Au menu des discussions, la question majeure du contrôle des données personnelles.

C’est une question sensible que celle des données personnelles collectées et utilisées par les réseaux sociaux, et bien entendu par Facebook. Le 25 mai, une législation européenne censée mieux protéger les données personnelles des Européens entre en vigueur. Son nom : le règlement européen pour la protection des données. Les géants du Web pourront être fortement condamnés en cas de graves manquements. Les acteurs des nouvelles technologies et ces géants (Facebook, Instagram, Google...) vont devoir en réalité se plier à une nouvelle réglementation qui prévoit plus de transparence dans l'utilisation, le traitement et l'exploitation des données personnelles : vos photos, vos numéros de téléphone, vos adresses mail…

Tout ça ne fait pas plaisir à Mark Zuckerberg, surtout que cela intervient après le scandale aux États-Unis où Facebook et Twitter notamment sont accusés d'avoir permis l'utilisation des données de 50 millions d’utilisateurs américains par une société proche de Donald Trump, afin d’élaborer un logiciel qui a permis d’influencer le vote des électeurs lors de la présidentielle américaine.

Une coalition d’organisations a annoncé ce lundi une campagne pour démanteler Facebook (qui possède Instagram, Messenger et WhatsApp), arguant que le réseau social a "trop de pouvoir sur nos vies et sur notre démocratie". Ironie de l'histoire, ces groupes ont créé un site Internet et une page... Facebook pour recueillir des soutiens à une pétition destinée à la Commission américaine du commerce pour qu’elle impose des règles strictes sur la vie privée. "Facebook et Mark Zuckerberg ont amassé une quantité effrayante de pouvoirs", souligne la coalition qui demande donc des règles de contrôle strictes, à l'image donc de ce qui se fait désormais en Europe.

Réécoutez en podcast l’édito de Christophe Bordet dans le Grand Matin Sud Radio

 

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