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Qui sont les collaborateurs de Lecornu contrôlés positif à des tests anti-drogue ?

Par Hugo Paillart

GROS PLAN SUD RADIO - Le mois dernier, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait annoncé que les membres du gouvernement devaient se soumettre à des tests anti-drogue. Un mois après, des premières têtes sont tombées et ont été écartées. Explications.

Thomas SAMSON - AFP/Archives

Le Premier Ministre Sébastien Lecornu a annoncé hier les premières sanctions suite aux tests de dépistages anti-drogue décrétés le mois dernier au sein de ses collaborateurs. Aucun nom n’a fuité mais on en sait un peu plus sur leur profil des personnes contrôlées positives. Dans une interview pour Paris Match, le Premier ministre Sébastien Lecornu est revenu sur les raisons qui l’ont poussé à réaliser de tels tests auprès « des membres des cabinets ministériels et la plupart des hauts fonctionnaires (qui) ont accès à des informations extrêmement sensibles. »

La volonté affichée était de démontrer que les ministres et les collaborateurs ne sont pas au-dessus des lois. « Consommer de la drogue, c'est être vulnérable. Et on ne peut pas condamner les assassinats de jeunes de 16 ans dans les "quartiers" et tolérer, en même temps, la consommation dans les "beaux quartiers" » précise le locataire de Matignon.

De la mise à l'écart au renvoi

Pour les collaborateurs testés « positifs », l’ancien ministre des Armées a réaffirmé que la sanction encourue pouvait aller de la mise à l’écart du ministère au renvoi. Au-delà de la sanction disciplinaire, la loi impose au Premier ministre une démarche supplémentaire. En vertu de l'article 40 du code de procédure pénale, toute autorité constituée ayant connaissance d'un délit dans l'exercice de ses fonctions est tenue d'en informer sans délai le procureur de la République et de lui transmettre l'ensemble des éléments s'y rapportant.

Une contrainte qui illustre le sérieux de la démarche, alors que le Premier ministre affirme qu’ environ un million de Français consomment régulièrement de la cocaïne, et que ce phénomène « concerne tous les milieux », y compris ceux qui gravitent au sommet de l'État.

« Les contrôles continueront »

Cette volonté de contrecarrer le narcotrafic, que l'exécutif considère comme une menace majeure pour la sécurité du pays, pousse le gouvernement à renforcer la répression de l'usage de stupéfiants — un mouvement concrétisé par la loi Ripost, votée mardi 21 juillet 2026.

Les ministres, la Secrétaire générale du gouvernement ou le Secrétaire général de la Défense devaient aussi se faire dépister. « Ces contrôles continueront. Les tests ont un caractère aléatoire», a ajouté Sébastien Lecornu.

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