Pyongyang affirme avoir testé avec succès un missile intercontinental , la Russie dément

La Corée du nord a indiqué ce mardi avoir procédé à un test de missile balistique intercontinental avec succès.

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Il pourrait s'agir d'un tournant dans la guerre glaciale que se mènent la Corée du Nord et les États-Unis. Pyongyang a annoncé ce mardi avoir testé avec succès un missile balistique intercontinental (ICBM), laissant ainsi planer le doute sur son arsenal militaire. Si ce test venait à être confirmé, cela pourrait signifier que les Nord-coréens seraient désormais en capacité de porter le feu nucléaire jusque sur le territoire américain.    

La Russie dément et parle d'un tir de "moyenne portée" 

Cet essai d'un missile Hwasong-14, qualifié d'"historique" par les médias locaux, a été supervisé par le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un en personne, a annoncé une présentatrice de la télévision publique, visiblement émue, dans une édition spéciale diffusée pour l'occasion. Au cours de ce programme, la chaîne officielle a affirmé que la Corée possédait un "très puissant ICBM pouvant frapper tout endroit au monde", précisant que le missile testé avait atteint une altitude de 2 802 km sur une distance de 933 km.

En pleine journée de célébrations de la fête d'indépendance aux États-Unis, cette nouvelle a provoqué l'ire de Donald Trump qui a demandé à la Chine - principal soutien de la Corée du nord - de "mettre fin à cette absurdité une bonne fois pour toutes". Le président américain, qui avait indiqué vendredi dernier que le temps de la patience avec Pyongyang était dorénavant révolu, s'inquiète du fait que son ennemi puisse frapper les États-Unis. Des experts américains estiment d'ailleurs qu'un missile ICBM pourrait parfaitement atteindre l'Alaska. Mais s'agit-il réellement de ce type d'engin ? Rien n'est moins sûr, car comment dissocier le vrai du faux quand on sait que la propagande fait partie intégrante de la communication du régime nord-coréen ? S'il est encore trop tôt pour confirmer la véracité du test, Moscou a d'ores et déjà démenti, affirmant de son côté, preuves paramétriques à l'appui, que le missile utilisé n'était en réalité "qu'un engin balistique de moyenne portée", lequel aurait atteint une hauteur de 535 km et parcouru une distance de 510 km, avant de retomber en pleine mer du Japon.

 


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