"Des enfants victimes, des prédateurs en liberté et un système aveugle. La France découvre avec sidération ce que certains parents dénonçaient depuis des mois : le scandale du périscolaire parisien n’est plus une succession de faits divers, mais sans doute une déflagration systémique. La justice enquête désormais dans des dizaines d’écoles maternelles, élémentaires et même des crèches. Des animateurs ont été suspendus, plusieurs procédures judiciaires sont ouvertes, le nouveau maire de Paris Emmanuel Grégoire promet un plan d'action pour garantir la transparence totale"
"Mais une question dérangeante demeure : comment a-t-on pu en arriver là sans que rien ne se déclenche ? Nous ne sommes pas dans un territoire perdu, loin des regards, mais au cœur de la capitale, là où siègent tous les pouvoirs et tous les médias"
"Ce scandale ne provoque pas encore le séisme national attendu"
"Le plus troublant, ce ne sont pas seulement les faits révélés, mais aussi les alertes qui n’ont pas été entendues, les signalements perdus dans des circuits administratifs opaques, les parents laissés dans l’angoisse, sans réponse claire. Derrière ce scandale apparaît un univers méconnu : celui du périscolaire, ce temps où des centaines de milliers d’enfants sont confiés chaque jour à des structures souvent précaires, sous tension, des recrutements trop rapides et un contrôle parfois insuffisant"
"Ce scandale ne provoque pas encore le séisme national attendu, peut-être parce que les responsabilités sont trop diffuses. Peut-être aussi parce qu’aucun camp politique n’est totalement étranger au délabrement d’un système qui a visiblement permis à des individus déviants de sévir en toute impunité, sous les radars. La double interrogation à laquelle les enquêtes devront répondre : qu’est-ce que les enfants ont subi et qui n’a pas voulu voir ou a regardé ailleurs ?"
Retrouvez l'édito de Jean-François Achilli à partir de 9h05 du lundi au jeudi dans La Vérité en Face