La nouvelle loi d’urgence sur le monde agricole prévoit de simplifier les procédures pour permettre notamment d'initier des projets de poulaillers, qualifiés par certains de “fermes-usines” et de “méga-poulaillers”.
Un poulet sur deux importé
Pourquoi y-a-t-il besoin de cette loi ? "Aujourd’hui, en France, on importe un poulet sur deux consommé par les Français. Il y a un vrai engouement et une croissance de la consommation, décrypte Jean-Michel Schaeffer, éleveur de volailles dans l'est de la France et président de l'ANVOL, l'interprofession « volaille », au micro de Patrick Roger, sur l’antenne de Sud Radio. Elle réunit vingt organisations représentatives de l'ensemble des maillons de la filière. Dans l’Union Européenne, nous avons des règles très strictes pour construire des poulaillers. Des règles plus strictes que tout ce que l’on importe du Mercosur et d’ailleurs."
"Nous avons aussi doublé le niveau de contraintes comparé aux règles européennes. Nous demandons juste d’avoir les mêmes contraintes que nos voisins au sein de l’Union. Les mêmes règles pour tout le monde ! Nous sommes sur le même marché, les produits circulent d’un pays à l’autre. À un moment, il nous faut les mêmes conditions de production."
🐔Loi agricole : bras de fer autour des "méga-poulaillers"
🗣️Jean-Michel Schaeffer (éleveur) : "La France doit mettre en place le même niveau de contraintes de construction de poulaillers que nos collègues européens !" #GrandMatin
➡️https://t.co/QKa5Efuc2W
☎️0 826 300 300 pic.twitter.com/WMw16CYmfG— Sud Radio (@SudRadio) May 19, 2026
Des poulaillers de plusieurs millions de volailles
Pourquoi ces implantations de grands poulaillers sont-elles contestées ? "C'est souvent parce qu’il y a une méconnaissance de ce qu’est vraiment l’élevage de volailles, estime Jean-Michel Schaeffer, président de l'ANVOL, sur l’antenne de Sud Radio. Les bâtiments ont bien évolué. Si l’on compare, nous avons en France les élevages les plus petits d’Europe, de quelques dizaines de milliers de poulets. Les Allemands, les Hollandais, les Italiens ont des élevages de plusieurs centaines de milliers de volailles."
"Quand on parle de celles importées, d’Ukraine, du Brésil ou de Thaïlande, on parle de millions de volailles par site d’élevage. Elle ne sont même plus produites par des agriculteurs, des éleveurs. Pour moi, les critiques sur les méga poulaillers, c’est de la désinformation. On est dans un esprit de décroissance. On souhaite que l’on permette de pouvoir construire des poulaillers pour nourrir les Français avec nos contrôles et nos exigences. Sinon, en termes de souveraineté, on aggrave encore la situation actuelle. Derrière, c’est aussi de l’emploi dans nos territoires agricoles."
Retrouvez "C'est à la Une" chaque jour à 7h10 dans le Grand Matin Sud Radio avec Patrick Roger
Toutes les fréquences de Sud Radio sont ici !