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Royal, Faure, Glucksmann, Hollande, Guedj... Quels candidats à la primaire de gauche pour la Présidentielle 2027 ?

ECLAIRAGE SUD RADIO - Alors que les adhérents socialistes ont tranché pour une primaire fermée aux seuls militants du PS en vue de la Présidentielle 2027 et que Ségolène Royal a décidé d'y prendre part, tour d'horizon des autres potentiels candidats.

Primaire à gauche : le PS choisit le huis clos, Ségolène Royal invitée surprise
(Photo by JULIEN DE ROSA / AFP)

Hier soir, les militants du Parti socialiste étaient appelés à se prononcer sur le périmètre électoral de leur future primaire, en vue de la présidentielle 2027. Deux options s'affrontaient. La première, portée par Olivier Faure, proposait d'ouvrir le vote aux « sympathisants » socialistes, moyennant une contribution de deux euros, afin d'élargir au maximum le corps électoral. 

La seconde, défendue par ses opposants menés par le patron des députés Boris Vallaud, réservait la désignation aux seuls « militants » du PS et aux organisations se reconnaissant du « pôle socialiste », comme Place publique de Raphaël Glucksmann. C'est cette seconde option, plus fermée, qui l'a emporté avec 55,5 % des voix.

Olivier Faure désavoué

Ce vote acte deux choses : la primaire de l'espace social-démocrate se tiendra bien en octobre, mais elle restera un scrutin interne, sans ouverture aux sympathisants. Il enterre aussi, de fait, le projet d'une primaire unitaire de toute la gauche hors LFI, qu'Olivier Faure appelait de ses vœux avec les Écologistes, Marine Tondelier en tête de file, et les anciens insoumis Clémentine Autain et François Ruffin.

Boris Vallaud a salué « un choix très net » et appelé le premier secrétaire à « changer de méthode ». De son côté, Olivier Faure a minimisé la portée du scrutin, assurant sur BFMTV qu'il ne s'agissait pas d'« un référendum pour ou contre » lui, mais d'un « choix stratégique » entre ouverture et huis clos militant, tout en excluant de démissionner.

La candidature surprise de Ségolène Royal

Au lendemain de ce vote, Ségolène Royal a annoncé ce vendredi sa candidature surprise à la primaire socialiste. L'ancienne candidate à la Présidentielle de 2007, explique avoir pris cette décision après « de nombreux échanges avec des gens rencontrés, des élus, des citoyens actifs dans des associations, des entreprises ». Elle affirme se présenter « avec humilité, sans ego, et sans posture de supériorité ».

Son moteur, dit-elle, est le risque d'une victoire de l'extrême droite : « Comment pourrais-je ne rien faire, face à l'hypothèse selon laquelle la première femme de l'histoire de France qui accéderait à la présidence en serait issue ? » Elle avance cinq priorités pour son programme : un « ordre juste » pour redonner du pouvoir d'achat, l'urgence climatique, l'urgence énergétique pour les TPE-PME, la reconstruction d'un « État fort » protecteur des enfants, et le retour d'une « stature diplomatique » française comme puissance médiatrice. Son slogan : « La France tranquille et l'ordre juste ».

La (longue) liste des candidats socialistes à la Présidentielle

À ce stade, deux candidats sont officiellement déclarés à cette primaire des socialistes : le député de l'Eure Philippe Brun et Ségolène Royal. Jérôme Guedj (député de l’Essonne), également candidat socialiste à la Présidentielle, pourrait lui aussi s'y engager. Mais les regards restent surtout tournés vers les « poids lourds » qui n'ont pas encore tranché. 

Raphaël Glucksmann, fondateur de Place publique, est le favori des sondages dans l'espace social-démocrate et le candidat privilégié d'une partie des opposants à Olivier Faure. Il n'a pas encore indiqué s'il accepterait de se soumettre à une primaire, même réservée aux militants. Olivier Faure, lui non plus, n’a pas communiqué sa décision, se contentant de juger qu'il ne « serait pas illégitime » qu'il soit candidat. Quant à Boris Vallaud, il aurait, selon un proche, « envie d'aller à la bagarre ».

Hollande, Bouamrane : les candidats du PS qui refusent la primaire

Du côté des réfractaires à cette primaire interne, deux figures se distinguent. Le maire de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, a d'ores et déjà annoncé une candidature hors primaire. L'ancien président François Hollande, de son côté, refuse également de se plier à ce scrutin et se positionne plutôt comme un recours de fin d'année, si le PS devait rester dans l'impasse.

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