Fabien Roussel - Gauche des allocations : "Je ne regrette pas, j'enfonce le clou même !"

"Gauche des allocations" : Fabien Roussel, député du Nord, secrétaire national du Parti communiste français et membre de la NUPES, s’explique sur Sud Radio le 12 septembre dans "Parlons Vrai chez Bourdin".

Fabien Roussel
Fabien Roussel, interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio, le 12 octobre, dans "le petit déjeuner politique".

Fabien Roussel, patron et ancien candidat à la présidentielle du PCF, a déclaré à la fête de l'Humanité que "la gauche doit défendre le travail et le salaire et ne pas être la gauche des allocations, minima sociaux et revenus de substitution. Je ne suis pas pour une France du RSA et du chômage, il y a des discours à gauche qui ne passent pas". Il répond aux questions de Jean-Jacques Bourdin.

Fabien Roussel : "Je ne regrette pas, j'enfonce le clou même !"

L'intervention de Fabien Roussel a suscité beaucoup de réactions. "Je pensais en disant cela à celles et ceux que je reçois dans ma circonscription dans le Nord et que je croise dans mes multiples déplacements, explique Fabien Roussel. Tous ces Français bien souvent privés d'emploi, qui ont vu leur entreprise délocalisée. Ils me disent qu'ils aspirent à un vrai travail qui rémunère et pouvoir retrouver le plaisir d'aller au travail, retrouver du sens au travail. Je m'adresse à ces Français qui préfèrent vivre avec un travail et un salaire plutôt que devoir courir après du RSA et des allocations chômage". "Je ne parle pas des allocations familiales, qu'on ne se méprenne pas".

"Je ne regrette pas, j'enfonce le clou même !, assure Fabien Roussel. J'assume pleinement la gauche que je veux défendre, du travail et des salaires. On doit avoir une grande réflexion sur le sens à donner au travail. Pas tant le goût de l'effort que pourquoi on va se lever pour aller travailler. Parfois avec des boulets au pied parce qu'on va se faire exploiter, avec de mauvaises conditions de travail. On ne s'émancipe plus au travail""Les gouvernements que nous avons eus jusqu'à maintenant, plutôt de droite, libéraux, ont abîmé le travail, en créant une société avec beaucoup de CDD, de petits boulots et une armée de chômeurs qui permet de faire pression sur les travailleurs".

"Le bilan de la NUPES est plus que mitigé !"

Pour Fabien Roussel, l'objectif est qu'il n'y ait plus de RSA. "On ne vit pas des minima sociaux, on survit avec des minima sociaux. Ceux qui travaillent, les salaires sont tellement bas, le travail ne rémunère pas, ne permet pas de vivre dignement. On doit redonner du sens au travail en augmentant les salaires, en améliorant les conditions de travail. Je veux que l'on parle du travail et pas des allocations. Je cherche à éradiquer le chômage, la pauvreté. Cet objectif est accessible en l'espace de 3-4 ans. Nous voulons zéro chômage donc il n'y aura plus d'allocations chômage, de RSA. En attendant d'atteindre cet objectif, nous avons besoin de ces protections sociales mais notre objectif, c'est qu'il n'y en ait plus !"

Fabien Roussel a-t-il l'intention de quitter la NUPES ? "On en parle comme si c'était une force politique, un mouvement ou une association ! Ce n'est rien de tout ça ! C'est un accord électoral et programmatique que nous avons fait. Ce que je souhaite, c'est que demain nous soyons plus nombreux et qu'on arrive à construire un discours qui colle le plus possible aux Français". "Le bilan de la NUPES est plus que mitigé ! Si nous avons progressé, nous n'avons pas su avoir de majorité. On doit construire un discours qui doit aller convaincre autant ceux qui votent à l'extrême-droite que ceux qui ne vont plus voter. Ce que je veux, c'est gagner, dépasser le plafond de verre qu'aujourd'hui nous avons à gauche".

 

 

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