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Angleterre: Arsenal en mode champion contre Chelsea

Arsenal a enfilé ses habits de champion pour contenir la menace offensive de Chelsea (2-1) et rester aux avant-postes de la Premier League, dimanche après un Everton-Manchester United au final enfiévré (2-2).

Kai Havertz célèbre l'égalisation pour Arsenal contre Chelsea à l'Emirates Stadium.
Adrian Dennis - AFP

Arsenal a enfilé ses habits de champion pour contenir la menace offensive de Chelsea (2-1) et rester aux avant-postes de la Premier League, dimanche après un Everton-Manchester United au final enfiévré (2-2).

Les Gunners ont poursuivi leur sans-faute durant la 3e journée et ils partagent la tête du classement avec Manchester City, vainqueur la veille de Coventry (1-0).

L'adversité était bien plus relevée pour Arsenal dans ce derby de Londres contre Chelsea, ses onéreuses recrues, son triangle d'attaque doré (Joao Pedro, Cole Palmer et Morgan Rogers) et son nouvel entraîneur à la cote élevée, Xabi Alonso.

Mais après un faux-départ, sanctionné par l'ouverture du score de Morgan Rogers (2e, 0-1), Arsenal a mis le turbo et fait le siège d'Emiliano Martinez pendant une grande partie de la rencontre.

Le gardien argentin s'est incliné sur un tir rasant de Kai Havertz près de son poteau gauche (25e, 1-1), puis devant Martin Odegaard, servi par un centre de Christos Tzolis qu'a astucieusement laissé filer Havertz devant Wesley Fofana (50e, 2-1).

L'ancien portier d'Aston Villa a été sauvé par un hors-jeu sur un but de Riccardo Calafiori, invalidé (12e). Mais il s'est aussi distingué par de nombreuses interventions décisives (18e, 69e, 72e).

- "C'était magnifique" -

Longtemps acculé, Chelsea a tenté sa chance de loin (Reece James à la 23e) ou en contre-attaque, dont l'une s'est conclue par un poteau de Pedro Neto (45e+3).

Kai Havertz (à gauche) vient de signer l'égalisation pour Arsenal finalement vainqueur de Chelsea à l'Emirates Stadium, le 6 septembre 2026

Kai Havertz (à gauche) vient de signer l'égalisation pour Arsenal finalement vainqueur de Chelsea à l'Emirates Stadium, le 6 septembre 2026

Adrian Dennis - AFP

La défense d'Arsenal a eu plus de travail dans la dernière demi-heure du match mais elle n'a rien cédé, avec l'aide du gardien David Raya, vigilant puis déterminant sur une frappe d'Estevao (89e).

"J'ai savouré chaque minute", a commenté l'entraîneur Mikel Arteta en conférence d'après-match. "Le début a été difficile, mais je l'ai apprécié aussi parce que l'équipe a réagi de manière spectaculaire. La conviction, la détermination, la qualité, la façon dont nous avons montré notre intention de les presser constamment, c'était magnifique".

Sur le banc d'en face, Xabi Alonso a lui salué le "bon état d'esprit" de ses joueurs et réclamé "du temps" pour imposer ses idées à Chelsea.

"C'est une défaite, nous sommes déçus, ça doit faire mal mais ça doit faire mal de manière positive, parce que ce n'est que le troisième match (en championnat, ndlr)", a-t-il dit. "Je suis satisfait de l'état d'esprit et de l'attitude des joueurs, ils ont tout donné, ils ont tenté et ils se sont battus très dur", a développé le nouveau patron des Blues.

- Maitland-Niles, sauveur inattendu -

Plus tôt, Everton est parvenu à accrocher Manchester United grâce à une frappe sublime du défenseur Ainsley Maitland-Niles, tout juste recruté de l'OL, à la dernière seconde d'un final haletant (90e+6, 2-2).

Ce résultat a "le goût de la victoire", a réagi l'inattendu sauveur des Toffees. "On a puisé au plus profond de nous".

Everton n'a pas eu la maîtrise du match mais elle a montré d'autres vertus, après un mercato qui a fait grogner ses supporters.

Ainsley Maitland-Niles auteur de l'égalisation d'Everton face à Manchester United à Liverpool, le 6 septembre 2026

Ainsley Maitland-Niles auteur de l'égalisation d'Everton face à Manchester United à Liverpool, le 6 septembre 2026

PETER POWELL - AFP

Après l'ouverture du score de Bryan Mbeumo (46e, 0-1), l'équipe de David Moyes a poussé pour égaliser, ce qui est arrivé sur un pétard en pleine lucarne du jeune Tyrique George (83e, 1-1). Et elle n'a pas baissé les bras, même après la tête victorieuse de Benjamin Sesko (88e, 1-2).

Manchester United compte seulement quatre points après trois journées, mais cela ne semble pas inquiéter son entraîneur. "Ce n'est pas si mal", a déclaré Michael Carrick. "Nous n'étions pas loin de repartir avec les trois points aujourd'hui, c'est le football. Il y a des moments que nous pouvons mieux gérer, mais ça ira".

Dimanche prochain, les Red Devils reçoivent leur voisin et rival Manchester City à Old Trafford.

Par Jeremy TALBOT / Londres (AFP) / © 2026 AFP

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