En France, la guerre au Moyen-Orient a un impact direct sur l’augmentation des prix du carburant, l’augmentation des prix de l’énergie et même celle de certaines matières premières. L’association Pact’Alim, qui représente 3 000 PME et ETI (Petites et Moyennes Entreprises & Entreprises de Taille Intermédiaire) de l’alimentation, demande donc une répercussion rapide de ces hausses de prix dans les contrats avec la grande distribution.
9 entreprises sur 10 touchées en France
En clair, les entreprises produisent à un coût plus élevé sans contrepartie. Selon l’organisation elle-même, neuf entreprises sur dix sont déjà touchées, sans obtenir pour autant de réponse concrète à leurs demandes de revalorisation. Président de Pact’Alim, Jérôme Foucault souligne au micro de Sud Radio l'« enjeu de souveraineté alimentaire auquel la grande distribution doit pleinement participer ».
Une loi non-respectée
Mais ce qui rend la situation particulière, c’est qu’une loi est prévue pour ce type de cas exceptionnel, sans être respectée. « Dans la loi EGalim 2, il existe une clause dite de renégociation qui permet aux co-contractants de se revoir en cas d’événement particulièrement brutal, à la hausse ou à la baisse », explique-t-il.
Un espoir par ces temps de crise pour les les neuf entreprises sur dix touchées par cette hausse des prix, qui devraient voir leurs contrats renouvelés ou modifiés.