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Cet été, on ose le BDSM !

Une enquête Ifop sortie mi-juin annonce que de plus en plus de jeunes ont recours à des pratiques tendance BDSM.

Cet été, on ose le BDSM !
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La fessée arriverait en tête, suivie des morsures, griffures, gifles, bâillons et même étranglements. Évidemment, la première cause serait due au porno, qui montre de plus en plus ce genre de scènes. Je n'y crois pas vraiment !

Aurait-on déjà oublié le succès du livre Fifty Shades of Grey ? Cet ouvrage, dont je ne suis pas très fan, a eu un effet positif sur la libido de bien des femmes et a fait découvrir le BDSM à bien des couples.

Le BDSM : entre fantasme répandu et pratique rare

En revanche, le sadomasochisme concerne peu de gens. D'après les enquêtes sur la sexualité des Français, à peine 3 à 5 % le pratiqueraient. En revanche, le BDSM fait indéniablement partie de nos fantasmes. D'ailleurs, la fessée est un jeu sexuel très ancien. Chez les 20-29 ans, 71 % des Françaises déclarent avoir déjà reçu une fessée d'un ou d'une partenaire. Plus largement, chez les femmes de moins de 35 ans, 61 % disent avoir déjà expérimenté des jeux intimes intenses et consentis, contre seulement 30 % pour l'ensemble des Français : un vrai fossé générationnel. Si de nombreuses femmes de 50 ans et plus aiment aussi la Dark Romance, les jeunes femmes, elles, passent à l'action, certainement nourries plus tôt à ces fantasmes.

Jouer à se faire peur ou à se faire mal peut concerner chacun d'entre nous. Qui n'a pas eu envie de griffer le dos ou encore de mordiller le lobe de l'oreille dans un moment d'excitation forte ? Beaucoup de gens ne comprennent pas toujours que ces actes teintés d'agressivité font partie de notre sexualité ; c'est juste laisser notre part animale s'exprimer.

La sexualité animale est riche en morsures et autres manifestations de domination-soumission. D'ailleurs, dès notre plus jeune âge, nous pouvons manifester des attitudes agressives. Le nourrisson peut mordre le mamelon de sa mère, les enfants testent leur cruauté entre eux dans des jeux parfois violents. Des jeux qui trahissent un besoin de se montrer plus fort, dominant.

La sexualité est aussi faite de pulsions agressives, et s'y autoriser est bénéfique, à condition bien sûr de rester en bonne entente avec son partenaire. Évidemment, si vous vous connaissez depuis dix ans et que tout à coup vous sortez un martinet de votre table de nuit pour fouetter la croupe de votre partenaire, cela risque de jeter un froid. Mieux vaut communiquer auparavant. Ou plutôt, mieux vaut commencer par une caresse plus appuyée sur les fesses, qui se terminerait en une tape légère. En fonction de la réaction, vous saurez si le jeu peut se prolonger ou non.

D'autres pratiques sont également intéressantes. Se bander les yeux ou se ligoter provoque des émotions fortes et différentes. C'est en quelque sorte s'offrir sans défense. Mais en même temps, cela permet aussi d'oser, puisque l'on est sous « la contrainte » ! Tous ces jeux entrent dans la sphère des fantasmes.

On évite les ficelles trop fines, qui pourraient blesser, et on détache immédiatement le partenaire s'il a une crise d'angoisse. Bien sûr, ne jamais se laisser menotter par quelqu'un qu'on ne connaît pas ou en qui on n'a pas totalement confiance. Il s'agit d'un jeu, mais d'un jeu qui peut s'avérer dangereux avec quelqu'un qui ne maîtriserait pas son agressivité.

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