Vous les avez sûrement croisées dans la rue, dans vos communes ou sur la route des vacances. Certaines voitures arborent des plaques d'immatriculation roses. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, il ne s'agit pas d'un choix esthétique. En novembre 2025, le ministère de l’Intérieur a publié une circulaire sur les nouvelles immatriculations provisoires. Celles-ci doivent être de couleur rose et posséder un W ou un double WW.
Véhicules neufs, importés ou d’essais
Depuis le 1er janvier 2026, cette plaque d’immatriculation provisoire est réservée à un certain type de véhicule. Elles concernent d’abord, les voitures neuves qui sont en attente d’immatriculation définitive, mais aussi les véhicules importés en attente de leur immatriculation définitive en France. Enfin, ces plaques sont réservées aux véhicules d’essais. « Cela concerne plus de 400 000 immatriculations provisoires WW et immatriculations W garage par an » explique Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministère de l’Intérieur.
Selon le ministère de l'Intérieur, cette nouvelle couleur doit permettre d'identifier plus facilement les véhicules circulant sous immatriculation provisoire.
Lutter contre la fraude
L’ambition de ce changement est de lutter contre la fraude aux plaques d’immatriculation. Selon la Cour des comptes, près d'un million de véhicules circuleraient avec une plaque frauduleuse, ce qui représenterait un manque à gagner de plus de 500 millions d'euros. « La fraude a pris de l’ampleur ces dernières années et de nombreuses actions, efficaces et opérationnelles sont déployées pour juguler et réduire ce fléau. » déclare Marie-Pierre Vedrenne. Si le changement de couleur peut sembler anecdotique, il répond en réalité à un objectif précis : rendre ces plaques provisoires immédiatement identifiables afin de limiter les usurpations.
La FIEV, le syndicat des professionnels français fournissant des équipements pour les automobilistes, milite pour aller plus loin en sécurisant le processus même de fabrication et de délivrance. "Si l'État ne peut pas imposer le contrôle d'identité pour la réalisation d'une plaque, nous proposons de sécuriser la plaque elle-même. La plaque d'immatriculation est un moyen d'identification des véhicules : la sécurisation de son processus de réalisation et de délivrance est indispensable", explique André Bouchenoire, président de la section plaques de la Fiev.