Shell, 5ᵉ ou 6ᵉ compagnie pétrolière mondiale selon les classements, a décidé de se retirer de l'Hexagone. Ce départ intervient moins de trois ans après celui de BP et celui d'Esso en partie, à nuancer quelque peu puisque des stations sont toujours implantées en France, mais elles sont désormais détenues par le pétrolier canadien North Atlantic, et non plus par ExxonMobil, la compagnie d'origine.
Pourquoi quitter la France ?
- Selon ces géants pétroiliers, il y aurait trop de contraintes économiques et pas assez de rentabilité. Ces retraits s'opèrent dans le cadre de stratégies globales de désengagement de l'Europe où les taxations seraient trop élevées par rapport aux autres marchés mondiaux. Les pressions financières, comme l'impôt sur les « superprofits » voulu par le Rassemblement National ou le PS, auraient également pesé dans ces décisions.
Quelles conséquences pour les Français ?
- L'impact se fera davantage sentir sur l'offre de carburant. De nombreuses stations devraient fermer, notamment en périphérie des villes et dans les zones urbaines. En zone rurale ou sur les autoroutes, il ne devrait pas y avoir de changements, au vu de la rentabilité à ces endroits. Les zones rurales font déjà face à la désertion des grandes enseignes, au profit des stations de grands groupes comme Leclerc ou Intermarché.
Un impact à la pompe et sur les prix du carburant ?
- Concernant les prix, il ne devrait pas y avoir d'incidence. La pression financière exercée par la grande distribution est très forte et très concurrentielle. Les groupes pétroliers ne peuvent pas fixer leurs prix librement : ils doivent s'aligner.
Quelles stations seront encore présentes ?
- TotalÉnergies et le pétrolier italien ENI seront les deux dernières compagnies pétrolières à vendre leurs propres carburants. Le reste des stations est sous l'égide de la grande distribution (Leclerc, Auchan, Système U, Intermarché,...). Pour elles, rien ne change.