« Pourquoi Sébastien Lecornu préfère-t-il les casseurs à l’honneur ? En m'inspirant de la célèbre phrase de Winston Churchill : « Vous avez préféré le déshonneur pour éviter la guerre ? Eh bien, vous aurez le déshonneur et la guerre. » Gouverner, c’est prévoir ; pourtant, une fois de plus, il s’agira de guérir.
Sébastien Lecornu s’apprête à franchir le Rubicon en admettant que la République doit se protéger, par tous les moyens légaux, contre ceux qui la détestent. Quitte à choquer la bien-pensance de gauche et la doxa estimant que ceux qui agressent la société sont, en fait, les victimes des injustices qu’elle engendre.
"Des gens qui haïssent le droit et l'état de droit"
Les images de barbares saccageant les rues de Paris et tirant au mortier sur les forces de l'ordre ont fini par convaincre la classe politique au pouvoir qu'il existe, dans ce pays, des gens qui non seulement n'aiment pas la France et ses lois, mais haïssent le droit et l'état de droit.
Ceux qui font peur ont compris qu’ils n’ont pas à avoir peur, puisque des voix haut placées dans les médias et à l’Assemblée nationale expliquent que ces violences ne sont qu'une façon d’exprimer sa joie après un match de foot, et que les débordements sont le fait d'une présence policière agressive.
😡 Périco Légasse :"Pourquoi Lecornu préfère-t-il les casseurs à l’honneur ? Gouverner, c’est prévoir !"
— Sud Radio (@SudRadio) June 15, 2026
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"Cette législation sera probablement inapplicable"
En confiant à ses équipes la mission d'élaborer un projet de loi sur le principe du « casseur-payeur » — déjà évoqué par Gabriel Attal pour prélever le montant de la casse sur les prestations sociales —, Sébastien Lecornu prouve que les dirigeants de ce pays sont parfaitement conscients d’avoir capitulé depuis des décennies face à ce délitement. Ils étaient parfaitement informés des possibilités légales d'agir pour éviter une dégradation continue.
Pourtant, cette législation sera probablement inapplicable. On se demande parfois si, lorsque nos gouvernants proposent une loi dont ils ne veulent pas, ils ne sollicitent pas le Conseil constitutionnel pour obtenir la formule qui permettra de la retoquer, tout en envoyant un message à l'opinion qui l'exige.
"Privés de courage et obsédés par leur bonne conscience médiatique"
Privés de courage et obsédés par leur bonne conscience médiatique, nos dirigeants préfèrent attendre que la maison brûle pour appeler les pompiers. Cela vaut pour toutes les défaillances de l'État. Aujourd'hui, une petite fille manque à l'appel. Espérons que ce sacrifice, comme ces images de rues dévastées, rendra enfin à nos dirigeants le sens des responsabilités. Car, comme le disait Albert Einstein : « Le monde ne va pas si mal du fait de ceux qui font le mal, mais de ceux qui savent et ne font rien. »
Retrouvez L'humeur de Périco Légasse du lundi au jeudi dans La France Dans Tous Ses États sur Sud Radio de 12h à 14h.