L’élection présidentielle de 2027 compte un nouveau candidat. Hier soir lors du 20h de TF1, François Ruffin a annoncé qu’il participerait à la campagne pour tenter de briguer l’Élysée. Un profil d'outsider, certes, mais dont la cote ne cesse de grimper notablement depuis plusieurs mois. En politique depuis 2016, le président du parti "Debout", classé à gauche de l’échiquier politique, connaît en effet une poussée de sympathie dans le cœur des Français.
Depuis novembre dernier, le député de la Somme ne cesse de monter dans les sondages d’opinion. Dans une enquête réalisée par Ifop-Fiducial pour le compte de Sud Radio afin de déterminer la personnalité politique préférée des Français, l’homme de 50 ans pointait alors à la 18ᵉ place. Deux mois plus tard, sa cote de popularité franchissait un nouveau cap quand l’ancien journaliste se hissait à la 8ᵉ place de ce classement.
Derrière Glucksmann, devant Mélenchon
Toujours dans une enquête réalisée par l’IFOP et Fiducial en décembre dernier mais cette fois-ci sur "L’ambition présidentielle", à la question "Quelle personnalité souhaitez-vous voir se porter candidate à la prochaine élection présidentielle de 2027 ? ", les sondés plaçaient l’originaire de Calais à la 13ᵉ place. Chiffre intéressant chez les électeurs de gauche : le nouveau candidat à l’élection suprême est crédité de 43 % de sympathie. À titre de comparaison, Raphaël Glucksmann atteint 44 % et Jean-Luc Mélenchon 40 %.
"Je porterai toujours le même discours. Je serai toujours l'une des voix qui dira qu'il faut sortir de la folie du libre-échange" assure @Francois_Ruffin pic.twitter.com/WCNQ8WH9X7
— Sud Radio (@SudRadio) November 13, 2024
Le représentant de la gauche populaire ?
Mais qu’est-ce qui plaît tant dans la figure de François Ruffin ? Présent dans la presse sans pour autant être chaque soir à l’antenne, l’homme politique est largement identifié sans susciter de ras-le-bol lié à une surexposition médiatique. L’ancien journaliste passé par Le Monde bénéficie également du fait qu’il ne soit pas un politique de carrière et qu’il ne renvoie pas l’image d’un "affamé du pouvoir", prêt à tout pour parvenir à ses fins. Homme de gauche, il insiste aussi régulièrement sur la nécessité d’établir une jonction entre les deux cœurs de l’électorat de gauche, à savoir les classes populaires et les ouvriers.
Le député de la Somme est aussi le représentant d’une gauche “populaire”. Hier, au moment de l’annonce de sa candidature, il déclarait vouloir être “le premier président au SMIC”, ajoutant : “Je paierai mes factures d’électricité comme De Gaulle et j’achèterai ma vaisselle au supermarché comme sa femme Yvonne. Nous ferons 20 millions d’euros d’économies sur le budget de l’Élysée, soit 400 postes d’infirmières.”